La République Socialiste du Vietnam Territoire: 331 211,6 km² Population: 84 115,8 mille habitants (l'an 2006) Capitale: Hanoi Le Vietnam est une bande de terre étroite dont la forme rappelle la lettre S. Situé au centre de l’Asie du Sud-Est, en bordure orientale de la péninsule indochinoise, il partage des frontières avec la Chine, au nord, le Laos et le Cambodge, à l’ouest. Il s’ouvre sur la Mer d’Orient à l’est et sur le Pacifique au sud.
La côte s’étire sur 3 260 km et les frontières terrestres sur 4 510 km. À vol d’oiseau, la distance du nord au sud est de 1 650 km. La largeur maximale atteint 600 km, dans le nord, et 400 km, dans le sud, alors que la largeur minimale n’est que de 50 km au Centre, dans la région de Quang Binh. Coordonnées: 102º 08' - 109º 28' latitude Est 8º 02' - 23º 23' longitude Nord
Climat: Vietnam se trouve dans une région de climat tropical et subtropical, soumis aux moussons
Topographie: Les collines et les montagnes représentent les trois quarts du territoire du Vietnam
Division administrative: Viet Nam est divisé en 64 provinces et villes Aperçu Le climat Le Vietnam se trouve dans une région de climat tropical et subtropical, avec des moussons, beaucoup d'ensoleillement, un abondant volume pluviométrique et une grande humidité. Certains endroits proches du tropique du Cancer et les régions d'altitude ont un climat tempéré. Les températures moyennes annuelles de 22 à 27ºC sont très propices au tourisme même si la température moyenne varie d'une région à l'autre: 23ºC à Hanoi, 26ºC à Hô Chi Minh-ville et 25ºC à Huê.

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Les moussons influencent aussi sur la température tropicale du Vietnam. Le Vietnam compte deux saisons bien distinctes, soit la saison sèche et froide (de novembre à avril) et la saison chaude et pluvieuse (de mai à octobre). Les changements de température sont plus marqués dans les provinces du Nord; la différence de température atteint jusqu'à 12ºC alors que dans les provinces du Sud, la différence n'est que d'environ 3ºC. Ces deux saisons montrent toutefois les signes des quatre saisons: printemps, été, automne et hiver, surtout dans le Nord.
Chaque année, il compte de 100 jours de pluie avec la pluviosité moyenne de 1 500 à 2 000mm. L'humidité atmosphérique varie plus ou moins 80%, L'ensoleillement est de 1 500 à 2 000 heures et le rayonnement solaire compte annuellement en moyenne de 100 kcal/cm2.
À cause des moussons au nord, la température moyenne du Vietnam est moins chaude en été et plus froide en hiver que des pays voisins.
Hanoi Hanoi connaît 4 saisons. Le printemps s'étend de février à avril, température de 15 à 20°C (59-68°F), avec de fréquents crachins, un temps humide; c'est la saison de la fête du Nouvel An lunaire et de maintes festivités populaires. L'été dure de mai à août, 30-36°C (86-97°C), grand soleil, pluviosité importante. L'automne dure de septembre à novembre, 25-36°C (75-97°F), temps clair, frais, sec. C'est la plus belle saison de l'année, mais elle ne compte que 50-60 jours. L'hiver dure de décembre à janvier, avec la plus basse température, 10-15°C (48-59°F), temps nuageux, humide, poussées de froid rigoureux causées par les moussons du nord-est. La pluviosité moyenne annuelle est de 1 800mm.
Haiphong Haiphong a le temps tropical et les moussons. Sa température moyenne varie entre 23oC et 24oC. Le volume pluviométrique annuel est de 1 600 à 1 800mm. Haiphong bénéficie d'un climat tempéré.
Quang Ninh La température moyenne annuelle est de 25oC.

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Thua Thien-Huê Thua Thien-Huê se trouve dans la région du temps tropical soumise aux moussons avec une température moyenne est chaque année de 25oC. L'ensoleillement annuel compte de 2 000 heures. La période la plus propice au tourisme est de novembre à avril.
Danang Situé dans la région tropicale où l'on connaît 2 saisons nettes, une sèche et l'autre des pluies avec une température allant de 28oC à 29oC. Les mois d'octobre et de septembre sont souvent le temps visité des typhons.
Khanh Hoa Le climat du Khanh Hoa est influencé à la fois par le climat tropical et océanique, cependant il est assez tempéré avec une moyenne de 26,5oC. La pluviosité annuelle est de 1 200mm.
Lam Dong Dalat, capitale provinciale de Lam Dong est nommée "Ville du printemps". Il s'explique par son climat agréable, la température au maximum du jour est de 24oC et 15oC au minimum. La pluviosité annuelle compte de 1 755mm. Sa saison sèche dure de décembre à mars et celle des pluies d'avril à novembre. Il fait du soleil toute l'année. Dalat, c'est le paradis des fleurs.
Hô Chi Minh-Ville On divise en 2 saisons nettes: La saison des pluies commence à mai et termine à novembre avec un volume de 1 979mm. De septembre à avril est à la saison sèche. La température moyenne annuelle est de 27,5oC, sans hiver. Tout cela permet les acticités touristiques à opérer toute l'année.
Ba Rịa - Vung Tau La température annuelle est en moyenne de 27oC, avec beaucoup d'ensoleillement. Les resources naturelles Les forêts et les terres forestières couvrent une grande partie du territoire. Les réserves nationales sont protégées par l'Etat et dotées de plans de développement durable en matière de tourisme écologique. Ces forêts précieuses sont réparties dans plusieurs localités de tout le pays: Ba Vi (Ha Tay), Cat Ba (Hai Phong), Cuc Phuong (Ninh Binh), Bach Ma (Hue), Cat Tien (Dong Nai), Con Dao (Ba Ria - Vung Tau)... Le Vietnam est un pays possédant des ressources en minerais. Son sous-sol recèle de précieux gisements d'étain, de zinc, d'argent, d'or, d'antimoine, de pierres précieuses, de charbon. Son plateau continental est riche en pétrole et gaz naturels.
Les sources d'eau minérale sont très abondantes: Quang Hanh (Quang Ninh), Hoi Van (Binh Dinh), Vinh Hao (Binh Thuan), Duc My (Nha Trang), Kim Boi (Hoa Binh)...
La topographie Les collines et montagnes représentent les trois quarts du territoire du Vietnam. Il y a quatre régions montagneuses principales et deux grands deltas. Les quatre régions montagneuses principales
La région du Nord-est (appelée aussi Viet Bac) s'étend de la vallée du Fleuve Rouge au golfe du Bac Bo. On y trouve nombre de sites pittoresques bien connus comme les grottes de Tam Thanh, de Nhi Thanh (Lang Son), la grotte de Pac Bo, la chute de Ban Gioc (Cao Bang), le lac de Ba Be (Bac Kan), le mont Yen Tu et la Baie d'Halong (Quang Ninh). Le plus haut sommet de la région du Nord-est est Tay Con Linh: 2431m.
La région du Nord-Ouest s'étend de la frontière avec la Chine jusqu'à l'ouest de la province de Thanh Hoa. C'est une magnifique région avec Sa Pa (Lao Cai) à 1 500 m d'altitude, une station de montagne et un lieu de contact avec les habitants des ethnies H'Mong, Dao, Kinh, Tay, Giay, Hoa, Xa Pho...
La région abrite aussi l'ancien champ de bataille renommé Dien Bien Phu et le mont Fan Si Pan, 3143m, point culminant du Vietnam. La cordillère de Truong Son du Nord s'étend de l'ouest de la province de Thanh Hoa à la région montagneuse de Danang - Quang Nam. On y trouve la magnifique grotte de Phong Nha (Quang Binh) et des cols bien connus le col Ngang (Col transversal), le col de Hai Van (Col des Nuages)... En particulier, la piste Hô Chi Minh est connue de tout le monde pour les exploits des Vietnamiens pendant la deuxième grande résistance.
La cordillère de Truong Son du Sud située à l'ouest des provinces du Trung Bo méridional. Suite aux massifs, c'est une vaste région appelée Tay Nguyen (Hauts-Plateaux du Centre). Cette région légendaire recèle encore plusieurs secrets sur la flore et la faune, surtout sur la culture originale des minorités ethniques. Da Lat est une station de villégiature idéale établie à la fin du XIXe siècle.
Le Vietnam a deux grands deltas:le delta du fleuve Rouge et le delta du Mékong.
Le delta du Fleuve Rouge (plaine du Bac Bo) d'une superficie d'environ 15 000 km² est formé d'alluvions charriées par le fleuve Rouge et le fleuve Thai Binh. C'est le berceau des anciens Vietnamiens et de la civilisation du riz irrigué.
Le delta du Mékong (plaine du Nam Bo) d'une superficie de quelque 40 000km² est très fertile et a un climat favorable. C'est le plus grand grenier à riz du pays. Le territoire vietnamien est quadrillé par des milliers de cours d'eau de petites et grandes dimensions. Le long de la côte, s'ouvre une embouchure sur une vingtaine de kilomètres, favorisant ainsi le système de navigation fluviale. Les deux systèmes de cours d'eau importants sont le Fleuve Rouge au Nord et le Mékong (Cuu Long) au Sud.
La côte du Vietnam s'étire sur 3 260km. En la longeant, vous trouverez de belles plages comme Tra Co, Sam Son, Lang Co, Non Nuoc, Nha Trang, Vung Tau, Ha Tien... A certains endroits, la montagne avance vers la mer, formant des baies pittoresques comme la Baie d'Halong reconnue par l'UNESCO comme le patrimoine mondial.
Le Vietnam possède nombre de grands ports: Haiphong, Danang, Qui Nhon, Cam Ranh, Vung Tau, Sai Gon... Le pays compte aussi des archipels composés de milliers d'îles et îlots dispersés du Nord au Sud dont ceux de Hoang Sa (Paracels) et de Truong Sa (Spratley).
Histoire Nom officiel de la Nation
Au début de l’âge de bronze, les tribus de Viets se sont installées dans le Nord et jusqu’au nord du Centre du Vietnam. On comptait environ 15 groupes différents de Lac Viet vivant dans les plateaux du Nord et dans le Delta du Fleuve Rouge, plus une douzaine de Au Viet vivant dans le Nord-Est.
♦ Van Lang (2876 av. J.-C – 258 av. J.-C) En ce temps-là, ces deux ethnies Lac Viet et Au Viet, composées de nombreux habitants, vivaient un peu éparpillées. Cependant, en raison d’un besoin grandissant de contrôler les inondations, les batailles contre l’ennemi et les échanges culturels et économiques, les tribus vivant proches les unes des autres ont eu tendance à se scinder en un groupe plus gros et plus hétérogène.
Parmi les tribus Lac Viet, celle de Van Lang était la plus puissante. Son chef réunit toutes les tribus Lac Viet pour former la nation Van Lang, se donnant à lui-même le titre de rois Hung. Les générations suivantes suivirent les pas de leur père fondateur et conservèrent ce titre. D’après certains documents historiques, on a réussi à déterminer que leur territoire occupait alors l’actuel Nord du Vietnam, ainsi que la partie nord du Centre et le sud du Guangxi (la Chine). La nation Van Lang a duré approximativement du début du premier millénaire jusqu’au IIIe av. J.-C.
♦ Au Lac (257 av. J.-C – 207 av. J.-C) En 221 av. J.-C., Qin Shihuangdi (Tan Thuy Hoang), roi des Qin en Chine envahit le territoire des Viets. Thuc Phan, le chef de l’alliance des Au Viet parvint à repousser les Chinois qui furent obligés de se retirer en 208 av. J.-C. Thuc Phan prit alors le titre de roi An Duong Vuong et fonda la nation Au Lac, réunissant les Au Viet et les Lac Viet. Cependant, en 179 av. J.-C., Trieu Da, l’empereur du Nam Viet (Chine), envahit le royaume d’Au Lac. La résistance d’An Duong Vuong dut rapidement céder devant cette invasion. Pendant plus de sept siècles les envahisseurs du Nord régnèrent sur le pays où ils établirent un régime féodal sévère. Ils divisèrent le territoire en régions administratives qu’ils affublèrent de noms chinois. Pourtant, le nom d’Au Lac continua d’être utilisé dans le langage courant.
♦ Van Xuan (544-602) Durant le printemps 542, Ly Bi prit les armes et chassa le gouvernement chinois, libérant le pays. Il se déclara alors souverain du royaume Van Xuan en 544 valorisant l’esprit d’indépendance du pays et la volonté de vivre en paix. Néanmoins, le règne de Ly Bi fut de courte durée. Il fut vaincu par l’armée chinoise impériale en 602, et le pays retourna sous le joug de la Chine. Le nom de Van Xuan ne fut réhabilité qu’après la victoire du Général Ngo Quyen sur la rivière Bach Dang en 938, qui marqua la fin de la domination chinoise au Vietnam.
♦ Dai Co Viet (968-1054) En 968, Dinh Bo Linh combattit les douze seigneurs et unifia le pays. Se déclarant roi du pays, il lui donna le nom de Dai Co Viet, un nom qui se perpétua au fil de la dynastie des Dinh (968-979), de la dynastie des Le antérieurs (980-1009) et jusqu’au début de la dynastie des Ly (1010-1053).
♦ Dai Viet (1054-1804) En 1054, une étoile flamboyante apparue dans le ciel où elle brilla pendant plusieurs jours, ce qui sembla être un très bon présage. Ainsi, l’Empereur Ly décida de changer le nom du pays, qui devint Dai Viet (étoile viet). Ce nom fut conservé jusqu’à la fin de la dynastie des Trân. Dai Viet resta donc le nom du pays tout au long de la dynastie des Lê (1428-1787) et celles des Tay Son (1788-1802).
♦ Dai Ngu (1400-1406) En mars 1400, Ho Quy Ly usurpa le trône de l’empereur Trân Thieu De et fonda la dynastie des Ho, changeant le nom du pays en Dai Ngu, ce qui signifie paix en langue ancienne. Ce nom fut utilisé jusqu’à ce que les ennemis Ming envahissent le Dai Ngu et vainquent la dynastie des Ho en avril 1407.
Après dix années de résistance contre l’occupation chinoise des Ming (1418-1427), Lê Loi triompha de l’ennemi. En 1428, il prit le titre d’empereur de la dynastie des Lê et décida de redonner au pays le nom de Dai Viet. Le territoire du Vietnam s’était alors étendu jusqu’à l’actuelle région de Huê.
♦ Viet Nam En 1802, Nguyên Anh, par son couronnement se proclama premier empereur et fondateur de la dynastie des Nguyên. Il rebaptisa le pays Viet Nam. Ce nom fut pour la première fois reconnu dans de nombreuses missions officielles en 1804. Pourtant, ces termes de Viet Nam étaient apparus longtemps auparavant dans l’histoire. Au XIVe siècle, un ouvrage écrit par le Docteur Ho Tong Thoc, s’intitulait Viet Nam The Chi. Au début du XVe , dans son livre Du Dia Chi, le lettré Nguyên Trai reprend plusieurs fois ce terme de Viet Nam. Le Docteur Trinh Nguyên Binh Khiem (1491-1585) débute, dès la première page de son ouvrage Trinh Thien Sinh Quoc Ngu, par la phrase: " Le Viet Nam a bâti ses fondations (...)" Les mots Viet Nam apparaissent également gravés sur une stèle du XVIe-XVIIe à la pagode de Bao Lam, à Haiphong (1558), à la pagode de Cam Lo, Ha Tay (1590), à la pagode Phuc Thanh, Bac Ninh (1664), etc. En particulier, la première phrase inscrite sur la stèle de Thuy Mon Dinh (1670), au niveau de la frontière de Lang Son est la suivante: " Ceci est la porte du Viet Nam qui garde les frontières du nord...."
De nombreuses théories suggèrent que le nom de Viet Nam a été crée en combinant deux éléments raciaux et géographiques, signifiant littéralement : peuple viet du Sud. Pendant le règne de l’empereur Minh Mang (1820-1840), le pays a été rebaptisé Dai Nam, mais le nom de Viet Nam était toujours largement utilisé dans les ouvrages littéraires, les affaires commerciales et les relations sociales.
Suite au triomphe de la révolution du 19 août 1945, le système féodal vietnamien et le système colonial français furent entièrement balayés pour le début d’une ère nouvelle dans le pays. Le 2 septembre 1945, le président Ho Chi Minh proclama l’indépendance nationale et le pays prit le nom de République démocratique du Vietnam. Bien que le Vietnam ait dû subir 30 ans de guerre et de séparation, les mots sacrés de Viet Nam restaient imprimés dans le cœur des Vietnamiens autant au Nord qu’au Sud. La deuxième résistance a pris fin avec la grande victoire du printemps de 1975. Le Vietnam est tout à fait réunifié. À la première législature de l'Assemblée Nationale du Vietnam le 2/7/1976, il porte le nom officiel " La Rébuplique Socialiste du Vietnam".
La Préhistoire ♦ La Paléolithique La présence humaine sur le territoire vietnamien remonte à très loin. Les archéologues ont trouvé des traces de civilisation dans quelques grottes à Lang Son et Nghe An. De la période postérieure à l'âge paléotique, la présence humaine fut assez importante sur le territoire vietnamien. Ils utilisèrent des outils en galet taillé jusqu'à l'époque de la culture Hoa Binh - Bac Son. Plus tard, ils commencèrent à aiguiser des haches en pierre, à fabriquer des céramiques et à cultiver la terre.
♦ L'âge néolithique (4000 - 6000 AC) Pendant l'âge néolithique, des groupes développèrent des modes de vie différents. Les habitants se servaient de haches en pierre polie, taillaient des bracelets en pierre et faisaient des céramiques avec une variété de motifs.
♦ L'âge de bronze (4000 AC) Pendant l'âge de bronze, les Vietnamiens confectionnèrent plusieurs outils et armes en plus de bijoux en laiton dans des moules de glaise. Ils commencèrent à cultiver le riz et à élever des animaux tels que les buffles, les bœufs, les cochons et les poules.
À cette époque, trois groupes culturels sont répartis dans trois secteurs différents: la culture pré-Dong Son dans les bassins du fleuve Rouge, des rivières Ma et Ca, la culture pré-Sa Huynh dans le centre du pays et le troisième groupe dans le bassin du fleuve Dong Nai dans le sud du territoire vietnamien. La culture pré-Dong Son correspond au début de l'époque des rois Hung.
♦ L'âge de fer (2700 AC) Les groupes dans le nord et le centre du Vietnam forment la culture Dong Son; ils connaissent déjà utiliser le fer afin d'en faire des outils. Les objets en laiton sont aussi typiques de cette culture, notamment les grands tambours en cuivre avec des motifs ornementaux.
L'époque de la fondation de l'état Vietnamien
♦ L'Etat Van Lang Un premier État apparaît au Vietnam sous la culture Dong Son. Il s'étend de la frontière sino-vietnamienne jusqu'au bord du fleuve Gianh. Les ressemblances culturelles des habitants laissent supposer que cette région fut le territoire des anciens Viets. La nation Van Lang était alors dirigée par les rois Hung.
♦ l'Etat Au Lac Succédant à la nation des rois Hung, l'État Au Lac fut fondé par An Duong Vuong au milieu du IIIe siècle avant J.C . Cet État est mentionné dans les annales de l'historien chinois Xi Ma Tin. Un exploit du temps d'An Duong Vuong fut la construction de la citadelle Co Loa avec trois cercles de murailles, dont les vestiges peuvent être encore contemplés de nos jours.
♦ L'état Champa Au centre du pays, les cultures pré- Sa Huynh progressent jusqu'à l'âge de fer. Issues des tombeaux, des jarres contenant plusieurs outils en fer, ainsi que des bijoux en agate ou en émeraude sont représentatifs de cette culture. Elle se répand largement, de Thoa Thien jusqu'au bassin du fleuve Dong Nai. Les hommes de la culture Sa Huynh devaient être des ancêtres des Cham qui ont édifié le royaume Champa.
L'épque de la domination chinoise (111 AC - 938 AD)
En l'an 179 avant l'ère chrétienne, l'État Au Lac fut occupé par le roi Trieu Da de l'État Nam Viet, puis en 111 AC, l'État Nam Viet fut anéanti par l'empire chinois des Han. Au Lac passe aux mains des Han et est divisé en arrondissements et districts. Désormais, le pays entrait dans une étape de domination des empires chinois qui dura 11 siècles. Durant cette période, le peuple Vietnamien se soulève plusieurs fois pour la conquête de l'indépendance commencer par l'insurrection des deux sœurs Trung (en l'an 40 - 43). Suit ensuite la révolte de la Dame Trieu (en 248). Au milieu du VIesiècle Ly Bi reconquit l'indépendance. Mais chacune de ces révoltes fut de courte durée. Sous la domination des empires chinois de Sui et de Tang, plusieurs soulèvements éclatèrent comme les insurrections de Mai Thuc Loan (en 722), de Phung Hung (766 - 791).
Finalement, avec la victorieuse révolte menée par Ngo Quyen sur le fleuve Bach Dang en 938 contre les Han, plus de mille années de domination chinoise se terminent, et l'indépendance nationale reconquise.
Les dynasties des Ly et Tran Du XIe siècle au XIVe siècle, sous les règnes des dynasties des Ly (1009-1225) et des Trân (1226 - 1400), le Vietnam devint un État puissant. L' agriculture se développe; la mise en place des digues et le défrichement occupent une place prioritaire. Des villages artisanaux se forment, spécialisés dans la poterie, le moulage de cuivre ou la forge du fer. Des bâteaux commerciaux venus de Chine et des pays d'Asie du Sud-est pénètrent entre autres dans les ports de Hoi Thong et Van Don. Sous les dynasties des Ly et Trân, le bouddhisme prévaut et influence grandement sur la littérature et sur l'art. Pendant ce temps, le Confucianisme commence à se répandre. À la fin du XIe siècle, le temple de la Littérature dédié à Confucius est édifié. À l'époque des Trân, les concours confucéens sont organisés. Les mandarins d'origine confucéenne sont de plus en plus nombreux. L'écriture nom (l'écriture vietnamienne originale) est alors de plus en plus utilisée dans la composition littéraire. Les premières collections de l'histoire du pays sont également élaborées. L'indépendance nationale est maintenue grâce à la résistance contre Tang (1075-1077) sous la direction du général Ly Thuong Kiet, et trois fois contre les Yuan-Mongol sous la direction des rois Trân et du général Trân Hung Dao (1258, 1285,1288). La dynastie des Ho
Succédant les règnes des Trân, la dynastie Ho (1400-1407) entreprend un nombre de réformes sociales. Ho Quy Ly impose les politiques de restriction de la propriété foncière et d'esclaves. Il fait l'émission de billets monétaires pour remplacer la monnaie en alliage de cuivre. Mais ces réformes n'ont pas d'effets parce que le peuple ne soutient pas Ho. C'est pourquoi, devant la guerre d'invasion des Ming de la Chine, la souveraineté de Ho ne parvient pas à organiser efficacement la défense du pays. Le Vietnam tombe dans le contrôle de l'Empire des Ming.
La dynastie des Lê (1428-1788) Un mouvement insurrectionnel pour reconquérir l'indépendance nationale est déclenché partout dans le pays, puis converge sous le drapeau de l'insurrection de Lê Loi, à Lam Son, province de Thanh Hoa. Après dix ans de résistance, avec le soutien du peuple et l'assistance de généraux de talents, dont le héros national Nguyên Trai, la guerre de libération est gagnée. L'article Binh Ngo Dai Cao de Nguyên Trai fut considéré comme un exemplaire de déclaration de l'indépendance.
Au XVe siècle, la société du Vietnam est stable, l'agriculture est rétablie et développée, l'industrie et le commerce connaissent de nouveaux progrès. La doctrine confucéenne devient idéologie orthodoxe. La formation des talents par la voie de concours littéraires et l'étude des livres classiques font partie de ce siècle. Le Code pénal national encore appelé le code Hong Duc, est élaboré, reflétant fidèlement la situation politique, économique et sociale du Vietnam à ce moment-là.
Au XVe siècle, la dynastie des Le se détériore. En 1527, Mac Dang Dung renverse le roi Lê, et établit le règne des Mac à Thang Long (Hanoi). La famille Trinh mobilise une résistance contre les Mac. En 1592, les forces de Trinh s'emparent de Thang Long; le roi Le s'empare de nouveau du trône, mais, en réalité, tous les pouvoirs sont détenus par les seigneurs Trinh.
Dans le Sud, les seigneurs Nguyên ont élargi leur territoire jusqu'au delta du Mékong et entreprennent en même temps une guerre contre la famille Trinh. La guerre entre les deux dura de 1627 à 1772.
C'est l'époque où le Vietnam était connu beaucoup de grandes perturbations tant politiques que socio-économiques. Depuis la fin du XVIe siècle, le pays avait établi des liens commerciaux avec les pays occidentaux comme le Portugal, l'Espagne, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, la France. Grâce auxquels que le catholicisme commençait à se propager au Vietnam à cette époque.
L'économie et la production de marchandises se développaient, et ainsi, bon nombre de centres urbains s'épanouissaient. À Dang Ngoai (nord) il y avait Thang Long, Pho Hien et à Dang Trong (sud), il y avait Hoi An, Thanh Ha, et Nuoc Man.
La dynastie des Tây Son En 1771, trois frères Nguyên Nhac, Nguyên Hue, Nguyên Lu dirigent l'insurrection Tây Son et renversent la domination des seigneurs Nguyên. Au début de 1785, après avoir battu les troupes de Siam (Thai) à Rach Gam - Xoai Mut (sur le fleuve My Tho), les forces Tây Son avancent vers le nord et anéantissent les seigneurs Trinh. Le dernier roi de la dynastie des Lê, Lê Chieu Thong se réfugie en Chine, et fait appel à la dynastie chinoise des Qin pour renvoyer des troupes au Vietnam.
En 1788, Nguyên Hue monte sur le trône à Phu Xuan (Hue). Puis il mène ses troupes vers le Nord à Thang Long pour battre victorieusement 290 000 soldats chinois en janvier 1789.
Quang Trung Nguyên Hue, premier empereur de la souveraineté Tây Son, entreprend la mise en place d'un certain nombre de politiques avancées en matière d'agriculture et d'éducation. En 1792, Quang Trung meurt tandis que Nguyên Anh, avec l'assistance des Français, retourne dans le delta du Mékong pour mener la guerre contre les troupes de Tây Son. En 1802, Tay Son est battu ; Nguyên Anh se rend maître de Phu Xuan (Huê) et fonde la dynastie des Nguyên.
La dynastie des Nguyên Nguyên Anh se proclame empereur du Vietnam en 1802, sous le nom de Gia Long, initiant la dynastie des Nguyên (1802-1945). Les premiers rois de la dynastie des Nguyên comme Gia Long, Minh Mang unifient le pays et contrôlent un territoire plus large par rapport à celui des règnes précédents. La dynastie des Nguyên réalise bien la politique de défrichement pour la mise en place de fermes et le développement hydraulique. Au niveau de la politique extérieure, les rois Minh Mang et Thieu Tri envoient sur les mers des navires marchands pour commercer avec la France, la Grande-Bretagne, l'Indonésie et l'Inde, etc...
Les rois Nguyên commandent la rédaction de livres sur l'histoire et la géographie nationales, impriment plusieurs collections de livres importants, significatifs pour la culture nationale. Le Confucianisme occupe une position dominante et constitue un appui pour l'idéologie conservatrice des Nguyên. La dynastie des Nguyên impose une politique de «portes fermées» bloquant l'accès aux ports, et au commerce, et, renonçant aux délégations diplomatiques venues établir des relations avec le Vietnam.
L'époque de la domination française (1857-1945) En 1857, le gouvernement français approuva la décision de conquérir le Vietnam. Cependant, compte tenu de la résistance des patriotes vietnamiens, il fallut 30 ans aux colonialistes français pour instaurer leur domination sur l'ensemble du territoire vietnamien (1887). En 1887, l'Union Indochinoise fut constituée comprenant 5 régions : le Tonkin, l'Annam, la Conchinchine, le Cambodge et le Laos. Au début du XXe siècle, les activités socio-économiques des Français au Vietnam furent vraiment renforcées. Les Français concentrèrent leurs investissements dans l'exploitation minière et certaines autres industries. Apparurent de vastes fermes de plantations. Outre le riz, venaient s'ajouter la culture du thétier, du cafétier, de l'hévéa et du ricin, etc... Les produits agricoles et artisanaux commencèrent à devenir des marchandises d'échange. Conséquemment à ces changements économiques, les classes bourgeoise et ouvrière du Vietnam virent le jour.
Afin de faciliter sa politique d'exploitation des colonies, la France maintint sur le trône le roi et sa dynastie, mais ils n'étaient que des «marionnettes».
Sur le plan éducatif, les colonialistes français abolirent en 1915 l'ancien système de concours et imposèrent trois cycles de l'enseignement de base (maternelle, primaire et secondaire). Et en 1917, ils lancèrent officiellement la formation de fonctionnaires administratifs «à la française».

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Le gouverneur général d'Indochine promulgua un décret pour restructurer le mécanisme d'organisation des villages en 1904. Cela représenta une profonde ingérence qui traduisait la volonté de créer une nouvelle classe de propriétaires terriens censés remplacer les précédents.
En ce qui concerne le milieu ouvrier ainsi que celui des paysans, les colonialistes exécutèrent une politique de domination rigoureuse. La population subit plusieurs impôts et taxes. Les colonialistes français pratiquèrent une politique de l'obscurantisme.
Les patriotes vietnamiens continuèrent la lutte pour la libération du pays. Les uns suivirent les autres. Et en 1930, Nguyên Ai Quoc, c'est-à-dire Ho Chi Minh, fonda le Parti Communiste Vietnamien (ou le parti Communiste Indochinois plus tard). Depuis, les communistes ont dirigé le mouvement de libération nationale.
Le Vietnam indépendant (depuis 1945) Lorsque la deuxième guerre mondiale mit fin, et que les fascistes japonais se rendirent, le peuple Vietnamien avait mené avec victoire la Révolution d'août 1945. Le 2 septembre 1945, le Président Ho Chi Minh proclama l'indépendance du pays et l'avènement de la République démocratique du Vietnam sur la place Ba Dinh (Hanoi). En 1946, les troupes françaises se réinstallèrent en Indochine. Sous la direction du Parti Communiste Indochinois et du Président Ho Chi Minh, le peuple Vietnamien entreprit la résistance contre les colonialistes français pour sauvegarder l'indépendance. La victoire historique de Dien Bien Phu en 1954 mit fin à une grande résistance du peuple vietnamien et libéra la moitié du pays.
En vertu de l'accord de Genève, les Français se retirèrent du nord du pays, et le Vietnam fut provisoirement divisé en deux régions. Au nord, la République démocratique du Vietnam s'engagea à l'œuvre de reconstruction du pays dans la paix. Dans le sud, se déroula toujours pendant 20 ans, la lutte de libération nationale.
Avec l'offensive générale au printemps 1975 dont l'apogée fut la campagne historique d'Ho Chi Minh, le gouvernement de Saigon s'effondra le 30 avril 1975. L'état du Vietnam fut réunifié et depuis cette date, il porte le nom de «la République socialiste du Vietnam», avec Hanoi comme capitale.
Population Nationalités Le peuple vietnamien est formé à travers le processus d'interférence anthropologique et des deux cultures anciennes d'Asie: cultures chinoise et indienne tout en créant sa propre identité. Anthropologiquement, les Vietnamiens appartiennent à la race des mongoloides méridionaux. 
| Une jeune fille Tay |
A présent, 54 ethnies vivent ensemble sur le territoire. Les Kinh (les Viet) représentent près de 90 % de la population totale. Les langues des ethnies vietnamiennes appartiennent à 8 groupes différents.
-Le groupe Viet-Muong comprend 4 ethnies : Chut, Kinh, Muong, Tho.
-Le groupe Tay-Thai comprend 8 ethnies: Bo Y, Giay, Lao, Lu, Nung, San Chay, Tay, Thai.
-Le groupe Mon-Khmer comprend 21 ethnies: Ba Na, Brau, Bru-Van Kieu, Cho-ro, Co, Co-ho, Co-tu, Gie-trieng, Hre, Khang, Khmer, Kho mu, Ma, Mang, M'Nong, O-du, Ro-mam, Ta-Oi, Xinh-mun, Xo-Ðang, Xtieng.

| Une cérémonie rituelle à une pagode Khmère |
-Le groupe Mong-Dao comprend 3 ethnies: Dao, Mong (H'Mong), Pa Then.
-Le groupe Kadai comprend 4 ethniesCo lao , La-chi, La ha, Pu Peo.
-Le groupe Malayo-Polynésien comprend 5 ethnies: Cham, Chu-ru, E-de, Gia-rai, Ra-glai.
-Le groupe Han comprend 3 ethnies: Hoa, Ngai, San diu.
Le groupe tibéto-birman comprend 6 ethnies: Cong, Ha Nhi, La Hu, Lo Lo, Phu La, Si La.
A travers des siècles, les ethnies vietnamiennes se sont étroitement unies dans la même mission historique de lutter contre les agresseurs, défendre le pays, conquérir le droit de vivre, le droit à l'indépenmdance, à la souveraineté. Chaque ethnie a sa propre langue, sa propre culture, faisant partie intégrante de la culture vietnamienne riche en genres et en couleurs.
Ba Na Nom : Ba Na (To lo, Krem, Roh, Con kde, A la cong, Krang) Population : 174 456 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Kon Tum, de Binh Dinh, de Phu Yen. La vie spirituelle occupe une place importante chez le peuple Ba Na; il rend hommage à plusieurs esprits. Le mariage est libre mais se déroule de façon traditionnelle. Par exemple, le couple doit vivre séparément après la naissance du premier né. Les Ba Na habitent des maisons sur pilotis. Chaque village a une maison commune (nha rong).
Cette culture appartient au groupe linguistique Mon-Khmer. Les instruments musicaux sont variés : gongs, xylophone t'rung, cithares klong put et koni, trompettes to not et arong. Le peuple est reconnu pour ses sculptures en bois.
Les vêtements traditionnels sont simples; l'homme porte le cache-sexe et la femme se couvre d'une jupe.
L'économie de ce groupe dépend principalement de la culture sur brûlis et de l'élevage. Chaque village a des forges, des tissages et des vanneries. Le troc est le mode de commerce. 
| Un rong (maison communale) des Ba Na |
Bo Y
Nom : Bo Y (Chung Cha, Trong Gia, Tu Di, Tu Din, Pu Na) Population : 1 864 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Lao Cai, de Yen Bai, de Ha Giang, de Tuyen Quang. 
| Les Tu Di |
Le culte des ancêtres est une coutume importante chez le peuple Bo Y. Les maisons sont habituellement construites sur la terre battue; le premier étage sert à entreposer les céréales. Le mariage est un processus élaboré. Le marié n'est pas présent à la cérémonie. Sa jeune sœur le représente dans la belle-famille; elle est accompagnée d'un cheval rose.
Les enfants sont en deuil pendant 90 jours lors du décès de la mère et 120 jours lors du décès du père.

| Herse en bois, un instrument aratoire des Bo Y |
La langue des Bo Y appartient au groupe Tay - Thai. La tradition littéraire, soit les contes, les proverbes et les chants populaires sont assez abondants.
Les vêtements traditionnels de la femme sont la jupe xeo et la robe à cinq pièces. Certains membres du groupe s'habillent comme les Nung et d'autres portent des vêtements semblables à ceux des Han.
L'économie de l'ethnie dépend surtout de la culture sur brûlis. Ils vivent aussi de la pêche.
Brau Nom : Brau (Brao) Population : 313 habitants (l’an 1999) Région : Le village Dak Me, commune de Bo Y, district de Ngc Hoi, la province de Kon Tum. 
| Les Brau dans la province de Kon Tum |
La coutume laisse le choix aux jeunes femmes et aux jeunes hommes de choisir leur partenaire. L'organisation du mariage revient à la famille de la mariée. L'époux doit habiter dans la maison de ses beaux-parents pendant plusieurs années avant de déménager sa famille ailleurs. La demeure traditionnelle est la maison sur pilotis.

| Une veste ancienne des Brau |
La langue du groupe appartient à culture Mon-kmer. Les musiciens jouent les gongs et le tam-tam; ils possèdent aussi de précieux ensembles de chieng tha.
L'homme porte le cache-sexe et la femme revêt une jupe; tous ont habituellement le torse nu. Les Brau se percent aussi la peau du visage et d'autres régions du corps.
L'économie de ce peuple repose essentiellement sur la culture sur brûlis en utilisant des outils rudimentaires.
Bru - Van Kieu Nom : Bru - Van Kieu (Tri, Khua, Ma-Coong) Population : 55 559 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Quang Binh, de Quang Tri et de Thua Thien Hue. Le culte des ancêtres est la principale activité spirituelle des Bru-Van Kieu. Ils ont aussi des objets sacrés tels qu'une épée et le fragment d'un bol. Ce groupe rend hommage aux génies de la montagne, de la terre, des arbres et surtout du feu. Le chef du village est l'individu le plus respecté. Dans les villages au bord de l'eau, les maisons sur pilotis sont construites suivant le sens du courant.
Ailleurs, les maisons sont construites autour de la maison communale. Les jeunes femmes et les jeunes hommes sont libres de choisir leur partenaire. L'oncle maternel est toujours le dernier à parler aux noces ou à l'enterrement de ses nièces et de ses neveux. Il a aussi un mot à dire lors de la construction de leur maison.

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La langue de cette ethnie appartient à la culture Mon-kmer. La population est très attachée au monde artistique; les proverbes, les chansons populaires, et les instruments de musiques sont ancrés dans le folklore Bru-Van Kieu.
L'économie des villages repose sur l'élevage d'animaux, les rizières, la cueillette de fruits et de légumes, la chasse et la pêche. Le tressage de feuilles est le principal métier artisanal; les Bru-Van Kieu décorent ainsi leurs demeures.
Cham Nom : Cham (Cham, Chiem Thanh, Hroi). Population : 132 873 habitants (l’an 1999). Région : Les provinces de Ninh Thuan, de Binh Thuan, d'An Giang, de Tay Ninh, de Dong Nai et de Ho Chi Minh-ville ainsi qu'au sud-ouest de Binh Thuan et au nord-ouest de Phu Yen. Les Cham pratiquent la réligion de l'islam ou le brahmanisme. Ceux qui font partie de l'islam sont divisés en deux groupes : Ba Ni (islam traditionnel) et islam (nouvel islam). Les pratiquants brahmaniques représentent 3/5 de la population Cham. Selon la tradition matriarcale, les filles portent le nom de leur mère. C'est la famille de la jeune femme qui doit lui trouver un mari. Le jeune homme vivra dans la maison de ses beaux-parents. La fille cadette doit prendre soin de ses parents. Seules les femmes ont le droit d'hériter.
La langue Cham appartient au groupe malayo-polynésien. Les demeures font face au sud ou à l'ouest. Les Cham aiment beaucoup le chant et la danse.
L'économie repose sur la culture du riz. Le commerce et le tissage jouent aussi un rôle important. Cho Ro Nom : Cho Ro (Do Ro, Chau Ro) Population : 22 567 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Dong Nai, de Binh Thuan, de Binh Duong et de Binh Phuoc. Les coutumes matriarcale et patriarcale ont la même valeur. Les Cho Ro croient que chaque chose possède une âme et que les esprits exercent une influence invisible sur l'homme. Les génies de la forêt et du riz occupent une place importante dans les rites Cho Ro. Ce peuple habite des maisons sur pilotis; depuis quelques décennies, les demeures sont construites à même le sol.
La langue Cho Ro appartient au groupe Mon-Khmer et ressemble aux langues Ma et Xtieng. Les musiciens jouent entre autres les gongs et des instruments à cordes faits avec des tubes de bambou. Les chants occupent encore une place importante lors des festivals.

| Costume féminin des Cho Ro |
Le costume traditionnel de la femme est la jupe et l'homme se couvre habituellement la tête d'une chemise. La femme porte plusieurs bracelets et colliers en cuivre, en argent et de verroterie. Depuis peu, les Cho Ro ont adopté le costume Dinh.
L'activité économique des villages dépend principalement de la culture sur brûlis. Certaines localités ont développé la culture de riz ainsi que l'élevage d'animaux, la cueillette de fruits, la chasse et la pêche. Quelques habitants pratiquent aussi des métiers artisanaux tels que la vannerie et la production d'outils en bois et en bambou.
Chu Ru Nom : Chu Ru (Cho Ru et Ru) Population : 14 978 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Lam Dong et Binh Thuan. Les Chu Ru ont un très grand respect pour leurs ancêtres. Chaque famille comprend trois ou quatre générations. Les couples sont monogames. Les jeunes femmes peuvent choisir leur mari. Les hommes vont vivre chez leur épouse après les noces.
Les Chu Ru appartiennent au groupe linguistique malayo-polynésien. Ils sont sédentaires. Leur culture a une tradition littéraire orale importante qui comprend des chansons et des proverbes populaires. Les villages comptent plusieurs lignées et groupes ethniques. Les villageois élisent leur chef et leurs sorciers.
Les Chu Ru vivent d'agriculture depuis très longtemps. Ils cultivent aussi le ver à soie, élèvent le bétail et font de la vannerie, du rotin et de la poterie. Plusieurs familles chassent pour rapporter quelques argents supplémentaires. 
| Jeune fille Cho Ru |
Chut
Nom : Chut (Ruc, Sach, Arem, May, Ma Lieng, Tu Vang, Pa Leng, Xe Lang,To Hung,Cha Cu, Tac Cuc, Ymo, and Xa La Vang) Population : 3 829 habitants (l’an 1999) Région : Les districts de Minh Hoa et Tuyen Hoa dans la province de Quang Binh. Même si la majorité Chut est sédentaire, leurs villages sont séparés les uns des autres et leurs habitations sont rudimentaires. Chaque lignée a un chef et un autel pour le culte des ancêtres. Parmi les chefs de lignées, ceux qui ont le plus de prestige deviennent les dirigeants des villages. Le mariage est toujours en vigueur. Les cérémonies funèbres sont très simples.
La langue Chut appartient au groupe Viet-Muong. Ce groupe ethnique possède un folklore très riche. Les chants folkloriques s'appellent Ka-tum et Ka-lenh. Les fables anciennes des Chut sont nombreuses et abordent plusieurs thèmes. Les musiciens jouent la flûte de pan et la flûte à six trous. Les Chut vivent surtout d'agriculture et de culture sur brûlis. Ils font aussi de la chasse et de la pêche. La menuiserie et la vannerie génèrent des revenus supplémentaires. 
| Vérification de I'arbalète avant de partir aux champs |
Co Nom : Co (Cor, Col, Cua, Trau) Population : 27 766 habitants (l’an 1999) Région : Les districts de Nam Tra My et Bac Tra My dans la province de Quang Nam et de Tra Bong dans la province de Quang Ngai. Les Co accordent une importance particulière au génie du riz. Auparavant, ils habitaient de longues maisons sur pilotis; récemment, ils se logent dans de petites maisons construites à même le sol. Le chef du village connaît très bien les usages et les coutumes de son peuple et a le respect de tous. Les Co n'ont pas toujours eu un nom de famille; ils ont fini par prendre celui des Dinh, puis depuis quelques décennies, le nom Ho d'après le nom du président Ho Chi Minh.
Ce peuple appartient au groupe linguistique Mon-Khmer. Les Co aiment chanter, danser ainsi que jouer les gongs et le tambour. Les airs populaires les plus répandus sont : Xru, Klu et A giíi.
Les hommes sont vêtus d'un cache-sexe et ont le torse nu. Les femmes portent le pagne et porte un débardeur pour se couvrir les seins. Les femmes portent des chapelets multicolores en verroterie à leur ceinture.
L'économie dépend principalement de la culture sur brûlis. Les Co cultivent aussi le riz, le maïs et le manioc. 
| Perche rituelle souvent plantée lors de la cérémonie de sacrifice du buffle des Co |
Cong
Nom : Cong (Xam Khong, Mang Nhe, Xa xong) Population : 1 676 habitants (l’an 1999) Région : Le district de Muong Te dans la province de Lai Chau. Les Cong habitent dans des maisons sur pilotis. L'homme détient le rôle le plus important dans la famille; le fils aîné devient le chef de famille à la mort de son père.
La langue appartient au groupe tibéto-birman. Les Cong ont leur propre calendrier. L'année compte 12 mois de 30 jours; les mois correspondent chacun à un animal. Ce peuple a un folklore assez varié.
L'activité principale des Cong est la culture sur brûlis. 
| La cithare Tinh Tau, un instrument musical populaire dans la vie culturelle des Cong |
Co Ho Nom : Co Ho (Xre, Nop, Co Con, Chil, Lat, Tring) Population : 128 723 habitants (l’an 1999) Région : Le plateau Di Linh dans la province Lam Dong. Les Co Ho rendent hommage à plusieurs esprits tels que le génie du soleil, de la montagne et de la rivière. C'est un peuple sédentaire. Les femmes jouent un rôle important dans la vie maritale. Les Co Ho sont monogames; le couple habitent dans la famille de la femme.
Ce peuple appartient au groupe linguistique Mon-Khmer; il compose des poèmes lyriques appelés Tampla. Des danses traditionnelles sont souvent présentés lors de fête populaires. Les instruments traditionnels sont les gongs, le tambour en peau de daim, la flûte, la guimbardes et la cithare à six cordes.
Les Co Ho vivent pour l'essentiel de la culture du riz sur brûlis et du riz aquatique.

| Fête de montée à la montagne |
Co Lao
Nom : Co Lao (Ke Lao) Population : 1 865 habitants (l’an 1999) Région : Les districts de Dong Van et de Hoang Su Phi dans la province de Ha Giang. Chaque village compte de 15 à 20 maisons. Les enfants portent le nom de famille du père. Les Co Lao baptisent et brûlent le placenta du nouveau-né trois jours après sa naissance. Le culte des ancêtres remonte jusqu'à la quatrième génération.
Les Co Lao appartiennent au groupe linguistique Kadai. Ils célèbrent plusieurs fêtes dont la plus grande est celle du Nouvel An.
Le costume traditionnel de la femme est une tunique qui comprend cinq pans.
Les Co Lao cultivent le riz et le maïs. Ils pratiquent aussi quelques métiers artisanaux tels que le tressage et la menuiserie.

| Pi Le, clarinette des Co Lao |
Co Tu Nom : Co Tu (Catu, Gao, Ha, Phuong, Ca-Tang) Population : 50 458 habitants (l’an 1999) Région : Les districts de Tay Giang, de Dong Nam et de Nam Giang dans la province de Quang Nam et les districts de A Luoi et Phu Loc dans la province de Thua Thien-Hue. Les Co Tu pratiquent le culte de Giang soit le culte du génie. Leurs habitations sont construites en forme d'ellipse. La maison communale se trouve au centre du village; c'est là qu'ont lieu les réunions, les cérémonies réligieuses, les activité culturelles et les jeux. La société est patriarcale; les enfants prennent le nom de famille du père. Seul le fils peut hériter.
Ce peuple appartient au groupe linguistique Mon-Khmer.

| Costume de fête des Co Tu |
Les hommes gardent le torse nu mais portent un cache-sexe. Le costume traditionnel des femmes est la jupe et le chemisier. Elles aiment les parures tels que les bracelets, les colliers et les boucles d'oreilles.
Les Co Tu ont des cultures vivrières. Ils font aussi l'élevage d'animaux, la cueillette de fruits, la chasse et la pêche. Les métiers artisanaux sont le tis
Dao Nom : Dao (Dao Quan Trang, Dao quan chet, Dao Tien, Dao Thanh Y, Dao Do, Man, Dong, Trai, Xa, Diu Mien, Kim Mien, Lu Giang, Lan Ten, Dai Ban, Coi Ngang, Coi Mua et Son Dau. Population : 620 538 habitants (l’an 1999) Région : Les zones frontalières avec la Chine, le Laos et certaines provinces appartenant au centre et au nord du Vietnam. Les Dao pratiquent le culte des ancêtres Ban Ho. Les pronoms sont déterminés d'après la lignée et la hiérarchie. Les rites funèbres suivent la tradition. Dans certaines régions, les Dao incinèrent le corps des morts qui ont plus de 12 ans. L'homme peut habiter temporairement ou à temps plein chez sa femme. Les demeures sont des maisons sur pilotis.
La langue Dao appartient au groupe Mong Dao. Ils emploient les caractères han (caractères chinois) qu'ils ont modifié et Dao nom.
L'homme porte traditionnellement les cheveux longs noués en chignon sur la nuque mais depuis quelques années, il porte les cheveux courts. Il est vêtu d'un pantalon, d'une veste et d'une chemisette. Le costume de la femme est orné de décorations traditionnelles. La femme Dao porte ses cheveux très longs.
L'économie Dao dépend de la riziculture sur brûlis et sur des champs irrigués. Les outils aratoires sont rudimentaires. Des métiers manuels se développent comme le tissage, la fonte de métaux et la menuiserie. 
| Les Dao de la grande planche aux jours de fête |
E De Nom : E De (Ra De, De, Kpa, Adham, Krung, Ktal, Dlierue, Blo, Epan, Mdhur, Bich) Population : 270 348 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Dak Lak, de Gia Lai au sud, de Khanh Hoa et de Phu Yen à l'ouest.
Les E De rendent hommage à plusieurs génies. Ils habitent des maisons sur pilotis. Une partie de la demeure (Gah) sert à recevoir les invités et le reste soutient les activités familiales (ok). C'est une société matriarcale; les enfants portent le nom de la mère. Les fils n'ont pas droit à l'héritage. L'homme marié vit dans sa belle-famille. Si la femme meurt et que personne de sa famille peut la remplacer, le veuf va vivre avec ses propres sœurs.
La langue appartient au groupe linguistique malayo-polynésien. Les instruments de musique sont les gongs, tambours, flûtes et flûtes de pan. Le dinh nam est l'instrument musical préféré. Le patrimoine littéraire transmis oralement est très riche : mythologie, contes, poèmes et chansons populaires.
Les femmes portent des vestes et enroulent une jupe indigo avec des décorations multicolores. Les hommes portent un cache-sexe et une veste. Leurs bijoux sont en argent, cuivre et verrerie.
L'économie dépend de la culture sur brûlis, de l'élevage d'animaux et de quelques métiers artisanaux. 
| La flûte dé E De |
Giay Nom : Giay (Nhang, Dang, Pau Thin, Pu Na, Cui Chu, Xa) Population : 49 098 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Lao Cai, de Ha Giang, de Lai Chau et de Cao Bang.
Les Giay croient aux génies. Les habitations sont des maisons sur pilotis. L'autel des ancêtres se trouvent au centre de la maison. L'homme est en position d'autorité dans le foyer. Les enfants portent le nom du père. La famille du marié s'occupe de la demande en mariage.
La langue Giay appartient au groupe linguistique Tay-Thai. Le patrimoine artistique comprend des contes, des poèmes, des proverbes et des chansons, etc...
Les hommes portent le pantalon, la veste et le turban. Les femmes sont vêtues d'un pantalon et d'un chemisie. Elles sont coiffées d'un turban et tressent leurs cheveux.
Les habitants cultivent le riz sur des terres inondées. La culture sur brûlis est un moyen complémentaire pour augmenter les revenus. Les Giay font l'élevage de chevaux et de buffles. 
| Lancement de balle d'étoffe-un jeu traditionnel des Giay |
Gia Rai Nom : Gia Rai (Gio-rai, To Buan, Hobau, Hdrung, Chor) Population : 317 557 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Gia lai, de Kon Tum et de Dak Lak.

| Les jeunes mariés pendant les noces |
Les Gia Rai croient à l'existence des génies. Leur société est matriarcale; les enfants portent le nom de famille de la mère. Le mariage est libre. L'époux vit dans la famille de sa femme et n'a pas le droit d'hériter. Les habitations sont des maisons sur pilotis. Chaque village possède une maison communale appelée nha rong. Les personnes âgées sont très respectées.
La langue appartient au groupe malayo-polynésien. Les instruments musicaux sont les gongs, le T' rung, le to nung, le krong-put. La danse et les chants traditionnels ont une place importante lors des célébrations.

| Une scène de la vie de tous les jours |
Les vêtements traditionnels sont identiques à ceux des autres ethnies de la province de Tay Nguyen.
L'économie dépend de la culture de riz sur brûlis et de l'élevage d'animaux; les Gia Rai élèvent les éléphants. Les habitants exercent plusieurs métiers artisanaux tels que la vannerie et le tissage. La chasse et la pêche rapportent aussi des revenus.
Gie Trieng Nom : Gie Trieng (Dgich, Tareh, Giang ray, Pin, Trieng, Treng, Ta lieng, Ve, La ve, Bnoong). Population : 30 243 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Kon Tum et de Quang Ninh dans la région montagneuse. Les Gie Trieng croient aux génies; le sacrifice d'un buffle est un rite symbolique. Les Gie Trieng habitent de longues maisons sur pilotis. Les maisons sont habituellement construites autour de la maison commune.
Ils appartiennent au groupe linguistique Mon Khmer.
Les hommes portent un cache-sexe, les femmes sont vêtues d'une jupe enroulée autour des seins.
Ils vivent principalement de la culture sur brûlis, de la chasse, de la pêche, de l'élevage d'animaux et de la cueillette de fruits. 
| Costume de fête des femmes Gie Trieng |
Ha Nhi Nom : Ha Nhi (U Ni, Xa U Ni) Population : 17 535 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Lai Chau et de Lao Cai.
Les Ha Nhi sont sédentaires. Ils habitent des villages populeux dans des villages populeux qui comptent jusqu'à 60 habitations. Les jeunes Ha Nhi en âge de se marier font connaissance avant les cérémonies qui se déroulent en deux étapes.
Ils deviennent mari et femme après les premières noces; la jeune épouse déménage alors chez ses beaux-parents. Les deuxièmes ont lieu quand le couple est bien installé et a souvent des enfants.

| A côté du piloire de riz |
Les Ha Nhi pratiquent principalement le culte des ancêtres. Le folklore comprend des contes, des récits en vers et des danses accompagnées par le jeu de percussion.
Le costume des femmes varie légèrement d’une région à l’autre.
Les Ha Nhi vivent essentiellement de la culture du riz sur brûlis ou sur des terres irriguées. L'élevage d'animaux, la vannerie et le tissage font aussi partie de l'activité économique de la région.
Hoa Nom : Hoa (Han) Population : 862 371 habitants (l’an 1999) Région : Partout dans le pays Les Hoa de la même lignée vivent près les uns des autres. Le père est le chef de la famille et seuls les fils ont droit à une portion de l'héritage; le fils aîné reçoit la plus grande part. Ce peuple pratiquent le culte des ancêtres. Tous les hameaux ont des pagodes, des temples et des chapelles. Les parents organisent le mariage de leurs enfants. Les rites funèbres doivent se dérouler selon la tradition.
La langue appartient au groupe Han. Les chants, le théâtre et la musique font partie du folklore Hoa. Les instruments populaires sont entre autres le hautbois, la flûte, la viole à deux cordes, le tambour, les cymbales, la cithare à quatre cordes et la cithare à trente-six cordes.

| Jeunes filles Hoa en randonnée printanière |
Les hommes portent le pantalon et la veste. Les femmes portent des chemisiers à cinq pièces.
Les Hoa exercent plusieurs métiers différents dans les do_topes industriel, agricole et artisanal. Ils sont ouvriers, fonctionnaires, instituteurs et marchands. Les habitants cultivent aussi le riz sur des terres irriguées. Les métiers se transmettent souvent de père en fils.
Hre Nom : Hre (Cham re, Chom Kre, Luy) Population : 113 111 habitants (l’an 1999) Région : À l'ouest de la province de Quang Ngai et de la province de Binh Dinh Le chef du village est très respecté et joue un rôle important dans la vie des villageois. Les familles sont petites et nucléaires. Elles habitent des maisons sur pilotis.
Les Hre appartiennent au groupe linguistique Mon-Khmer. Le sacrifice du buffle est un rituel important. Les Hre aiment composer des vers et des chansons. Les instruments de musique les plus populaires sont le brook, le Ching Ka-la, et la flûte ling-la.

| Costume de femme Hre |
Aujourd'hui, le mode vestimentaire ressemble beaucoup à celui des Kinh. Toutefois, les Hre portent encore une variété de morceaux de tissus d'enrouler autour d'eux.
Leur économie repose sur la culture du riz et l'élevage d'animaux. La vannerie rapporte aussi quelques revenus additionnels. Khang Nom : Khang (Xa Khao, Xa Xua, Xa Don, Xa Dong, Xa Hoc, Xa ai, Xa Bung, Quang Lam) Population : 10 272 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Son La et de Lai Chau Les habitations sont des maisons sur pilotis. Il y a trois étapes à suivre avant le mariage: la demande en mariage, l'approbation et les noces. La cérémonie a lieu en deux étapes; l'homme fait part publiquement de ses intentions et il amène sa femme dans sa famille.
Les Khang appartiennent au groupe linguistique Mon-Khmer.

| Le début d'une vie à part |
Leurs costumes ressemblent à ceux des Thai. Les femmes teignent leurs dents noirs et mâchent du bétel.
La culture du riz sur brûlis est une activité importante . Le riz gluant compose une grande partie de l'alimentation. Les Khang cultivent le coton et en font du tissu. La vannerie rapporte aussi des revenus supplémentaires.
Khmer Nom : Khmer (Viet d'origine Mien, Khmer Krom) Population : 1 055 174 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Soc Trang, de Tra Vinh, de Kien Giang, d'An Giang et la ville de Can Tho Le bouddhisme occupe un rôle important dans la vie spirituelle Khmer. Les jeunes reçoivent leur instruction morale et leurs connaissances générales dans les pagodes.
Les Khmer possèdent leur propre langue et écriture. Ils cohabitent avec les Kinh et les Hoa. Les fêtes traditionnelles occupent une place importante dans les villages.
Les activités qui génèrent des revenus sont la culture du riz, l'élevage d'animaux et les métiers artisanaux tels que le tissage et la poterie. 
| Une pagode khmère au Sud Vietnam |
Kho Mu Nom : Kho Muc Xa Cau, Mun Xen, Pu Thenh, Teng, Tay Hay. Population : 56 542 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Nghe An, de Lai Chau, de Son La , de Thanh Hoa et de Yen Bai.
Les Kho Mu pratiquent le culte des ancêtres. Le mariage est libre mais les unions consanguines sont interdites. Les habitations sont rudimentaires parce que le groupe est nomade.
La langue des Kho Mu appartient au groupe linguistique Mon-Khmer.
La mode vestimentaire est identique à celles des Thai mais les bijoux des femmes conservent un caractère particulier.
Ils exercent la culture sur brûlis, la chasse et la cueillette de fruits. La vannerie rapporte aussi des revenus additionnels. 
| La viole à deux cordes, instrument musical préféré des Kho Mu |
Kinh Nom: Kinh (Viet). Population: 65 800 000 habitants (l’an 1999) Région: Dans toutes les provinces.
Les Kinh font le culte des ancêtres en plus de pratiquer plusieurs religions telles que le bouddhisme et le catéchisme. Ils sont aussi influencés par le confucianisme et le taoïsme. Le riz compose une portion importante du menu quotidien. Ils ont aussi la coutume de mâcher du bétel et de boire du thé. Les villages sont entourés d'une haie de bambou. L'homme est le chef de famille. Le fils aîné a le devoir de pratiquer le culte des grands-parents et des parents défunts. Le chef de la lignée s'occupe des affaires familiales. Le mariage est monogame. La famille du marié fait la demande en mariage et organise les cérémonies. L'épouse va vivre dans la famille de son mari.
Les Kinh transmettent leur culture par l'oral (contes, légendes, proverbes et chansons folklorique) et par écrit (poèmes et littérature). Les fêtes occupent une place importante dans la tradition.

| Le bétel est I'entrée en matière de toute conversation |
Les vêtements traditionnels des Kinh du nord du Vietnam ont la couleur marron. Les hommes portent le costume ba ba et les femmes mettent la robe à quatre pièces, le cache-poitrine et les pantalons. Au sud du pays, dans les plaines, les hommes et les femmes portent la robe "ba ba" noire. La mode vestimentaire actuelle est influencée par les produits occidentaux.
La riziculture occupe une place important dans l'économie. Les Kinh œuvrent aussi dans la construction et dans l'élevage d'animaux. Ils font de la poterie depuis très longtemps.
La Chi Nom : La Chi (Cu Te, Tho Den and La Qua) Population : 10 765 habitants (l’an 1999) Région : Le district de Xin Man dans la province de Ha Giang et les districts de Muong Khuong et Bac Ha dans la province de Lao Cai. La maison traditionnelle sur pilotis a trois appartements et un autel pour le culte des ancêtres dans la plus grande pièce. Chaque maisonnée a ses tambours et ses gongs qu'elles utilisent lors de cérémonies dirigées par le chef de la famille. Les enfants prennent le nom de famille de leur père. La famille du marié doit offrir aux parents de la jeune femme la somme d'argent qui fut nécessaire à son éducation. La fête du septième mois lunaire est la plus importante de la culture La Chi.
Les La Chi appartiennent au groupe linguistique Kadai. Les jeunes hommes et les jeunes femmes aiment bien chanter les chants nica. Les instruments de musique traditionnels sont les tambours, les gongs et un luth à trois cordes. Les jeux populaires sont entre autre le lancé du "con".

| Costume traditionnel des La Chi |
Les vêtements traditionnels des hommes sont le chemisier traditionnel qui descend aux genoux, des pantalons amples et un turban. Les femmes portent habituellement le robe traditionnelle avec des pantalons ou des jupes.
Les La Chi cultivent le riz en terrasses. La femme fait de la broderie traditionnelle et se sert de l'indigo pour teindre les vêtements. La vie communautaire est importante pour ce peuple sédentaire.
La Ha Nom : La Ha (Phlao et Khla) Population : 5 686 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Son La et de Lao Cai. Les maisons sur pilotis des La Ha ont deux entrées avec deux échelles de chaque côté.
Le mariage est libre. Lors de la cour amoureuse, le jeune homme rend visite à la jeune femme , lui joue de la flûte ou du violon à deux cordes et tente de faire la communication avec elle. Après la demande en mariage, l'homme doit habiter dans la famille de la femme. Il y reste entre quatre et huit ans avant la cérémonie officielle. Après les noces, la femme ira habiter dans la famille de son époux et prendra son nom.
Les coutumes exigent que les morts soient enterrés avec leur argent. Les La Ha croient aux forces surnaturelles telles que celles de la forêt, de l'eau, de la brume et de la maison. Chaque famille rend hommage au père de famille dont l'âme revient habiter la maison. Pendant la floraison annuelle des ban, les familles font une fête en l'honneur de leurs parents.

| Une source d'eau potable |
La langue La Ha appartient au groupe Kadai.
Les vêtements traditionnels ressemblent aux habits des Thai noirs.
Ce peuple vit de la culture sur brûlis. De nos jours, plusieurs villages cultivent le riz. Les habitants font pousser le coton mais ne tissent pas.
La Hu Nom : La Hu (Co Rung, Xa La Vang, Khu Sung, Kha Quy) Population : 6 874 habitants (l’an 1999) Région : Le district de Muong Te dans la province de Lai Chau Les La Hu avaient l'habitude de construire leurs villages au flanc de la montagne. En devenant sédentaires, ils se sont installés dans les régions plus basses. Les nouveau-nés sont baptisés trois jours après leur naissance. Si la maisonnée a reçu un visiteur au cours de ces trois jours, ce dernier sera invité à donner un nom à l'enfant.
Leur langue appartient au groupe tibéto-birman.
Les La Hu ont un répertoire d'une dizaine de danses et jouent la flûte de pan. Les contes font partie de leurs traditions. Ils ont aussi leur calendrier sur lequel les mois correspondent à 12 animaux.
L’homme porte un costume similaire à celui des autres ethnies du nord-ouest. La femme revêt traditionnellement un pantalon et une tunique longue.
Les La Hu cultivent le riz sur des terres irriguées et sur brûlis. Les buffles facilitent le travail manuel. Les hommes excellent dans la fabrication de chaises, de plateaux, de nattes et de paniers en bambou. 
| Instrument utilisés dans la vie quotidienne et la production des La Hu |
Lao Nom : Lao (Lao Boc, Lao Noi) Population : 11 611 habitants (l’an 1999) Région : La province de Dien Bien et les districts de Phong Tho, Than Uyen dans la province de Lai Chau, district de Song Ma dans la province de Son La. Les Lao pratiquent le culte des ancêtres et ont été influencés par le bouddhisme. Ils ont souvent le nom de famille Lo, Luong ou Vi. Les enfants portent le nom du père. C'est un peuple sédentaire. Les maisons sont vastes et solides. Les cérémonies funèbres sont toujours bien organisées; seul le chef peut être incinéré.
Ils appartiennent au groupe linguistique Tay-Thai. Les chansons et les contes font partie de leur folklore. La danse "lam vuong" est une coutume lors des fêtes.
Les femmes portent des jupes noires enroulées jusqu'à la poitrine. Le bord de cette jupe est brodé de fleurs multicolores. Les hommes se font souvent tatouer une lettre au poignet et un animal sur la cuisse.
La culture du riz est l'activité de base du peuple Lao. Les métiers supplémentaires comprennent le tissage, la céramique et la confection d'objets en argent. 
| Tambours, gongs et flûtes de Pan sont les instruments de musique des Lao |
Lo LoNom : Lo Lo (Lo Lo Hoa et Lo Lo Den) Population : 3 307 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Ha Giang, de Cao Bang et de Lao Cai Ils pratiquent le culte des ancêtres. Les hameaux regroupent entre 20 et 25 habitations à proximité des sources d'eau. Les maisons sont construites au sol ou sur pilotis.
La langue des Lo Lo appartient au groupe linguistique tibéto-birman. Les contes, les danses et les chants font partie de leur patrimoine culturel.
Les femmes Lo Lo Hoa portent la veste traditionnelle à encolure ronde ouverte sur un pantalon. Les femmes Lo Lo Den portent des pantalons amples et une veste à col carré.
L'économie dépend de la culture du maïs et de riz sur brûlis. 
| Dégustation de |
Lu Nom : Lu ( Lu, Nhuon, Duon) Population : 4 964 habitants (l’an 1999) Région : Districts de Phong Tho et de Sin Ho, province de Lai Chau.
Ils pratiquent le bouddhisme. Les Lu habitent dans les maisons sur pilotis qui donnent vers le nord-ouest. Ils suivrent la régime paternelle, ses enfants qui portent le nom de père. Les jeunes sont libres dans l'amoure et les couples sont très fidèles.
La langue des Lu appartie au groupe linguistique Tay-Thai. Les Lu aiment les récits traditionels, les poèmes, les chants folkloriques "Khap". Ses instruments de la musique sont des flûtes, des violes à deux cordes.
Les femmes portent des jupes brodés de fleurs multicolores et encore les hommes à pantalons. L'économie agricole leur fournient le riz de griant, le maîs, la patate, le manioc, la cacahuète, le coton. 
| Costume des Lu |
Ma Nom : Ma (Chau Ma, Ma Xop, Ma To, Ma Khung, Ma Ngan) Population : 33 338 habitants (l’an 1999) Région : La province de Lam Dong
Les Ma croient aux génies. Ils habitent des villages qui comprennent entre cinq et dix maisons sur pilotis. Le chef du village est un homme. La famille du jeune fait la demande en mariage.
La langue appartient au groupe Mon-Khmer. Les instruments de musique les plus populaires sont entre autres les gongs en cuivre, les tambours et la flûte en corne de buffle. La littérature traditionnelle comprend des contes et des légendes.

| Rite dédié au Génie du Risseau |
La femme porte la jupe ou le pantalon et l'homme un cache-sexe. Les Ma ont la coutume de scier leurs dents, de percer leurs oreilles et de porter beaucoup de colliers.
Ils exercent la culture de riz et de plantes vivrières sur brûlis. Le tissage, la forge et la pêche font aussi partie des activités rémunératrices des habitants.
Mang Nom : Mang (Mang U, Xa La Vang) Population : 2 663 habitants (l’an 1999) Région : Les districts de Sin Ho, de Muong Te, de Phong Tho dans la province de Lai Chau et le district de Muong Cha dans le province Dien Bien 
| Les Mang aux activités quotidennes |
Les Mang pratiquent le culte des génies. Le mariage est libre. Ils se regroupent en lignées et habitent des maisons sur pilotis.
La langue appartient au groupe linguistique Mon-Khmer. Le tatouage du menton est la tradition chez les hommes matures. Les airs populaires font partie du patrimoine.
La femme porte une jupe longue et un chemisier court ouvert au devant montrant un morceau de tissu blanc avec plusieurs motifs. L'homme revêt le pantalon et une veste ouverte au devant.
Ils exercent la culture sur brûlis; les outils de travail sont rudimentaires. Les Mang font aussi de la vannerie.
H'Mong (Mong) Nom : H’Mong (H’Mong Do (H’Mong rouge), H'Mong Trang (H’Mong blanc), H’Mong Lenh (H’Mong Hoa), H’Mong Si, H’Mong Den (H’Mong noir), H’Mong Sua (H’Mong Man) Population : 787 604 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Ha Giang, de Tuyen Quang, de Lao Cai, de Yen Bai,de Lai Chau, de Son La, de Cao Bang et de Nghe An. Chaque lignée a un chef. Le mariage est libre mais les mariages consanguins sont interdits. Il y a peu de divorces. 
| Toutes les femmes Mong savent broder |
La langue H’Mong appartient au groupe H'mong-Dao. Cette ethnie habite dans des maisons construites au sol. Elle mange de la viande séchée et des plats menamen et thang ce sont spécifique à leur culture. Le Nouvel an tombe au mois de décembre. Ils ne mangent pas de légumes pendant les trois jours de fête. La flûte de pan est un instrument populaire.
Les H'Mong confectionnent principalement leurs vêtements à la _top avec le chanvre qu'ils tissent eux-mêmes. La femme porte une jupe plissée très ample, une veste ouverte sur la poitrine, un plastron au dos, un tablier sur le devant de la jupe et des jambières.
L'activité économique repose sur la culture sur brûlis et en terrasse dans certaines localités. Les H'Mong cultive aussi le chanvre et des herbes médicinales.

| Expression de I'état d'âme par le khen |
M'Nong Nom : M'Nong (Bu dang, Preh, Ger, Nong, Prang, Rlam, Kuyenh, Chil Bu) Population : 92 451 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Dak Lak, de Dak Nong, de Lam Dong, de Binh Duong et de Binh Phuoc
Les M'Nong croient à l'existence de plusieurs génies. Chaque village a une dizaine de maisons construites sur pilotis ou au sol. C'est une société matriarcale; les enfants portent le nom de leur mère. Les nouveau-nés sont baptisés un an après leur naissance.
La langue M'Nong appartient au groupe linguistique Mon-Khmer.
La femme porte une jupe longue enroulée à la taille et l'homme porte un cache-sexe.
La culture de riz sur brûlis est l'activité principale des habitants. La chasse et l'élevage d'éléphants rapportent quelques revenus additionnels. Les M'Nong pratiquent quelques métiers artisanaux tels que le tissage et la vannerie. 
| L'éléphant est I'ami des M'Nong |
Muong Nom : Muong (Mol, Mual, Moi Bi, Au ta, Ao ta) Population : 1 137 515 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces au nord, essentiellement à Hoa Binh et dans la région montagneuse de Thanh Hoa.
Les Muong pratiquent le culte des ancêtres et adhèrent au polythéisme. Les rites du mariage sont presque identiques à ceux des Kinh. Les nouveau-nés sont baptisés un an après leur naissance. Les cérémonies funèbres se déroulent dans un ordre précis.
La langue appartient au groupe linguistique Viet-Muong. Les Muong ont une longue tradition littéraire qui comprend des chants, des poèmes, des mythes et des proverbes. Les gongs, la viole à deux cordes, la flûte et le tambour font partie des instruments traditionnels. Les Muong célèbrent plusieurs fêtes annuelles.
L'homme porte un pantalon et une veste de la couleur de l'indigo. La femme porte un turban rectangulaire blanc, une jupe noire sur laquelle sont brodés des motifs multicolores tels que des fleurs et des dragons.
La culture du riz est l'activité principale. Les métiers artisanaux tels que le tissage et la vannerie rapportent des revenus additionnels aux habitants. 
| Un orchestre des Muong |
Ngai Nom : Ngai (Ngai Hac Ca, Lau Man, He, Sin, Dan, Le). Population : 4 841 habitants (l’an 1999). Région : Les provinces de Quang Ninh, de Bac Ninh, de Bac Giang, de Lang Son, de Cao Bang, de Bac Kan, de Thai Nguyen et à Ho Chi Minh-ville.
Les Ngai pratiquent le culte des ancêtres et croient aux génies. Tous les hameaux ont leur temple et leur pagode. Les parents s'occupent du mariage de leurs enfants. L'homme est le chef de la famille. Les filles n'héritent pas.
Ils appartiennent au groupe linguistique Han. Les chants occupent une place importante dans la cour amoureuse. Les jeux et la danse font aussi partie du patrimoine.
Les Ngai vivent de la culture du riz et de la pêche. Les métiers artisanaux sont le tissage, la forge et la menuiserie. Ils font aussi de la chaux, des briques et des tuiles. 
| L'autel des ancêtres |
Nung Nom : Nung (Xuong, Giang, Nung An, Nung Loi, Phan Sinh, Nung Chao, Nung Inh, Qui Rin, Nung Din, Khen Lai) Population : 856 412 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Lang Son, de Cao Bang, de Bac Kan, de Thai Nguyen, de Bac Ninh, de Bac Giang et de Tuyen Quang
Les Nung pratiquent le culte des ancêtres et vénèrent plusieurs dieux. Ils se regroupent en hameaux sur le flanc des montagnes.
La langue Nung appartient au groupe linguistique Tay-Thai. Leur écriture s'appelle Nom Nung et date du XVIIIè siècle. Il existe plusieurs airs populaires tels que les chants amoureux. Les fêtes occupent une place importante dans la vie culturelle des villages.
Les femmes et les hommes portent principalement des vêtements de couleur indigo.
Les Nung cultivent essentiellement le riz et le maïs. Ils font aussi pousser des plantes et des arbres fruitiers. 
| Costume traditionnel des Nung Phan Sinh |
O Du
Nom : O Du (Tay Hat) Population : 301 habitants (l’an 1999) Région : La province de Nghe An Après le mariage, le couple habite dans la famille de la mariée. Plus tard, l'homme, la femme et leurs enfants déménageront dans la famille de l'homme. Ils suivent un calendrier particulier.
Leur langue appartient au groupe Mon Khmer mais n'est presque plus parlée. À présent les O Du parlent la langue des Thai et Kho Mu.
Ils font la culture sur brûlis, l'élevage d'animaux, la cueillette de fruits et de la chasse. Le tissage est le métier artisanal le plus répandu chez les habitants. 
| Costume actuel des O Du |
Pa Then
Nom : Pa Then (Pa Hung et Tong) Population : 5 569 habitants (l’an 1999) Région : Dans les provinces de Ha Giang et Tuyen Quang Les Pa Then habitent des maisons sur pilotis ou en partie au sol et l'autre sur pilotis. Le mariage entre un homme et une femme de la même lignée est strictement interdit. Selon les coutumes, le marié doit habiter dans la famille de sa femme quelque temps après les noces. Si le couple ne conçoit pas un fils, l'homme continuera à vivre dans sa belle famille et à honorer les ancêtres de sa femme. La moitié des enfants prennent le nom de famille du père et le reste le nom de la mère.
Les Pa Then font le culte des ancêtres à la maison. Ils rendre hommage aux esprits de la pluie, de la terre et de la culture du riz, et, à l'âme de leurs ancêtres.
Les Pa Then appartiennent au groupe linguistique Mong-Dao. Le peuple a réussit à préserver un riche héritage folklorique à l'aide de légendes, de chansons, de berceuses et de danses. Ils ont aussi plusieurs instruments de musique tels que des flûtes de pans, des instruments à corde appelés "tay nhay" et des flûtes en bambou. 
| Une sorte de métier à tisser des Pa Then |
Les vêtements traditionnels sont très colorés. Les hommes portent le chemisier, les pantalons de couleur indigo et de foulards. Les femmes se vêtissent de jupes longues et de blouses. Elles portent leurs cheveux dans un turban décoré de motifs multicolores.
Les Pa Then vivent principalement de la culture sur brûlis. Le maïs et le riz sont les aliments de base.
Phu La
Nom : Phu La (Xa Pho, Bo Kho Pa, Mu Xi Pa, Pho, Va Xo Lao, Pu Dang) Population : 9 046 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Lai Chau, de Son La, de Lao Cai et de Ha Giang Les Phu La pratiquent le culte des ancêtres et l’animisme. Leurs villages comptent entre 10 et 15 habitations. Les hommes et le chef du village jouent un rôle très important dans les activités du village.
Leur langue appartient au groupe tibéto-birman.
Les femmes portent un cache-poitrine avec l'encolure carrée et brodée sur le devant.
La vie économique des Phu La dépend de la culture sur brûlis et en terrasse. 
| Une rencontre entre amis |
Pu Peo Nom : Pu Peo (Ka Beo, Penti, et Lo Lo) Population : 705 habitants (l’an 1999) Région : Dans les districts Meo Vac, de Yen Minh et de Dong Van dans la province de Ha Giang (près de la frontière sino-vietnamienne) 
| Une femme Pu Peo de Ha Giang |
Les maisons sont souvent construites en petits groupes à proximité d'un village Hoa ou H'mong. Chaque lignée porte un nom qui la distingue des autres. La société Pu Peo est patriarcale; le père ou le mari est le chef de la famille. Le peuple accorde une grande importance au culte des ancêtres. De petits pots de terre représentant chaque génération sont souvent placés sur l'autel dans les maisons.
La langue des Pu Peo ressemble à celle des Co Lao, des La Chi et des La Ha, et, elle appartient au groupe linguistique Kadai. Tous les ans, au début de la saison des récoltes les habitants organisent des cérémonies lors desquelles ils se recueillent pour la paix. Cette cérémonie commence lors de la nouvelle année dans la première moitié du premier mois lunaire et continue jusqu'au cinquième jour du cinquième mois lunaire.
La minorité Pu Peo est l'un des seuls groupes ethniques qui se sert encore des tambours de bronze. Selon leurs coutumes, les hommes et les femmes ont des tambours différents.
Les vêtements traditionnels de la femme ont des couleurs vibrantes. Elles portent des foulards, des jupes, des vestes et des tabliers. Quant aux hommes, ils ont le même mode vestimentaire que d'autres minorités ethniques de la région.
Les Pu Peo font la culture sur brûlis et les cultures en terrasses. Ils font pousser du maïs, du riz, du seigle et des fèves. Parmi leurs outils de travail, ils comptent la pioche et la charrue. Les buffles et les boeufs aident aussi dans les travaux quotidien. L'aliment de base est la farine de maïs passée à la vapeur. 
| Prise de I'eau, au premier jour de I'An, une coutume des Pu Peo |
Ra Glai Nom : Ra Glai (Ra Glay, Bai, Noa Na et La Vang) Population : 96 931 habitants (l’an 1999) Région : Dans les provinces de Khanh Hoa et Ninh Thuan
Les Ra Glai pratiquent le culte du génie. Ils vivent dans une société matriarcale; les enfants prennent le nom de famille de la mère. L'organisation des noces revient à la famille de la mariée. L'oncle maternel joue un rôle important dans le foyer. Ce peuple est nomade et habite dans des maisons sur pilotis. Pendant les périodes de sécheresse, les habitants font plusieurs prières au ciel et à la terre.

| Le costume des femmes Ra Glai |
Les Ra Glai appartiennent au groupe linguistique Malayo-polynésien. Les instruments de musique populaires sont les gongs, le monocorde, la flûte et la cithare en bambou. Le chant est aussi un art populaire lors des événements culturels. Après la moisson, les villageois organisent des fêtes pour remercier le génie et pour célébrer le nouveau riz.
Les habitants (l’an 1999) pratiquent la culture sur brûlis. Leurs activités comprennent aussi la chasse, la forge, la cueillette de fruits et la vannerie. Certains villages ont commencé à cultiver le riz sur des terres inondées.
Ro Mam Nom : Ro Mam Population : 352 habitants (l’an 1999) Région : La province de Kon Tum (le village de Le, la commune de Morai, le district de Sa Thay) Les villages Ro Mam comptent à peu près 10 habitations et sont dirigés par un chef. Le mariage comprend la célébration des fiançailles et les noces. Les familles sont nombreuses et les membres de différentes générations vivent sous le même toit. Les cimetières se trouvent à l'ouest des villages.
Le Ro Mam appartiennent au groupe linguistique Mon-Khmer. Les activités réligieuses et culturelles se font en commun.

| Les enfants Ro Mam savent déjà lire et écrire |
La femme porte une jupe en toile qui descend jusque sous les genoux, une veste courte des boucles d'oreilles, des bracelets et des colliers de verroterie. L'homme porte un cache-sexe ainsi qu'un morceau de tissu qui lui va aux genoux au devant et aux chevilles au derrière.
Les Ro Mam pratiquent la culture sur brûlis, la chasse et la cueillette de fruits.
San Chay Nom : San Chay (Cao Lan, San Chi, Man Cao Lan, Hon Ban) Population : 147 315 habitants (l’an 1999). Région : Les provinces de Tuyen Quang, de Bac Kan, de Thai Nguyen, de Bac Giang, de Quang Ninh, de Yen Bai, de Lang Son, de Phu Tho et de Vinh Phu Les San Chay pratiquent le culte des ancêtres et sont influencés par le bouddhisme et le taoïsme. Ils habitent des maisons en terre battue. Les familles sont nombreuses. Le père est le chef du foyer. La mariée habite chez ses parent jusqu'à ce qu'elle soit enceinte; elle va ensuite vivre avec son époux.
La langue des San Chay appartient au groupe linguistique Tay-Thai. La culture comprend beaucoup de contes, de poèmes, de chants et de proverbes. Les instruments de musique populaires sont les cymbales, le nao bat, le tambour, la cloche et la trompette.
Leurs vêtements ressemblent à ceux des Kinh et des Tay.
Ils cultivent le riz sur des terres inondées; l'agriculture joue un rôle important dans l'économie des villages. 
| Menh Kenh, un rite à la cérémonie funéraire des San Chay |
San Dui Nom : San Diu (San Deo, Trai, Trai Dat, Man quan coc) Population : 126 237 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Quang Ninh, de Hai Duong, de Bac Giang, de Phu Tho, de Thai Nguyen et de Tuyen Quang
Les San Diu pratiquent le culte des ancêtres et croient aux génies. Ils vivent dans des hameaux. L'homme est le chef de famille. Les enfants portent le nom du père; seuls les fils peuvent hériter. Les mariages sont arrangés par les parents.
Leur langue appartient au groupe linguistique Han. Les chants font partie du folklore des San Du.
Ils ont graduellement adopté le costume des Kinh.
Les habitants essartent les terrains afin de cultiver le riz. Ils élèvent des animaux et font de la pêche. La vannerie et la forge rapportent aussi des revenus supplémentaires. 
| Des San Diu à Quang Ninh |
Si La Nom : Si La (Cu De Xu et Kha Pe) Population : 840 habitants (l’an 1999) Région : La province de Lai Chau
Les Si La habitent des maisons construites au sol; la cuisine est au milieu de la demeure. Les relations au sein de chaque lignée sont très étroites. L’homme est le chef de la famille et dirige les rituels dont le culte des ancêtres et celui du génie tutélaire.
Leur langue appartient au groupe linguistique Tibéto-Birman.

| Costume des Si La |
Le costume de la femme est assez particulier; la partie supérieure du devant de la veste est d’une couleur différente du reste de l’ensemble et décorée de pièces de monnaie en argent et en aluminium.
Les Si La pratiquent surtout la culture sur brûlis; ils cultivent le riz et le maïs. Depuis des dizaines d’années, ils cultivent aussi le riz sur des terres irriguées. La chasse et la cueillette de fruits jouent un rôle important dans leur vie.
Tay Nom : Tay (Tho, Ngan,Phen, Thu Lao, Papi) Population : 1 477 514 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Cao Bang, de Lang Son, de Bac Kan, de Quang Ninh de Bac Ninh et de Bac Giang. Les Tay pratiquent le culte des ancêtres et leurs autels sont destinés au lieu le plus solennel dans la maison. Les Tay habitent en génégal au pied de montagne ou au long de rivière et un village compte de 15 à 20 familles.
Ils appartiennent au groupe linguistique Tay-Thai. Leur folklore est très riche; il comprend des mythes, des légendes, des récits et des chansons populaires.
Les Tay cultivent le riz et plusieurs plantes sur brûlis. La vannerie et le tissage rapportent aussi des revenus additionnels. 
| Préparation d'un repas |
Ta Oi Nom : Ta Oi (Toi oi, Pa Co, Ba Hy, Ba Ghi) Population : 34 960 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Thua Thien-Hue (district de A Luoi) et de Quang Tri (district de Huong Hoa)
Les Ta Oi habitent des maisons sur pilotis. La maison communale se trouve au centre du village. Ils croient aux génies. Le mariage est libre. Les hommes sont à la tête des foyers; seuls les fils peuvent hériter.
Ce peuple appartient au groupe linguistique Mon-Khmer. Les musiciens jouent de plusieurs instruments tels que des gongs, du tam-tam, de l'orgue T'rung et du klong put. La sculpture sur bois est un art populaire.
Les hommes portent le cache-sexe et la femme porte la jupe.
L'économie repose sur la culture sur brûlis et sur l'élevage d'animaux. Chaque village a une forge. Les femmes tissent pour vêtir sa famille; les hommes tressent des nattes et des corbeilles, maillent des filets et construit des hottes. Ce peuple exerce le troc.
Thai Nom : Thai (Tay, Tay Dam, Tay Khao, Tay Muoi, Tay Thanh, Hang Tong, Pu Thay, Tho Da Bac) Population : 1 328 725 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Lai Chau, de Dien Bien, de Son La, de Hoa Binh et de Nghe An Les Thai pratiquent le culte des ancêtres. Les couples habitent dans la famille de la femme après le mariage. Ils déménagent dans la maison de l'époux après la naissance du premier enfant. Ils habitent des maisons sur pilotis.
Ils appartiennent au groupe linguistique Tay-Thai. Leur folklore est très riche; il comprend des mythes, des légendes, des récits et des chansons populaires.
Les Thai cultivent le riz et plusieurs plantes sur brûlis. Ils font l'élevage des animaux. La vannerie et le tissage rapportent aussi des revenus additionnels.
Tho Nom : Tho (Keo, Mon, Cuoi, Ho, Tay, Poong, Dai Lai, Ly Ha) Population : 68 394 habitants (l’an 1999) Région : La province de Nghe An. Auparavant, les Tho habitaient des maisons sur pilotis. Aujourd'hui, ils vivent pour la plupart dans des maisons construites au niveau du sol. Le mariage coûte très cher à la famille du marié; elle doit faire plusieurs offrandes à la famille de la jeune femme. Ils pratiquent le culte du génie et le culte des ancêtres.
Ils appartiennent au groupe linguistique Viet-Muong. Les chansons, les proverbes et les contes ont déjà fait partie du folklore Tho mais le patrimoine s'effrite avec les années. 
| Maison des Tho |
Leurs vêtements ressemblent à ceux des paysans Kinh. La coiffure du deuil est un turban blanc.
Ils pratiquent la culture sur brûlis du riz et du chanvre.
Xinh Mun Nom : Xinh Mun (Puoc, Pua) Population : 18 018 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Son La et de Lai Chau
Ils habitent des maisons sur pilotis. La toiture ressemble à la carapace d'une tortue. Il pratiquent le culte des ancêtres. La mâche du bétel est une coutume populaire. Les Xinh Mun teignent aussi leur dents noires et boivent de l'alcool de riz. La famille de l'homme s'occupe de l'organisation du mariage. L'enfant prend le nom de son père; le fils aîné devient le chef du foyer.
La langue appartient au groupe Mon-Khmer.

| Danse folkorique Xòe des Xinh Mun |
Ils s'habillent comme les Thai et les Lao.
Les Xinh Mun exercent la culture sur brûlis, la cueillette de fruits, la chasse et l'élevage d'animaux. La vannerie est aussi assez développée chez les habitants.
Xo Dang Nom : Xo Dang (Xo-deng, Ca-dong, To-dra, Ha-lang, Mo-nam, Ta-tri, Ka rang, Bri la, Con lan) Population : 127 148 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Kon Tum, Quang Nam, Danang et Quang Ngai Les Xo Dang croient aux génies. Le mariage est libre et les cérémonies se font en toute simplicité. Chaque village a une maison communale. Le chef du village a le respect de tous les habitants et dirige leurs activités.
La langue appartient au groupe Mon-Khmer. Les Xo Dang aiment chanter, danser et raconter des histoires. Les musiciens jouent les gongs et les instruments à cordes. Le sacrifice du buffle a lieu pendant les fêtes traditionnelles. La peinture, l'architecture et la sculpture font partie du patrimoine Xo Dang. 
| Costume de femme des Xo Dang |
Les Xo Dang pratiquent la culture sur brûlis, l'élevage d'animaux, la chasse, la pêche, la cueillette de fruits, la vannerie, le tissage et la forge.
Xtieng Nom : Xtieng (Xa tieng) Population : 66 788 habitants (l’an 1999) Région : Les provinces de Binh Phuoc, de Dong Nai et de Tay Ninh Un homme est à la tête du village. Les Xtieng sont sédentaires. Chaque famille a sa propre maison. Les habitants croient aux forces de la nature telles que le tonnerre, la foudre, le ciel et la terre. Ils calculent leur âge en suivant le nombre de récoltes sur brûlis. La mariée réside dans la famille de son époux.
Les Xtieng appartiennent au groupe linguistique Mon-Khmer. Ils aiment la musique. Les instruments de musique populaires sont l'ensemble de gongs à 6 pièces et la flûte de pan (Khen bau).

| Jeune fille Xtieng |
Les femmes portent la jupe et les hommes le cache-sexe. En hiver, ils se couvrent d'un grand morceau d'étoffe. Les Xtieng ont les cheveux longs et les portent en chignon sur la nuque. Ils ont les oreilles percées et des tatous sur le corps et le visage. L'économie repose sur la culture du riz. Religion Outre la croyance populaire, il y a au Vietnam certaines grandes réligions: Bouddhisme, Catholicisme,Protestantisme, Islam, Caodaisme, Secte bouddhiste de Hoa Hao... * Le bouddhisme
Introduit au Vietnam au IIè siècle, le bouddhisme a atteint son apogée et fut considéré comme l'idéologie officielle au temps des Ly (XIè siècle). Le bouddhisme s'est largement répandu parmi la population et a exercé une profonde influence sur la vie sociale, laissant de nombreuses empreintes dans les domaines culturel et architectural. Beaucoup de pagodes et de tours ont été construites pendant cette période. A la fin du XIVè siècle, le bouddhisme s'est, dans une certaine mesure, estompé mais ses pensées exercent encore une influence durable sur la vie sociale et les activités quotidiennes. A présent, les pratiquants du bouddhisme et ceux qui en subissent l'influence représentent environ 70% de la population.
* Le catholicisme Il fut introduit au Vietnam au XVIIè siècle. Les catholiques sont concentrés actuellement à Bui Chu- Phat Diem (province de Ninh Binh) et Ho Nai- Bien Hoa (province de Ðong Nai). Ils représentent quelque 10% de la population.
* Le protestantisme Il fut introduit au Vietnam en même temps que le catholicisme, mais s'est peu répandu. Les protestants vivent pour l'essentiel au Tay Nguyen (Hauts-Plateaux du Centre). A Hanoi, il y a une église protestante dans la rue Hang Da. Le pays compte actuellement environ 400 000 pratiquants de cette réligion.
* L'islam Les islamistes sont principalement des Cham vivant au centre du Trung Bo. Ils sont au nombre de 50 000 personnes.
* Le caodaisme Il a fait son apparition en 1926. Le temple caodaïste de Tay Ninh est le centre de réunion des caodaistes au Sud Vietnam. Il y a plus de 2 millions de fidèles. * La secte bouddhiste de Hoa Hao Il a fait son apparition en 1939. Elle compte plus d'un million d'adeptes, principalement à l'ouest du Nam Bo.
* La croyance populaire du culte de Mau Dans la vie spirituelle des Vietnamiens, ont existé plusieurs formes de croyances et réligions différentes. Ils ont pour coutume d'avoir le culte des ancêtres, du génie protecteur du village (Thanh Hoang), de Bouddha, des esprits, des héros ayant rendu service au pays et au peuple... en particulier de Mau ou Me (Sainte-Mère). Le culte de Mau prend son origine dans celui des divinités de l'époque antique, des déesses de la montagne, de la forêt, de l'eau. Par la suite, Mau est vénérée dans les temples où elle occupe la place la plus honorable. Le culte de Mau est originaire du Nord. Répandu au Sud, il est mêlé à celui d'autres déesses locales: Thien Y A Na (Hue), Linh Son (Tay Ninh). En réalité, au culte de Mau se joignent d'autres formes réligieuses. Aujourd'hui, comme la croyance populaire est prise en considération, plusieurs temples et palais ont été et continuent d'être restaurés avec des activités animées.
Mœurs et Coutumes Le culte L'esprit prédominant de la coutume du culte des Vietnamiens est "Quand on boit de l'eau, on pense à la source". Les générations ultérieures sont reconnaissantes envers les générations précédentes. Les habitants se souviennent avec reconnaissance des héros qui ont rendu service au peuple, au pays, de ceux qui ont inventé des métiers. L'homme est reconnaissant envers le Ciel, la Terre, la Nature.
La croyance répandue des Vietnamiens est le culte des ancêtres qui est célébré de la façon la plus solennelle, la plus respectueuse lors de la fête du Têt (Nouvel An lunaire).
A la fin de l'année, les maisonnées font toutes la visite des tombes, c'est-à-dire réparent les tombes de leurs proches, invitent leur âme à revenir partager le Printemps avec les descendants. Par ailleurs, lorsque vient le jour où une personne est décédée, sa famille prépare des repas, allume la lampe et brûle des baguettes d'encens pour lui faire des offrandes et célébrer l'anniversaire de sa mort.

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Le troisième jour du troisième mois lunaire, au moment où herbes et plantes retrouvent leur verdure, le temps est doux, les gens vont visiter les tombes de leurs morts et se régaler de beaux paysages du printemps. C'est la fête des morts (Thanh Minh).
En outre, chaque ethnie de la communauté vietnamienne, chaque localité a sa propre coutume du culte.
Les fêtes et les rites Les vietnamiens ont nombreux fêtes traditionnelles chaque l'année, à partir de la fête du Nouvel An lunaire (Têt Nguyen Dan), le 1er du 1er mois lunaire. Têt Nguyen Dan
Pour la plupart des Vietnamiens, le Têt Nguyen Dan, le Nouvel An lunaire, est la plus grande, la plus sacrée et la plus attrayante de toutes les fêtes. Le Têt se déroule à la charnière entre deux années lunaires. Il marque la fin d’un cycle de la nature. C’est à la fois la fin de l’hiver et le début du printemps – la saison du renouveau universel, animal et végétal.
Les rites des 1er et 15e jours de chaque mois lunaire D’après les sutras bouddhiques, les 1er et 15e jours de chaque mois lunaire sont les journées de Bouddha, et le culte lui est rendu sur les autels, ainsi que sur l’autel des ancêtres. On fait brûler de l’encens et l’on présente des plateaux de fruits et autres offrandes. Même si les célébrations de la nouvelle année lunaire sont terminées, l’atmosphère de fête du Têt subsiste. Le temps est doux malgré un crachin occasionnel, les temples et les pagodes sont envahis de personnes âgées disant leurs prières, de jeunes gens demandant le bonheur en amour et la chance en affaires, des parents demandant santé et prospérité pour leurs enfants… Les fruits et les mets délicats offerts à Bouddha sont ramenés à la maison pour être distribués à tous les membres de la famille comme des cadeaux des dieux. Selon l’astrologie traditionnelle, le destin de chaque personne est influencé par une étoile en particulier. Le 15e jour de chaque mois, on rend le culte à sa bonne étoile devant un autel à trois étages. Sur l’étage supérieur, on dépose les offrandes de nourriture et d’encens pour les Cieux et pour Bouddha. Sur l’étage intermédiaire, ce sont les offrandes pour l’étoile tutélaire. Sur l’étage inférieur, on dépose différentes sortes de nourriture, dont du gruau de riz pour les « âmes errantes ». L’origine du caractère sacré de cette date particulière n’est pas très claire. L’une des explications serait qu’à l’occasion de la première pleine lune de l’année, l’empereur de Chine avait l’habitude d’offrir un prodigieux banquet aux plus importants lettrés du pays, qui composaient alors des poèmes à la gloire du monarque, et louaient les beautés de la nature. Et pour les hommes de lettres, la lune est au firmament de sa beauté au cours de cette nuit-là. Pourtant, quelle que soit l’origine de cette tradition, une chose est sûre, ces jours-là, le cœur de tout un chacun se tourne vers une vision de paix et de bonheur.
Têt Khai Ha Khai Ha est organisé le 7e jour du 1er mois lunaire. Le propriétaire offre de l’argent et des habits en papier votif à ses ancêtres, et leur dit au revoir. Le piquet de bambou, cay neu, est abaissé et la nouvelle année est accueillie. Selon les croyances populaires, si le temps est doux et le soleil brille pour Khai Ha, l’homme sera en bonne santé et chanceux tout au long de l’année.
Têt Thuong Nguyen (Têt Nguyên tiêu) Têt Nguyên tiêu se déroule le 15e jour du 1er mois lunaire, la première pleine lune de l’année. Cette fête est généralement organisée aux pagodes, parce que le jour-là est l’anniversaire de la naissance de Bouddha. Les temples et les pagodes sont envahis de personnes âgées qui font brûler de l’encens et l’on présente des plateaux de fruits et autres offrandes.
Têt Thanh Minh On parle généralement de calendrier lunaire pour décrire le calendrier vietnamien et chinois, mais il s’agit en réalité d’une combinaison des calendriers lunaire et solaire. Les jours et les mois sont basés sur les phases de la lune; la pleine lune tombant au milieu de chaque mois. Mais, le calendrier est également divisé en 24 périodes climatiques qui s’appuient sur les mouvements visibles du soleil dans le zodiaque. Thanh Minh est le nom d’une de ces périodes. La plupart des années, cette période débute au 3e mois du calendrier lunaire vietnamien. Littéralement, Thanh Minh signifie clair et lumineux. Le temps est alors propice à la visite des tombes et les premiers jours de cette période sont appelés Têt Thanh Minh. À l’époque féodale, les rites de Thanh Minh comptaient parmi les plus importantes cérémonies de la cour royale et elles étaient présidées par le roi lui-même. Dans le livre des rites royaux (Kham Dinh Dai Ban Hoi Dien Su Le), il était noté que, chaque année, au début de la période Thanh Minh, le souverain venait au temple royal pour conduire la cérémonie dédiée à ses ancêtres. Le ministère des Rites était responsable de tous les arrangements. Dans les villages ruraux, les familles de paysans ne respectaient pas strictement le calendrier et, par convention, les trois premiers jours du troisième mois devinrent le temps de ce festival annuel. Par le passé, les tombes étaient dispersées dans les rizières ou sur les basses collines. Les gens profitaient alors de la fête du Thanh Minh pour désherber et entretenir les tombes de leurs ancêtres et parents. Une cérémonie était organisée dans le temple familial ou dans la maison funéraire du chef du clan pour rendre hommage aux ancêtres. C’était également l’occasion de se réunir pour les membres du clan et de renforcer leurs liens. Au cours des dernières années, la plupart des tombes ont été déplacées dans des cimetières officiels, et nombre d’entre eux sont pavés de briques ou de béton. Il n’y a donc plus vraiment besoin de faire d’efforts d’entretien pour les tombes, mais les gens visitent toujours celles de leurs ancêtres pour faire brûler de l’encens, non seulement pendant Thanh Minh, mais également pour le Nouvel An lunaire. La visite des tombes et le culte des ancêtres est l’une des caractéristiques de la vie spirituelle des gens de ce pays.
Têt Doan Ngo Survenant le 5e jour du 5e mois lunaire, le Têt Doan Ngo est une journée de purge. C’est une fête qui vient en milieu d’année pour améliorer la prévention des maux et des maladies et honorer la mémoire des ancêtres.
Têt Trung Nguyen Aussi appelée la « Journée des âmes errantes » cette fête a lieu le 15e jour du 7e mois lunaire. Ce jour-là, les gens se rendent toujours à la pagode pour faire de généreuses offrandes aux âmes errantes. Têt Trung Thu (Fête de la mi - automne) La fête du mi-automne est célébrée le quinzième jour du huitième mois lunaire. Même si cette célébration est dédiée aux enfants, les adultes participent aussi aux festivités. Les enfants chantent, dansent et font une parade de lanternes ayant la forme de lune, d'étoile ou d'animal. Les activités ont lieu pendant la journée. Les enfants mangent des fruits et des gâteaux qui ont été préparés tout spécialement pour eux.
Têt Trung Cuu Cette fête des doubles neufs (le 9e jour du 9e mois lunaire) est originaire de Chine. À cette occasion, les érudits confucéens avaient coutume d’aller marcher sur la montagne en buvant de la liqueur de chrysanthème. De nos jours, peu de communes célèbrent encore cette fête, qui a tendance à se perdre.
Têt Trung Thap Les Vietnamiens ont l’habitude de prendre congé de Ong Cong (le Génie de la terre) et de Ong Tao (le Dieu de la cuisine) le 23e jour du 12e mois lunaire. Ils s’envolent tous les deux vers les Cieux pour aller faire leur rapport à Ngoc Hoang (l’Empereur de Jade) sur la vie du propriétaire de la maison où ils habitent, et demander chance, prospérité et bonheur. La veille du Nouvel An lunaire, ils reviennent tous deux sur terre pour reprendre leurs fonctions, qui consiste à surveiller la cuisine de la maison. Ce culte rendu à Ong Cong et Ong Tao proviendrait d’une vieille légende. Un couple était tellement pauvre qu’ils durent aller très loin pour gagner leur vie. Et ils se perdirent. Après avoir longtemps cherché en vain à retrouver son époux, la femme finit par se remarier. Un jour, son vieux mari vint par hasard frapper à sa porte pour mendier de la nourriture. Le vieux couple se reconnut. Triste et gênée de son infidélité à son mari, la femme sauta dans le feu et mourut dans les flammes. Son mari, de douleur, la suivit dans les flammes, de même que le nouvel époux. Touché par cet amour profond, l’Empereur de Jade permit aux trois personnages de vivre ensemble comme le Dieu de la cuisine. Le jour de la fête de Ong Cong et Ong Tao, les gens préparent généralement du riz collant à la vapeur avec du sucre, des gâteaux en forme de cônes tronqués en riz collant, et de l’encens et des fleurs pour la cérémonie d’offrande. Ils préparent également une bassine d’eau dans laquelle ils mettent une grosse carpe vivante, ou encore trois petites. Après la cérémonie, les carpes sont relâchées dans un étang ou dans la rivière. Cette coutume a deux significations. D’abord, suivant la croyance populaire, la carpe nage bien et elle pourra passer Vu Mon (la Porte des Cieux) pour se transformer en dragon. Ainsi, Ong Cong et Ong Tao pourront monter au ciel sur une carpe, puis un dragon. Deuxièmement, cette coutume réfère à l’habitude de lâcher des animaux, comme des oiseaux dans les airs et des bêtes dans la forêt, ce qui est considérée comme une action généreuse qui apporte le bonheur. Ce culte rendu au Génie de la terre et au Dieu de la cuisine a une valeur humanitaire, qui reflète le bonheur familial. Le feu dans la cuisine ne manifeste pas seulement l’union chaleureuse de la famille, mais aussi une bonne récolte et un développement agricole prospère.
Quelques cérémonies et rites des ethnies minoritaires Les groupes ethniques minoritaires ont plusieurs cérémonies et rites particuliers comme la cérémonie de l'abandon de la tombe, la cérémonie du culte de la Terre du village, etc. Cérémonie de l'abandon de la tombe (Le Bo Ma)
C'est une cérémonie spéciale des ethnies Gia Rai, Ba Na et E De. Quelques années, après la mort, la cérémonie est organisée pendant deux à cinq jours au cimetière, autour de la maison funéraire. C'est la dernière et la plus importante cérémonie des rites funéraires. Elle est destinée à reconduire le mort dans l'autre monde. Après la cérémonie, les liens entre les vivants et le mort n'existent plus. Les festivités expriment un grand esprit communautaire chez ces groupes minoritaires.
Cérémonie du culte de la Terre du village (Le cung Dat lang) C'est la fête des Ba Na qui vivent à Kon Tum et à Gia Lai. Cette cérémonie a lieu à la fin du 2e mois lunaire et au début du 3e mois lunaire en préparation d'une nouvelle récolte ou d'un déménagement du village sur une nouvelle terre. Les ethnies Ba Na participent aux cérémonies pendant 2 jours, avant la nouvelle construction du village. Ils adressent leurs prières aux Génies pour, demander la prospérité, des conditions favorables pour leur travail, et en même temps pour annoncer aux esprits le travail à venir pour l'année.
Villages et Corporations Le Vietnam possède une culture éclatante basée sur la civilisation agricole. Ainsi, la vie des Vietnamiens est étroitement liée à leur hameau, à leur village, à leur pays natal. Mais ces hameaux et villages sont autrement appelés dans la langue de chaque ethnie. Comme par exemple ke cho, lang en langue viet (kinh), chieng en langue tay-thai, ban en langue muong, buon dans la langue de certaines ethnies des Hauts-Plateaux du Centre.
Le caractère ordonné dans la société vietnamienne consiste en ce que la population se regroupe en village et commune dans les régions rurales et en quartier et corporation dans les agglomérations urbaines.

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Les villages et corporations ont vu le jour dès l'aube de la nation. Peu à peu, ces organisations se sont stabilisées et renforcées. Sur la base du consentement et du consensus, les villageois établirent leur loi appelée Convention du village et les artisans du même métier se regroupant en hameaux et rues la Convention de la corporation.
L'esprit prédominant des conventions du village et de la corporation part des bonnes moeurs de chaque groupement d'habitations; elles s'inscrivent concrètement et de façon vivante dans le cadre de la loi nationale. Au Musée Han-Nom à Hanoi et dans d'autres localités on préserve encore des dizaines de milliers de textes de telles conventions.
Chique de bétel, thuoc lao et le thé Les vietnamiens ont des habitudes particulières liées dans la vie quotidienne depuis longtemps…
Chique de bétel
Selon la légende, la chique de bétel viendrait de l'époque des Hung Vuong. Une chique de bétel se compose de quatre matières soient la noix d’arec pour le goût sucré, la feuille de bétel pour le goût piquant, l'écorce de racine chay pour le goût amer et la chaux pour le goût ocre. Les livres racontent que la chique de bétel rafraîchit l'haleine, calme la mauvaise humeur, aide à digérer la nourriture et est l'emblème du bonheur; la personne qui en mâche serait plus amicale et plus joyeuse pendant les fêtes comme celle du Têt. Cette chique aiderait aussi à se réchauffer pendant les jours de deuil et de froid. Elle fait partie des plateaux pour le culte des ancêtres. Tabac fort - thuoc lao et le thé, l’indispensable boisson des Vietnamiens Alors que vous marchez le long des rues, quelque part sous un lampadaire, à l’ombre d’un arbre ou dans l’encadrement d’une porte, il y a une table basse avec des pots de verre contenant différentes sortes de bonbons, de noix grillées et pilées, et de gâteaux enrobés de sucre. Généralement, juste à côté de ces douceurs, se trouve un humble plateau de thé avec des tasses. Autour de la table, s’agencent plusieurs petits tabourets de bois. Et nous avons la description complète du stand de thé, qui fait vraiment partie de la vie de rue vietnamienne. La première phrase du client sera invariablement : «Une tasse de thé s’il vous plaît. » Le vendeur verse alors adroitement le thé fumant dans une petite tasse, qu’il tend au client. Cette boisson est considérée comme indispensable par tous les habitants de la ville. On boit du thé chaque jour, du petit matin jusqu’à tard dans la nuit. Les gens en boivent à la maison, sur leur lieu de travail, et dans les stands de thé qui parsèment les rues. Dès que les Vietnamiens ont soif, ils recherchent cette boisson, consommée aussi bien l’été que l’hiver. Par temps froid, siroter un bon thé brûlant réchauffe de l’intérieur. Dans le sud, les gens ont tendance à le préférer froid, avec des glaçons. En y regardant de près, vous apercevrez toujours à côté des tables à thé un vieux tube de bambou, appuyé contre la table ou rangé dans une boîte en bois. Il s’agit du dieu cay (pipe à eau), très caractéristique du Nord du Vietnam. Pour fabriquer cette pipe, il faut un tube de bambou d’une hauteur allant jusqu’à 0,5m, avec une ouverture à l’une des extrémités. Le fumeur de pipe commence par rouler une petite quantité de tabac (thuoc lao) dans sa main avant de l’introduire dans le petit tuyau de bois. Il porte alors l’extrémité ouverte du bambou à sa bouche et allume le tabac avec un bâton de bambou tout en aspirant. On entend le bruit du gargouillis de l’eau à l’intérieur de la pipe, qui permet de filtrer la fumée. Lorsque tout le tabac s’est consumé, le fumeur renverse la tête en arrière et exhale lentement la fumée par la bouche, afin d’apprécier complètement tout ce qu’elle a à offrir.
Noces Il s’agit d’un événement très important dans la vie des Vietnamiens. Jadis, l’organisation d’un mariage était beaucoup plus élaborée. D’abord, la famille du jeune homme apportait des présents à la belle – famille pour lui demander la main de la fille. Après les fiançailles, le garçon offrait des fruits et des fleurs à l’autre famille lors d’une cérémonie. Ce jour – là, le couple convenait de la date et de l’heure du mariage.
Le jour suivant la célébration du mariage, les époux allaient dans la famille de la mariée pour faire hommage à ces ancêtres. Les noces traditionnelles pouvaient être très coûteuses. Aujourd’hui, il y quatre étapes qui conduisent aux noces: la recherche de l’âme soeur.
La licence de mariage, les fiançailles et le mariage. Toutes les cérémonies sont beaucoup plus simples qu’auparavant.
Les funérailles Selon un proverbe vietnamien, "la mort signifie le bout du chemin", d'où l'importance d'avoir des funérailles solennels. La cérémonie se déroule dans un ordre précis. Le mort est d'abord lavé et habillé. Par après, quelqu'un lui introduit un peu de riz et trois pièces de monnaie dans la bouche à l'aide de baguettes; c'est la fermeture de la bouche. Le corps repose à terre sur une natte parce que selon le dicton, «celui qui est né du sol y retourne». Le mort est ensuite enveloppé d'un linceul de toile blanche et couché dans le cercueil.
Durant la cérémonie funèbre, la famille du défunt porte les vêtements du deuil; les fils et les filles portent des turbans et des tuniques de gaze blanche et un chapeau fait de feuilles de bananiers séchées.
Le jour et l'heure des obsèques sont choisis soigneusement. Des bannières et des couronnes de fleurs accompagnent le cortège funèbre. Ceux qui ont assisté aux obsèques suivent le cercueil en jetant de petits papiers dorés sur la route.

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Le cercueil est enterré dans une fosse. La famille va porter des offrandes sur la tombe du défunt trois jours après l'enterrement. La famille cesse d'apporter du riz au mort 49 jours après les funérailles selon le rite le trung that. Cent jours après, c'est la cérémonie de la fin des pleurs. L'année suivante, la famille organise une cérémonie pour commémorer la mort de l'être cher. La fin du deuil a lieu deux ans plus tard.
Aujourd'hui, les funérailles sont plus simples. Le corps est recouvert d'un linceul avant d'être couché dans le cercueil. Ensuite ont lieu le cortège funèbre, l'enterrement du cercueil et les visites à la pierre tombale. Les membres de la famille portent le turban blanc ou la bande funéraire noire autour du bras en signe de deuil.
Langue et Écriture Le Vietnam compte 54 ethnies. Chaque ethnie a sa propre langue et sa propre identité culturelle mais partage une culture unifiée. L'unité culturelle du Vienam se manifeste par l'esprit communautaire, les rapports étroits liant les ethnies dans le processus d'édification et de défense nationales. Langue
Le vietnamien est la langue générale et la langue véhiculaire commune des ethnies vivant sur le territoire du Vietnam. Parallèlement au développement du pays, plusieurs langues étrangères sont utilisées au Vietnam au service des échanges internationaux: anglais, francais, russe, chinois, allemand... Écriture
Le fondement de la culture traditionnelle du Vietnam est la culture folklorique. C'est un riche patrimoine culturel avec des mythes et légendes, contes et récits anciens, chansons folkloriques, airs populaires et formes théâtrales abondantes. Cette culture populaire s'est développée oralement avant l'apparition de l'écriture.
Parallèlement à la littérature orale, la littérature savante a fait son apparition au Vietnam avec des oeuvres en caractères chinois (Xe siècle). Pendant une longue période, les cultures du Nord, de l'Inde, par le truchement du bouddhisme et du confucianisme, ont exercé une profonde influence sur la littérature et l'écriture vietnamiennes.
Néanmoins, l'identité de la culture vietnamienne s'est préservée et s'est développée avec l'apparition de la littérature en caractères nom (transformation des caractères chinois selon la phonétique vietnamienne) au XIIIè siècle.

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En particulier, au XVIIe siècle des missionnaires occidentaux ont utilisé l'alphabet latin pour transcrire la langue vietnamienne, donnant naissance au quoc ngu qui s'est répandu et est devenu par la suite l'écriture officielle du Vietnam. A la fin du XIXe siècle, la littérature en quoc ngu a vu le jour et s'est développée vigoureusement (prose, poésie, roman, poème...).
Après la Révolution d'Août 1945, la littérature contemporaine s'est engagée dans une nouvelle étape, portant un profond caractère national et moderne. Le Vietnam a présenté à l'étranger nombre de ses créations littéraires, tant de la littérature classique que de la littérature moderne; de nombreux auteurs et oeuvres vietnamiens sont ainsi connus du monde. Littérature folklorique
Depuis la naissance, la littérature du Vietnam est très variée surtout la littérature orale. Les proverbes, les chansons populaires et les contes oraux transmis de génération en génération constituent un trésor précieux. Chaque village, région et groupe ethnique a des oeuvres qui datent de plusieurs années et qui appartiennent maintenant au patrimoine du pays. Les Muong de Hoa Binh ont leur épopée "De Dat, de Nuoc" (La Naissance de la Terre et de l'Eau), les Thais au Nord - Ouest possèdent leur récit en vers "Xong chu xon xao" (Confidence avant le départ de l'amant", les Ede aux Hauts - Plateaux disposent leurs épopées de dam San et de Xinh Nha des milliers de vers...Au delta du Bac bo, il y a des récits et des légendes de Thanh Giong, de banh chung et banh day, de la race de Lac Hong... La littérature folklorique est un produit moral des habitants, elle se developpe durant le processus des activités, du travail, de la construction et de la lutte du peuple. C'est également l'âme et la vitalité de la nation. Au présent, toutes les sortes d'oeuvres artistiques et littéraires folkloriques de chaque minorité ethnique sont bien collectionnées et maintenues.
Fêtes, des jeux folkloriques La genèse et le sens des fêtes traditionnelles La fête traditionnelle est, pour les Vietnamiens, une activité culturelle et spirituelle dont l’origine et le développement se situent dans leur histoire. Depuis des siècles, ils sont fidèles à l’adage “en buvant de l’eau on pense à la source”. La fête est un événement représentatif de cette précieuse tradition communautaire où l’on vénère les divinités, les génies, personnages réels de l’histoire nationale ou personnages légendaires de la mythologie. Les génies réunissent dans leur image ce qu’il y a de meilleur dans l’homme. Ce sont des héros de luttes contre l’agresseur, des défricheurs de terres vierges, des patrons de nouveaux métiers, des hommes qui ont combattu les calamités naturelles ou les animaux sauvages, des médecins, des personnages légendaires qui dirigent la vie des mortels et les aident à faire le bien et à mener une vie heureuse. La fête constitue un événement qui exprime aux génies, pour leurs bienfaits, la reconnaissance de la communauté et de la nation.
La fête donne aux hommes l’occasion d’un retour aux sources, naturelles ou nationales, qui ont, dans l’esprit de chacun, un sens sacré.
La fête est l’expression de l’unité et de la force de la communauté locale, voire nationale. Ses membres ont un même génie à honorer et un même besoin de solidarité pour surmonter les difficultés de l’existence et la rendre plus heureuse et plus facile.
La fête permet à toutes les couches de la société de satisfaire leur désir de créer et de jouir de valeurs culturelles, matérielles ou spirituelles. Associant les rites religieux aux jeux, compétitions et divertissements, elle apprend aux générations futures à conserver l’héritage et à mettre en valeur les vertus traditionnelles de la nation, chacune selon sa propre manière. 
| Fête Chu Dong Tu |
La fête est une occasion pour l’homme de faire part aux divinités de ses inquiétudes et de ses peines, de leur faire savoir qu’il attend leur aide et leur protection pour surmonter les épreuves qui lui ouvriront les portes d’un avenir meilleur. Les fêtes constituent des musées vivants de la culture propre de la nation, héritage de plusieurs siècles ainsi perpétué.
Comment se déroule une fête La fête, partout, se déroule normalement selon trois phases: Les préparatifs: La préparation de la fête se divise en deux périodes, la préparation de la fête suivante et celle de la fête présente. La préparation de la fête suivante doit être mise en route dès la fin de la fête précédente et les tâches distribuées avec soin. Avant le début de la fête il faut soigneusement vérifier les offrandes, les habits de culte, la propreté des temples, ouvrir les portes, accomplir les cérémonies d’ablution des statues de Bouddha et vêtir et coiffer de neuf les statues des génies.

| Fête du temple de Va |
Le cours de la fête: Les activités essentielles les plus marquantes d’une fête consistent en l’accomplissement d’un certain nombre de rites qui s’étendent sur plusieurs jours. Ce sont des activités telles que la cérémonie de culte, l’offrande d’encens, la procession, les jeux et divertissements. De la qualité de leur organisation dépendent la quantité, petite ou grande, des participants et la durée, un seul jour ou plusieurs, de son déroulement.
La clôture de la fête (cérémonie des adieux): Le comité d’organisation organise une cérémonie d’actions de grâce et ferme les temples et les pagodes.
Les périodes de fête C’est surtout sur les trimestres de printemps et d’automne que les fêtes sont organisées. Ce sont en effet les périodes pendant lesquelles les gens peuvent le mieux profiter de leurs loisirs. De plus, la douceur et la fraîcheur du printemps et de l’automne favorisent l’organisation des fêtes. Ces deux facteurs contribuent à donner aux participants joie et agrément.
Les rites de la fête La fête se doit d’accomplir certains rites religieux qui se succèdent selon un ordre strict depuis la préparation jusqu’à la fin de la fête. On compte généralement parmi eux: la cérémonie d’ablution (môc duc), la cérémonie rituelle d’habillement et de coiffure des statues (gia quan), la cérémonie de procession, la cérémonie d’ouverture et la cérémonie des adieux.
Le môc duc se déroule souvent à minuit, la veille de l’ouverture de la fête. Les cérémonies de procession de l’eau et de présentation aux génies précèdent le môc duc dans certaines localités. Après le môc duc, vient le gia quan. S’il n’y a pas de statue, qu’il y a seulement les tablettes cultuelles, il faut poser sur le trône costumes et coiffure. Ensuite, un jour avant la cérémonie de procession, on place la statue ou les tablettes cultuelles ou les costumes et la coiffure sur le palanquin.

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La procession: les fêtes comportent souvent des cérémonies de procession des génies, des génies tutélaires du village, du texte de la prière ou de l’eau. Celles des génies ou génies tutélaires du village se déroulent avant les cérémonies d’ouverture et de clôture de la fête. Le programme et le sens de la cérémonie de procession diffèrent d’une fête à l’autre par l’identité des génies, celle des participants, le style d’exécution, et l’ordre des groupes en procession. Les processions les plus courantes sont celle des génies et celle de l’eau.
La fête vénère souvent les divinités des temples. Le plus souvent, elle se tient dans les maisons communales ou dans les temples car ils ont des superficies importantes favorables à l'organisation de la cérémonie rituelle et des jeux de divertissement. Avant l’ouverture de la fête, la procession des génies part du temple ou de la maison communale et se rend là où la fête est organisée. A la fin de la fête, la procession ramène les génies aux lieux de leur culte. Après la procession, se déroulent les cérémonies de culte et d’ouverture. Dans certaines localités la cérémonie de procession des textes de la prière dédiés aux génies se répète quotidiennement. On offre aux divinités un texte de la prière différent d’un jour à l’autre. On le place alors sur le palanquin qu’on nomme dans ce cas kiêu văn (palanquin de texte).
Dans les fêtes traditionnelles, seuls les hommes de plus de dix-huit ans prennent part à la procession, mais dans certaines fêtes vouées au culte de divinités féminines, telles que la fête de Phu Dày et celle de Ha Loi, les membres de la procession sont essentiellement des femmes.

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Ce sont les villageois qui choisissent les participants à la procession, les giai đô. Ce sont des jeunes hommes forts, talentueux et vertueux. Etre choisi est un honneur tant pour soi-même que pour sa famille.
Des marques distinctives permettent de différencier les membres de la procession d’autres groupes défilant sur son trajet. Avant qu’ils ne se mettent en route au dehors, on entend, venant du temple et de la maison communale, les sons du tambour et du gong (ou jadis, coutume aujourd’hui bannie, les bruits des pétards). On bat le tambour et le gong depuis la veille à minuit, pour rappeler à tout le monde que c’est la fête. Jadis, on faisait exploser des pétards pour annoncer la fête aux gens.
On organise une grande cérémonie de clôture (cérémonie des adieux) au dernier jour de la fête. Cette journée est organisée, dans tous ses détails, selon des règles strictes.
Le concours de cuisson de riz dans la fête Le concours de cuisson de riz dans la fête de Tu Trong (district de Hoàng Hóa, province de Thanh Hóa) Chaque concurrent s’installe dans un thuyên thung (barque en forme de panier) sur une mare battue par le vent. Il dispose de paille humide, de déchets de canne à sucre, d’un trépied et autres ustensiles nécessaires. Au signal du tambour, les concurrents mènent les thuyên thúng au milieu de la mare. Ils dérivent au gré du vent et tout se mouille à l’intérieur. Celui qui a une marmite de riz bien cuit à la fin du concours est le gagnant.

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Le concours de cuisson de riz dans la fête de Hành Thiên (province de Nam Ðinh) Le concours est réservé aux hommes, en équipes de deux placés l’un à côté de l’autre. L’un tient un bambou, plus grand que lui, au bout du quel est accrochée une marmite en terre cuite qui contient le riz et l’eau. L’autre prépare le feu et fait cuire le riz. Au signal, le cuisinier doit allumer le feu à l’aide de deux morceaux de bambou frottés l’un sur l’autre, et chauffer sous la marmite, tout en marchant avec son camarade autour de la cour du temple. La combustion d’une baguette d’encens marque la fin du concours. L’équipe gagnante est celle dont le riz est le mieux cuit.

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Le concours de cuisson de riz dans la fête de Thi Câm (district de Tu Liêm, Hanoi) Le concours de cuisson de riz évoque l’histoire de Phan Tay Nhac, le général du XVIIIe roi Hùng qui apprit bien des choses à ses soldats, et en particulier comment cuire le riz dans des conditions difficiles.
La règle du jeu veut qu’on ne dispose que de paddy et de bois, mais ni d’eau ni de feu. Le concours comprend trois phases distinctes: les concurrents doivent d’abord décortiquer le paddy et piler le riz, puis faire du feu et aller chercher de l’eau pour la cuisson, et enfin cuire le riz. Chaque équipe se compose de dix participants masculins et féminins, qui doivent accomplir ces tâches.
La première phase consiste donc à décortiquer le paddy. Un coup de tambour donne le signal et les équipes se mettent à piler et à vanner le riz. Le vainqueur est celui qui le premier obtient le riz blanc.
La deuxième phase, faire du feu et chercher de l’eau, consiste à allumer un feu à l’aide de deux morceaux de bambou frottés l’un contre l’autre (c’est la partie la plus difficile du concours) et allumer un brandon. Les chercheurs d’eau doivent courir un trajet de près de 1000m jusqu’à un endroit où l’on a préparé quatre vases en cuivre emplis d’eau. L’équipe gagnante est celle qui, la première, apporte feu et eau au point de départ.
La troisième phase est le concours de cuisson de riz. L’équipe gagnante est celle qui apporte la première le riz bien cuit. Ce riz est offert en sacrifice au génie tutélaire du village.

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Concours de cuisson de riz dans la fête du village Chuông (province de Hà Tây) Concours des femmes: les concurrentes pratiquent ce jeu dans un cercle de 1,5m de diamètre. La règle veut qu’elles cuisent le riz tout en gardant un enfant de sept à huit mois qui n’est pas le leur et en empêchant un crapaud de sortir du cercle. Il faut faire prendre le feu avec un brandon puis le nourrir de bois, surveiller la cuisson, s’occuper de l’enfant pour qu’il ne pleure pas et prendre garde que le crapaud ne saute à l’extérieur. Le temps de cuisson est limité à la durée de combustion d’une baguette d’encens. La gagnante est celle qui cuit le meilleur riz.
Concours des hommes: la cuisine est disposée au bord d’un étang où l’on a préparé un foyer par concurrent. Au signal du tambour ils montent dans une barque de bambou tressé, la mènent en ramant à la main jusque sur l’autre rive, l’amarrent et font depuis l’intérieur de la barque tous les préparatifs nécessaires. Il faut allumer le feu avec ses mains mouillées, faire cuire le riz et garder la barque en place. Le vainqueur est celui qui termine le premier.
Le jeu de cerf-volant 
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Pour certaines minorités ethniques, le cerf-volant est le symbole des oiseaux carnivores et son nom est celui d’un oiseau: c’est ainsi que les Cham l’appellent le kalan, les M’nông, le khang et les Êdê, le rlang. Les oiseaux et les cerfs-volants volent dans le ciel et s’opposent aux animaux qui vivent dans l’eau. Le cerf-volant évolue dans l’air sec, par opposition aux lieux humides. On le considère comme un messager qui apporte la sécheresse. Le jeu de cerf-volant se pratique souvent après la saison des pluies, exprimant le désir de voir revenir le beau temps après la pluie et le bon vent. Pour les cultivateurs, cette période sèche est indispensable à la récolte et au séchage.
Le ném còn (jeu du lancer des balles d’étoffe) Selon la légende, le ném còn est un jeu qui date de l’époque des rois Hùng (les premiers rois fondateurs du Vietnam) et qu’on pratique encore aujourd’hui. Pour les Vietnamiens d’autrefois, ce jeu était destiné aux filles et aux femmes de familles nobles, à savoir les filles de l’aristocratie, des chefs civils et militaires. De nos jours, pour les minorités ethniques Muong, Tày, H’Mông et Thái, le ném còn est un des jeux qui font le succès de la fête.
La balle, le còn, ronde et grosse comme le poing d’un enfant, est faite de morceaux d’étoffe de différentes couleurs. On bourre l’intérieur de riz ou de graines de coton (le riz nourrit l’homme et le coton l’habille). Tout autour, des franges multicolores servent à guider le vol. Le terrain de jeu est grand et planté en son milieu d’un haut bambou. Au sommet du bambou on a accroché un cerceau sur lequel on a collé un papier, rouge d’un côté, symbole du soleil, et jaune de l’autre, symbole de la lune. Les deux faces symbolisent l’hymen, la virginité de la jeune fille. Les joueurs se tiennent debout de part et d’autre du bambou. Les gagnants sont ceux qui parviennent à lancer la balle à travers le cerceau.

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Au début du jeu, le sorcier présente deux balles et récite des prières en plein air, demandant des récoltes abondantes, une vie paisible et heureuse pour les villageois. La cérémonie rituelle terminée, le sorcier lance ces deux balles pour ouvrir le jeu. Le public imite le sorcier et l’on voit dans le ciel comme un vol d’hirondelles, une nuée de balles.
Avant de clore la fête, le sorcier déchire la balle sacrée et disperse au vent les graines de riz et de coton pour porter chance à tous les participants. Les Tày pensent que cette semence rendra la récolte abondante car elle a été imprégnée de la chaleur des mains des jeunes filles et des jeunes gens (yin et yang).
L’enthousiasme des joueurs et les acclamations du public font l’attrait et l’animation qui caractérisent ce jeu. Ainsi, le ném còn attire l’attention non seulement des jeunes mais aussi des personnes âgées. Le sens du jeu, selon les croyances populaires, est une prière pour que s’unissent le yin et le yang afin d’assurer une récolte abondante.
Le concours de lâcher de pigeons Le lâcher de pigeons est une activité de plein air, divertissement noble des régions du delta du Nord. Il a hérité d’influences bouddhiques associées au rite de libération des oiseaux. Le pigeon de concours est le pigeon de race, son corps est plus petit que celui des pigeons servant à la nourriture. On le choisit en tenant compte des qualités de ses parents. Chaque volée se compose de dix pigeons, soit cinq couples. Ces pigeons font l’objet d’un dressage sévère qu’il faut mener avec patience pour les habituer à l’orientation, à l’altitude, à la durée et à l’espace. On compte souvent un an pour le dressage. Dans chaque volée on choisit un couple de tête dont le mâle joue un rôle directeur. Ce couple conduit les autres. L’élevage de ces pigeons est onéreux, aussi les colombophiles sont-ils souvent des gens aisés qui peuvent consacrer du temps à leur passion et qui ont beaucoup d’expérience.
La date de la compétition est annoncée à l’avance à travers la région. Un concours rassemble souvent de trente à cinquante volées, parfois une centaine, aussi dure-t-il plusieurs jours, parfois même un mois. C’est une occasion pour les colombophiles de faire un voyage de printemps ou de rendre visite à leurs amis.

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Le concours est organisé le plus souvent à la fin du printemps ou parfois en automne. Il peut se tenir dans la cour du temple ou sur un vaste terrain spacieux d’où l’on peut observer le vol des pigeons. La cérémonie d’ouverture est un rituel de présentation aux divinités suivi de roulements de tambour pour annoncer le début du concours. Au signal, les propriétaires commencent à lâcher leurs pigeons selon un ordre préétabli. Les roulements de tambour se font plus intenses. Le concours se déroule dans une atmosphère de grande excitation. Chaque volée doit voler successivement sur trois niveaux, bas, moyen et haut. On attend que la première volée ait terminé son vol bas pour lâcher la deuxième. On continue ainsi jusqu’à la fin de la fête.
Les trois niveaux d’altitude sont rigoureusement définis. Le niveau bas est celui où l’on distingue encore nettement la tête et la queue des pigeons. Le niveau moyen est celui où l’on distingue les ailes. Le niveau haut est celui où la volée tout entière ne parait pas plus grosse qu’un gobelet. Le jury observe le vol des pigeons reflété dans une cuvette au milieu de la cour. Il est divisé en deux groupes. Le trich ngoai observe les pigeons de l’endroit du lâcher et juge du vol bas. Le trich nôi observe les pigeons depuis un lieu à l’écart et juge des vols moyen et haut. Le trich ngoai communique avec le trich noi grâce au tambour. Pour participer à la finale du concours les volées doivent franchir avec succès les bas et moyen niveaux.
Pour obtenir le grand prix la volée doit faire un sans-faute. L’essentiel est que les pigeons volent ensemble et régulièrement espacés les uns des autres, même lorsqu’ils sont au niveau haut. Plusieurs villages de Tiên Son, Gia Luong (province de Bac Ninh), de Ðông Anh (Hanoï) sont depuis longtemps fidèles à la tradition du lâcher de pigeons et le pratiquent encore aujourd’hui.
Les échecs avec des pions humains Le jeu d’échecs traditionnel, avec de vrais jeunes gens servant de pions, est assez répandu dans les villages du Nord. On le pratique à l’occasion de la fête du Têt ou des fêtes de village. Le jury choisit trente-deux jeunes garçons et jeunes filles célibataires, âgés de quinze à vingt ans, en nombres égaux, pour jouer le rôle des pions. Le général et la générale doivent être choisis avec un soin particulier. Ils doivent être à la fois beaux et vertueux et ne pas avoir connu de deuil au cours de l’année écoulée. Ce jeu est souvent organisé dans la cour du temple ou sur un terrain vaste. Un jury, présidé par le tông co, directeur du jeu qui doit être expert à ce jeu, siège en un lieu soigneusement choisi. Chaque pion est vêtu son rôle.
Pour commencer, deux joueurs se présentent devant le jury pour tirer au sort qui le camp. Ensuite on fait venir les pions humains, vêtus de beaux costumes dont les couleurs permettent de distinguer les deux camps. Le général et la générale de chaque camp, après avoir accompagné leurs pions à leurs places, rejoignent leur position.

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Dans certaines localités, seuls le général et la générale ont le droit de s’asseoir sur leurs trônes, protégés d’un parasol, les autres pions se tiennent debout, leur identité inscrite sur la chemise, sur le devant ou dans le dos. Ailleurs, chaque pion est assis et tient à la main une fiche indiquant son nom. Chaque camp est aidé d’un assistant qui se charge de déplacer le siège au moment voulu. Un petit garçon va et vient derrière les joueurs en battant le tambour. Il n’est pas facile de se concentrer quand on risque un échec et de jouer avec en plus les roulements de tambour. Le directeur du jeu doit suivre les déplacements de chaque pion et les reproduire sur son propre échiquier en miniature. Parfois, un bouffon anime la fête. Quand la partie est terminée, le jury distribue les prix aux vainqueurs ainsi que des récompenses aux pions gagnées et perdues. Ceux qui jouent le rôle du général et de la générale offrent souvent une collation, qui se compose parfois seulement du thé, du bétel et des noix d’arec, pour remercier leurs équipiers car ils sont fiers d’avoir été les élus de l’année.
Le jeu du combat de coqs Le combat de coqs est un jeu populaire qui attire surtout les hommes. Il est à la fois un divertissement et un affrontement. Ce jeu est très répandu depuis longtemps au Vietnam. Il est souvent au programme des fêtes locales. Il se joue sur un terrain plat de dimensions restreintes. Au signal du tambour, les deux patrons vont chercher leurs coqs et les font se tenir face à face à environ deux mètres de distance. Au signal, les coqs sont lâchés. Ils tendent le cou, écarquillent les yeux pour s’observer, parfois ils hésitent une minute, puis ils s’approchent fièrement l’un de l’autre. Au son du tambour et des acclamations du public, ils se mettent à s’attaquer avec acharnement. S’il s’agit d’un match amical ou d'entraînement, il se joue en cinq reprises, chacune de quinze à vingt minutes, mais s’il s’agit d’une compétition, elle se joue en sept reprises.
Le montant du prix que reçoit le gagnant est faible, mais l’admiration et l’enthousiasme de centaines de spectateurs sont la fierté des patrons.
Le jeu de balançoire La balançoire est depuis longtemps un jeu populaire des fêtes de village. Il existe des balançoires de plusieurs sortes et des manières de jouer différentes. Mais en général le ballant atteint une dizaine de mètres, jusqu’au moment où les corps des joueurs sont horizontaux, contrairement aux régions montagneuses du Nord où la balançoire fait un tour complet.
La balançoire peut être jouée par une seule personne, mais elle l’est plus souvent par deux, une jeune fille et un jeune homme, ce qui contribue au succès du jeu. Ils posent leurs pieds sur la barre, se faisant face, leurs mains tenant les cordes, et commencent à se balancer en rythme pour que les oscillations s’amplifient et que la balançoire aille de plus en plus haut. Son mouvement pendulaire est un symbole du rythme périodique de la nature. La balançoire monte d’autant plus haut que les joueurs font des mouvements bien réguliers.

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Quand la balançoire atteint la position horizontale, le public admire les deux jeunes gens qui semblent couchés l’un sur l’autre. Les acclamations, accompagnées des roulements de tambour, montent vers le ciel. Quand le ballant atteint son maximum, le jeune homme ajuste le rythme pour pouvoir arracher le ruban que le jury du village a suspendu au sommet d’un mât. Des centaines de cœurs battent à l’unisson avec ceux des joueurs et craignent pour leur équilibre. Quand l’étoffe de soie rose est dans la main du jeune homme, un déluge d’applaudissements déferle sur le public. Le tambour ralentit tandis que diminue le ballant et que les jeunes gens redescendent progressivement. On lit dans le regard que la fille a pour le garçon une immense passion.
On dira que ce printemps aura fait se rapprocher ces deux jeunes gens et que la saison des noix d’arec cette année verra peut être un mariage au village.
Le concours continue avec d’autres couples. Le vol des ceintures bleues et pourpres appelle la population à la fête.
Le lancer de balle cuop câu (jeu de dispute de la balle) Le lancer de balle est un jeu rituel ou traditionnel qui doit obligatoirement figurer au programme de plusieurs fêtes. La forme et le nom du jeu varient d’une localité à l’autre. C’est l’expression d’une croyance populaire des cultivateurs, une invocation pour que la récolte soit bonne.
La balle est en bois et ronde. C’est parfois un pamplemousse ou une noix d’arec (pour les localités qui pratiquent le jeu sur l’eau). La taille, grande ou petite, dépend de chaque localité. Avant le jeu il faut effectuer la cérémonie de présentation de la balle aux divinités.
Les préliminaires religieux terminés, la balle est lancée dans la cour du temple. Les deux camps, constitués d’hommes jeunes, corps nus, cache-sexe de différentes couleurs, s’affrontent. Hors du temple le son du tambour et les acclamations des habitants animent la fête. Plusieurs joueurs chutent à terre tandis que d’autres se sont déjà remis sur pieds pour attraper la balle et la lancer aux autres joueurs. C’est un jeu très animé.
Il s’agit de se saisir de la balle et un camp doit la lancer dans un trou creusé à l’est, l’autre dans un trou creusé à l’ouest. Le vainqueur est celui qui parvient à se saisir de nombreuses balles et à les lancer dans le trou du camp adverse. Dans certaines localités, le balle est lancée dans un trou au milieu de la cour du temple ou dans des paniers sans fond suspendus à un arbre. Le camp qui met le premier la balle dans le trou du camp adverse est proclamé vainqueur. Dans certaines localités la règle est différente: c’est le camp qui lance le premier la balle dans son propre trou qui est déclaré vainqueur.
Le kéo chu (composition des idéogrammes à l’aide des mouvements d’ensemble) Cette réjouissance rituelle vient de Hoa Lu et de Tam Ðiêp, province de Ninh Bình. Le groupe comprend souvent trente-deux garçons de moins de quinze ans, vêtus d’un pantalon bleu, d’une veste blanche bordée de rouge et de jambières. Chacun tient un bâton long de 1,2m, enroulé de papier de couleur et orné d’une touffe de plumes à l’un de ses bouts. Ils se mettent en deux rangs, chaque rang étant précédé d’un chef de drapeau de devant (tông co tiên) et suivi d’un chef de drapeau de derrière (tông co hâu). Ces chefs de drapeau doivent avoir un visage superbe, ils sont vêtus d’un pantalon blanc, d’une tunique de soie, d’un turban de velours, d’une ceinture nouée en trois lobes et tiennent à la main un fanion carré, le co thân vuong.
Pour commencer, au rythme du tambour du meneur de jeu, le tiêu canh, et guidés par les chefs de drapeau, ils se déploient de telle sorte à former divers idéogrammes. Les chefs de drapeau dirigent leur groupe en chantant et en dansant pour animer la fête. A la suite des chefs de drapeau, le groupe court en spirale en méandres compliqués afin de former des idéogrammes, soit chinois, soit démotiques sino-vietnamiens, qui signifient “paix”, “bonheur”, “jeunesse”, “prospérité”.
La course de sampans 
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La course de sampans existe au Vietnam depuis longtemps. Dans plusieurs localités, elle a son origine dans une coutume paysanne liée à l’invocation de la pluie et, plutôt qu’une compétition, qui s’adresse aux génies des eaux, la croyance de la fécondité. A Ðào Xá, province de Phú Tho, deux sampans sont en course, le mâle à la proue en forme d’oiseau, la femelle à la proue en forme de poisson. Les deux symboles symétriques s’unissent dans le yin-yang: l’oiseau est dans l’air - yang, le poisson dans l’eau - yin, le sec et l’humide, le sampan et l’onde. Le sampan au fil de l’eau et les rames qu’on agite ont pour but de réveiller le génie des eaux. Cette course n’a lieu que dans la nuit et se termine très tôt le lendemain matin. Pour les habitants du littoral la course prend le sens d’une invocation pour que la pêche soit bonne. Ailleurs la course est dédiée à la mémoire de héros de batailles navales.
Aujourd’hui, la course de sampans est un jeu important au programme de plusieurs fêtes dans l’ensemble du pays, particulièrement dans les localités littorales ou riveraines. La course est non seulement une manifestation des croyances de jadis mais aussi un événement sportif majeur qui attire un public nombreux. En tant que compétition, elle exalte l’esprit d’équipe.
Art de la scène Introduction La musique vietnamienne a une histoire qui remonte à l'époque ancienne. Cet art joue un rôle important dans la vie des Vietnamiens; chaque occasion est animée d'un d'instrument différent. La musique sert à exprimer les sentiments les plus profonds. Les rythmes et les refrains servent à motiver au travail et dans les luttes quotidiennes en plus de contribuer à l'éducation des enfants selon la tradition et le sentiment national. La musique aide à communiquer avec la vie spirituelle et à atteindre un idéal.
Les instruments les plus simples et primitifs ainsi que les plus sophistiqués ont été préservés et composent aujourd'hui un véritable trésor musical. Une variété de chansons et de musique font partie de la tradition culturelle vietnamienne. Il s'agit entre autres de berceuses et de chansons pour enfants ainsi que de chants pour les rituels et les festivals. Le patrimoine compte des charades, des mélodies, des poèmes et des déclarations amoureuses en chansons. Certains airs sont exécutés par des groupes et d'autres accompagnent les pièces de théâtre.
Les événements historiques ont grandement influencé la culture vietnamienne avec l'intégration de différents genres musicaux. Les mélodies appartenant au même genre musical varient beaucoup entre elles et entre groupes ethniques. Par exemple, les berceuses des Kinh diffèrent beaucoup de celles des Muong.
La musique traditionnelle a joué un rôle important dans la vie des Vietnamiens. De nos jours, elle occupe encore une place importante dans leur vie spirituelle. Certains genres font toujours partie de la vie culturelle des régions rurales. D'autres sont reproduites afin de répondre à la demande du public.
La danse royale 
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La danse royale (mua cung dinh) apparaît sous la dynastie des Nguyên. Elle fait partie des fêtes et de cérémonies comme les mariages. Le rituel le plus captivant est le bat dap; 64 danseurs participent à cette danse. Le lan est aussi une danse qui retient l'attention. C'est l'histoire d'un couple de licornes. Ces performances exploitent les thèmes de l'amour et l'affection.
Les danses religieuses La danse religieuse a été vue le jour pendant le processus du développement de la religion. Il existe au Vietnam 3 grandes religions: le Bouddhisme, le Christianisme, le Brahmanisme. Les danses religieuses ne sont pas nombreuses mais elle ont leurs catégories particulières comme: les danses chay dan, luc cung, dang huong, dang hoa du Bouddhisme, les danses chac, trong de la région chrétienne et la danse Xiva du Brahmanisme.
Les danses de croyance Les danses de croyance s’attachent aux cérémonies, aux rites, aux moeurs et coutumes des nationalités vietnamiennes. Les spécialistes les appèllent encore danses folkloriques de croyance, car elles reflètent l'élément spirituel dans les activités culturelles du peuple. Il s'agit des danses hau dong des Viet; danse Kim Pang Then des Thai, danse Then des Tay, danse cung trang des Khmers, danse Yang Va - Génie du Riz des Choro, danse cap sac des Dao; et danses dap lua, vai chai des Cham; danse mo, moi des Muong... Ces danses sont exécutées par les sorciers qui sont spécialisés dans les cérémonies de culte.
La danse moderne La danse moderne commença à se développer vers 1945. Elle regroupe plusieurs influences, folkloriques comme contemporaines. Les styles de danse dérivés de la période folklorique comprennent les danses parapluie, khen, Cham et celle du paon. Dans les dernières années, la danse moderne s'est imprégnée des influences internationales, surtout pour les styles populaires.
Le Nha Nhac, musique de cour vietnamienne, chef-d'œuvre immatérielle de l'humanité L'objectif est de non seulement reconnaître la valeur de certains facteurs de l'héritage immatériel, mais encore de demander au Vietnam de s'engager à réaliser les plans fixés, afin de préserver et valoriser les chefs-d'œuvre classés par l'UNESCO. La musique de Cour est apparue avec la formation des Etats monarchiques vietnamiens. Dès la dynastie des Ly (1010-1225), elle a pris forme et s'est développée à travers celles des Trân (1225-1400), des Hô (1400-1407), des Lê Postérieurs (1427-1788), des Tây Son (1789-1802). Elle s’est notamment fortement développée sous la dynastie des Nguyên, vers la fin du XVIIIe siècle.
Sous le règne de ces derniers, le Nha nhac a servi lors d'événements particuliers, tels que fêtes traditionnelles, cérémonies bouddhiques, celles d'accueil officiel ou les funérailles.

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Le Nha nhac se subdivise en deux catégories: Dai Nhac (grande musique) et Tiêu nhac (petite musique). L'orchestre Dai Nhac réunit quarante-deux instruments, dont flûtes, tambours, instruments de percussion ou violes à deux cordes. Le Tiêu nhac en compte huit. L'orchestre royal comprenait des instruments à vent, à cordes, à percussion... À cette époque, tous les musiciens talentueux furent appelés à créer un orchestre rituel du Palais, exigeant la participation de la totalité des instruments musicaux de choix. Ils ont créé des morceaux ad hoc immortels dans le domaine musical du Vietnam.
Des centaines de documents se rapportant à la musique de cérémonie ont été collectés par le Centre de protection des vestiges de Huê, dont une quarantaine de morceaux musicaux, une vingtaine de danses, quatre du théâtre classique, quatorze extraits de ce dernier, etc.
Depuis 1992, le Centre de Protection des vestige de Huê a fait restaurer un certain nombre d'ouvrages tels Thê Miêu (Temple Dynastique), Duyêt Thi Duong (Salle des fêtes et théâtre du Roi), Minh Khiêm Duong (Théâtre traditionnel), Nam Giao, lieux d'interprétation de le Nha nhac est interprétée. Divers sujets de recherche concernant le Nha nhac de Huê ont été lancés.
En 1995, le Nha nhac de Huê s'est produite à la Maison des Cultures du Monde à Paris et dans différents pays d'Europe. Elle a été appréciée des chercheurs japonais et figure dans les programmes musicaux de ce pays.
Selon le jury de l'UNESCO: "le Nha nhac du Vietnam est interprétée lors d'événements particuliers, tels les fêtes traditionnelles, l'avènement au trône, les cérémonies bouddhiques, celles d'accueil officiel ou les funérailles. Parmi les genres de musique variés, seule le Nha nhac revêt une envergure nationale."
La province de Thua Thiên -Huê a ouvert une formation à le Nha nhac au niveau universitaire en faveur de 80 étudiants. Selon le plan prévu de 2005-2006, elle organisera des spectacles en vue de faire connaître cette forme d'art dans le pays et à l’étranger, ainsi que d’élaborer un manuel pour l'enseigner dans les universités et les écoles secondaires professionnelles. Elle crée également des conditions favorables aux musiciens et chanteurs des troupes du Centre de préservation des vestiges de Huê, afin qu’ils puissent étudier, perfectionner leur niveau professionnel, leurs techniques d’interprétation et leurs connaissances théoriques de le Nha nhac. Pour la protéger, les artistes doivent être formés dans les écoles de Culture et des Arts de Huê et l’Ecole supérieure du Théâtre et du Cinéma de Hanoi.
La reconnaissance de le Nha nhac comme patrimoine immatériel mondial affirme l’originalité et le caractère national, de la culture vietnamienne. Elle ouvre en même temps de nouveaux horizons pour la restauration des valeurs musicales traditionnelles du Vietnam et a mis fin au déclin dont le risque était de couper les liens entre le passé et le présent.
Ca Tru (Hat A Dao) 
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Le Hat A Dao a pris forme au XVe siècle dans les maisons communales. Il est vite devenu un style de musique de chambre très apprécié et admiré des Kinh dans le nord du Vietnam. Malgré ses racines populaires, plusieurs mandarins et intellectuels confucéens lui ont fait des louanges. Cette musique est éventuellement devenue la musique de la cour.
La technique de chant est méticuleuse et raffinée. Les spectateurs ont souvent l'impression que la chanteuse travaille chaque syllabe. Le Hat A Dao ressemble à des poèmes en chansons. Son répertoire est assez grand et convient à toutes sortes d'occasions spéciales (rituels, divertissements ou concours).
Sans une bonne compréhension de la valeur littéraire des chants et de l'harmonie entre le chanteur et les instruments, il peut s'avérer difficile d'apprécier cette forme art dans son entité.
Hat Quan Ho Hat Quan Ho (appelé aussi Quan Ho Bac Ninh) est une musique folklorique typique des Kinh dans la province de Bac Ninh. Elle provient des anciennes chansons à répondre entre les jeunes hommes et les jeunes femmes. Les performances hat Quan Ho ont lieu dans les villages lors de festivals annuels. Ces chants sont intimement liés à la cour amoureuse. Ces festivals aident à établir des liens entre les villages. La majorité des chants Quan Ho sont romantiques mais d'autres servent à la prière. Selon la tradition, les artistes du Quan Ho n'ont pas le droit d'épouser quelqu'un de leur groupe.
Les spectacles hat Quan Ho ont lieu à l'intérieur ou à l'extérieur. Autrefois, les événements rattachés à cette activité variaient de villages en villages mais aujourd'hui, le tout se ressemble. Les chanteurs sont jumelés en groupe de deux : un couple d'hommes et un couple de femmes. Les performances doivent suivre un ordre précis pour la mélodie et les paroles.

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Les chants folkloriques hat Quan Ho ont acquit une grande valeur dans les chants kinh. Le nombre de chants préservés jusqu'à maintenant excède 180 sans compter les variantes. Le charme de ces chants réside dans un nombre de facteurs : de belles pensées accompagnées de paroles pleines d'émotions; la richesse des mélodies; la qualité vocale, l'élégance des artistes sur scènes et la technique nay hat qui fait vibrer la voix.
Les marionnettes sur l'eau Les marionnettes sur l'eau ont vu le jour sous la dynastie des Ly (1010-1225). C'est un art qui est particulier au Vietnam. Le delta de la rivière Rouge comprend beaucoup de lacs et de mares. Ces surfaces d'eau sont très propices aux marionnettes nautiques. Le tapis de gazon au bord du lac sert de gradins pour les spectateurs. Dans les régions rurales, les spectacles ont lieu souvent lors des festivals et des fêtes comme le Têt, le nouvel an traditionnel.
Chaque marionnette représente un personnage populaire. Elle est faite de bois et rendue imperméable par une couche de peinture. Le personnage le plus connu est Chu Teu, un petit bonhomme au visage rond. Il a la mine joviale et espiègle. Le spectacle commence toujours avec ce personnage qui fait rigoler les spectateurs.
Cheo (le théâtre populaire) Le cheo, un type de théâtre provenant du delta du fleuve Rouge, comprend à la fois la danse, le chant et la musique. des proverbes. L'air enjoué du cheo se manifeste à travers le rire et la subtilité. Le bien et le mal sont les thèmes principaux.
Il y a un échange constant entre la foule et les personnages, soit, dao (actrice), kep (acteur), lao (personne âgée), mu (matrone) et he (bouffon). Quelque soit leur âge ou leur nationalité, les spectateurs se laissent toujours emporter par la force des roulements de tambours du cheo. Cai Luong (le théâtre rénové) Le cai luong, un type de musique folklorique, apparut dans le Sud du pays au XXe siècle. Ce théâtre présente des danses et de la musique. Des airs de guitare, de banjo et de dan kim font partie du spectacle. Afin de réussir à chanter le cai luong, il faut avoir une voix douce.
Au fil du temps, de nombreuses pièces se sont ajoutées au répertoire de cet art. Aujourd'hui, ce théâtre connaît beaucoup de succès auprès de la population.
Tuong (le théâtre classique) Le Tuong son, ou théâtre classique, date du XIIè siècle mais il se développa au XVIIe siècle. Cet art comprend la danse, le chant, le récit et la musique. Au XIXè siècle, sous la dynastie Nguyen, ce théâtre occupa une place importante dans la vie culturelle de la royauté.
Dans le passé, le Tuong son n'exigeait pas beaucoup d'accessoires. De nos jours, les décors et les maquillages sont beaucoup plus élaborés et sophistiqués.
La danse populaire Les images des danseurs apparaissent sur la face et la caisse des tambours de bronze Dong Son. Ces tambours ont vu le jour il y a près de 2 500 ans. Les gravures présentent deux types d'images soit les danseurs avec ou sans accessoire. Par exemple, l'accessoire principal est un chapeau orné d'une plume d'oiseau; les Vietnamiens de la période antique aimaient bien les chapeaux.
Au cours de l'histoire, les Kinh, les Viet et plusieurs autres groupes ethniques développèrent des danses telles que trong bong, quat, su tu, et bai bong.
Hat Van Hat Van appartient à une combinaison complexe de cultes des Kinh. Cette musique a beaucoup évolué avec les années. Aujourd'hui, elle utilise plusieurs percussions ainsi que des mélodies et des chansons qui correspondent aux fêtes en l'honneur de saints ou de lieux sacrés. Mis à part ses airs con, doc et xa, le hat Van fut influencé par d'autres styles de musique folklorique vietnamienne.
Les instruments à percussion jouent un rôle important dans la cérémonie hau bong pendant laquelle le chef peut incarner des saints et des personnages sacrés. Il lui arrive d'atteindre un certain état psychologique lui donnant la force de faire des choses qu'il ne ferait pas autrement. Les cérémonies Hat Van et hau bong caractérisent des activités qui existent dans plusieurs groupes ethniques du Vietnam.
Hat Then Hat Then est un acte religieux qui provient des groupes Tay et Nung. C'est un poème décrivant un voyage au paradis afin de parler à l'empereur de Jade. Ces poèmes comprennent habituellement plusieurs parties; le contenu et la longueur varie. Le plus long poème trouvé contient approximativement 5000 vers regroupés en 35 sections.
Hat Then est un art de la scène qui regroupe la danse, la musique et le théâtre. Pendant les cérémonies, Then ou Giang (noms d'artistes donnés à l'homme ou la femme) doivent être en mesure d'exécuter les rites. Les artistes doivent danser, chanter et jouer un instrument de musique. La musique fait partie de toute la cérémonie.
Les Tay et les Nung de tous les âges, croyants ou non, aiment beaucoup le hat Then. D'autres groupes ethniques tels que les H'mong et les Kinh ont aussi ajouté ce type de chants à leur vie spirituelle. La musique et les chansons de Huê La musique et les chansons de Huê (ca nhac Huê) proviennent de la musique de la cour. Il a pris la forme de musique de chambre au début du XIXe siècle sous la dynastie des Nguyên et atteignit son apogée sous le roi Tu Duc. Pendant la deuxième moitié du siècle, cette musique s’enrichit et se popularisa avec les airs ho et ly, des chants folkloriques de Binh Tri Thien. La musique instrumentale joue un rôle si important dans les airs et les chansons de Huê, que des pièces instrumentales peuvent être interprétées sans accompagnement.
Au cours de la première moitié du XXe siècle, ce genre a été porté sur la scène et donna un nouveau style de théâtre traditionnel Kinh appelé ca kich Hue (drame chanté).
La musique et les chansons de Huê possèdent les caractéristiques typiques des chants folkloriques du centre du Vietnam et des particularités appartenant à la musique Cham et Hoa. Cette musique combine le folklore Kinh à la musique de la cour royale.
Ly du Sud du Vietnam Le Ly est une musique folklorique qui a surtout évolué dans le Sud du Vietnam. Les chansons abondent non seulement dans la variété mais aussi dans les contenus, les thèmes et les caractéristiques musicaux. Ces éléments reflètent les activités de la vie quotidienne, le travail de la population locale et les sentiments des gens, surtout l'amourentre jeunes gens. Le Ly traite généralement d'aspirations, de façons de penser et de personnages du Sud du Vietnam.
Malgré de nombreuses nuances, le ton mélancolique de cette musique est simple, naïf, humoristique et plein d'esprit. Autrefois, ces chansons étaient présentées pour plusieurs occasions. Aujourd'hui, un grand nombre de chansons ly ont été adaptées pour des spectacles de musique contemporaine.
Gongs ou Cong - Chieng Les gongs sont des instruments de musique faits de bronze et parfois d'un alliage d'or, d'argent et de bronze oxydé. 
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Dans la langue Kinh, le mot cong signifie instrument à poignées et le mot chieng instrument plat. La taille des gongs varie de 20 à 120cm de diamètre. Ils se jouent un à la fois ou en groupe de 2 à 20 unités. Les Muong et d'autres minorités ethniques dans la région Truong Son-Tay Nguyen utilisent.
Les gongs non seulement pour battre le rythme mais aussi pour jouer de la musique polyphonique. Leurs ensembles de gongs comprennent habituellement plusieurs séries dont le nombre varie et qui remplissent différentes fonctions lors d'une performance.
Les musiciens peuvent utiliser des bâtonnets de bois, des maillets ou même leurs mains pour jouer. Certaines techniques permettent d'étouffer les sons et de produire des mélodies avec les gongs.
Seuls les hommes peuvent jouer des gongs dans certains groupes ethniques. Toutefois, les gongs sac bua chez les Mongs sont joués exclusivement par les femmes. Dans d'autres groupes ethniques, hommes et femmes peuvent jouer de cet instrument. En général, les tabous qui se rapportent aux coutumes du cong-chieng diffèrent d'un groupe à l'autre.

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Plusieurs minorités ethniques de Tay Nguyen accordent une grande valeur et signification aux gongs. Un grand nombre de familles ont un ensemble ou plus de gongs. Cet instrument fait partie de leur vie de la naissance à la mort et occupe une place importante lors d'événements spéciaux, tristes comme heureux.
De façon générale, les gongs sont des instruments sacrés. Ils sont surtout utilisés lors des offrandes, des rituels, des funérailles ou des noces, des célébrations de la nouvelle année, des rituels agricoles et des célébrations de victoires, etc...
Dans la région Truong Son - Tay Nguyen, le son des gongs stimulent les gens qui participent aux danses et aux fêtes populaires. Ces instruments font partie de la vie spirituelle de plusieurs minorités ethniques du Vietnam depuis longtemps.
Lithophone (Dan Da) 
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Le lithophone est un ensemble de plaques de pierres de différentes tailles fabriquées de façon rudimentaire. Ces pierres proviennent des régions montagneuses du sud, du centre et du sud-est du Vietnam. La découverte de plaques de pierres dans le site archéologique de Binh Da dans la province de Dong Nai a révélé que cet instrument pourrait dater de plus de 3 000 ans.
À la fin des années 1980s, 200 plaques de pierres de lithophone furent découvertes dans les provinces de Dak Lak, de Khanh Hoa, de Dong Nai, de Ninh Thuan, de Binh Phuoc, de Lam Dong, et de Phu Yen. Chaque ensemble comprend entre 3 et 15 barres. Le premier ensemble, trouvé à Ndut Lieng Krak dans la province de Dak Lak en 1949, se trouve aujourd'hui dans un musée français. La plupart des autres instruments sont plutôt conservés au Vietnam.
Les plaques de pierres sont sacrées pour certains groupes ethniques de Tay Nguyen; elles font partie des trésors familiaux. La musique du lithophone accompagne les cérémonies rendant hommage aux dieux. Ces plaques de pierres aident aussi à protéger les récoltes.
T’rung Le t’rung, très populaire auprès des groupes ethniques des provinces aux Hautx – plateaux du Centre Tay Nguyen, est un instrument de musique qui ressemble au xylophone. il comprend plusieurs tubes parallèles en bambou. Chaque tube est scellé à une extrémité et coupé en billet à l'autre bout. Le t’rung comprenait originalement 2, 3, 5, ou 6. Aujourd'hui, il en a encore plus.
Le t’rung produit des sons lorsque les musiciens frappent sur les tubes avec des baguettes de bambou. Il peut y avoir jusqu'à deux musiciens qui jouent en même temps avec un total de quatre baguettes. Les musiciens de la minorité E De utilisent trois baguettes; cela permet d'obtenir de différentes mélodies. Seuls les hommes peuvent jouer de cet instrument. Ils s'en servent pour se divertir lorsqu'ils travaillent dans les champs de riz ou en guidant leurs troupeaux d'animaux.

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La musique du t’rung traditionnel n'est pas permise dans les endroits clos ou dans les villages. Toutefois, certaines minorités ethniques en jouent dans les villages afin d'accompagner les chansons et les danses ainsi que d'autres instruments lors de festivals. De nos jours, le t’rung est un instrument utilisé dans des spectacles professionnels. Sa musique est connue du public vietnamien comme des étrangers.
Cithare á 36 cordres(Dan Tam Thap Luc) Instrument de musique idiophone de forme trapézoïque régulière (caisse de résonance en bois). Les 36 cordes sont tendues sur la surface par des chevilles, à peu de distance des chevilles est disposé un chevalet qui sert à maintenir la corde élevée au – dessus de la caisse de résonance. On frappe sur les fils avec 2 petits marteaux à manche souple pour produire des sons. L’instrument peut exprimer la joie ou la tristesse. Il se joue seul ou dans un concert pour accompagner le tuong, le cheo ou le cai luong ou les chansons populaires.
Dan Tranh* Dan tranh (16 cordes) Entre le XIe et le XIVe siècle, le dan tranh avait sa place dans les orchestres vietnamiens. Sous les dynasties des Ly et des Trân, il produisait la musique courtoise lors des cérémonies de culte. Ensuite, il fut utilisé dans les cérémonies religieuses. Sous le règne des Seigneurs Nguyên, il faisait partie des ensembles d'instruments à corde. Il est de forme longue, composée de 16 cordes métalliques. La caisse de résonance se courbe vers le haut et des crochets en forme d'hirondelles sont utilisés sur le manche pour atteindre les notes.
À cause de ses multiples cordes, le dan tranh produit un son plus distinct que les autres instruments.
Luth-lune ou Dan Nguyet La présence du luth-lune (dan nguyet) au Vietnam remonte au XIe siècle selon des inscriptions anciennes. Cet instrument conçu pour l'homme conserve une place importante dans les traditions musicales des Kinh. Ce luth accompagne entre autre la musique folklorique. Le dan nguyet se distingue des autres instruments à cordes avec ses sons forts et clairs ainsi que par sa capacité d'exprimer plusieurs émotions. Il fait partie de rituels animés et solennels, de funérailles ou de récitals de musique de chambre.
Le dan nguyet sert aussi d'ornement avec son long manche et ses stries.
Dan Nhi* Dan Co (violon à deux cordes) Le dan co est le préféré des vietnamiens; il est transmis précieusement de génération en génération. Il joue un rôle important dans les orchestres populaires, qu'ils soient traditionnels ou modernes. Cet instrument se nomme dan co parce qu'il est en forme de cigogne (co); le manche se courbe comme le bec de l'oiseau.
K'ni Le terme k'ni, populaire auprès des groupes Ba Na et E De, est le nom donné à l'instrument monocorde dont jouent certains groupes ethniques tels que les Ba Na, Gia Rai, E De, Xo Dang, Pako, et Hre dans la région Truong Son - Tay Nguyen. La partie principale de l'instrument a un long tube de bambou de 50 à 70cm ou une section ronde en bois. Des stries se trouvent sur le manche de l'instrument et une corde pend sur le côté. L'archet est fait d'une petite tige de bambou; le musicien frotte l'extérieur de l'archet sur la corde afin de produire des sons.
Même si la structure de l'instrument est assez simple, c'est la façon dont joue le musicien qui est particulière. Il tient une corde à une extrémité dans une main et l'autre dans sa bouche pour amplifier et transformer les sons. Le musicien modifie l'ouverture de sa bouche et pince la corde pour obtenir une gamme de sons qui s'apparente à la prononciation humaine.Les adeptes du k'ni qui ont une notion ce cette langue comprendront peut-être les messages évoquésdans la musique. Le groupe E De ont incorporé le k'ni dans la narration cho nac, un type de chanson, afin de remplacer la voix humaine.
Les hommes s'en servent pour exprimer leurs sentiments envers leurs petites amies. Le k'ni accompagne aussi les chants solennels lors de funérailles.
Dan Day Autrefois, le dan day accompagnait seulement certains types de chansons; elles se sont développées en deux variantes qui s'appellent aujourd'hui hat cua dinh et hat a dao. Le dan day , joué exclusivement par les hommes, date probablement du XVe siècle soit les débuts des différents genres musicaux.
Cet instrument a des stries et un très long manche. La technique ngon chun qui est l'action d'appuyer sur la corde, permet d'obtenir les tonalités les plus basses.
Le registre bas et les sons secs, sourds mais chauds, se distinguent toujours des autres sons en concert.
En plus d'aller avec les chansons hat cua dinh et hat a dao , le dan day accompagne aussi les poèmes. Le dan day est souvent comparé à un philosophe à l'écart compte tenu de ses sons raffinés et modestes.
Monocorde ou Dan Bau Cet instrument monocorde appartenant aux Kinh comprenait autrefois une caisse de son en bambou ou en bois dur. Une extrémité de la corde est attachée à une roulette de bois dans la caisse et joint à une baguette de bambou à l'autre extrémité. Cette dernière est fixée à une gourde séchée ou à une caisse de bois. Dans la langue kinh, bau signifie gourde.
La baguette faite de bambou ou à partir de la corne du buffle est fixée à une extrémité de la caisse de son et aide à produire les tonalités. Sa flexibilité permet au musicien de régulariser la tension de la corde et donne un enchaînement mélodieux de sons avec une seule corde. L'usage d'harmonies est une autre particularité de cet instrument. Cette caractéristique aide aussi à produire des timbres clairs et doux. C'est grâce à la combinaison de cet attribut et de la capacité de produire une gamme de tonalités différentes que les sons obtenus ressemblent à la voix humaine.
Le dan bau accompagne les discours ou les chansons. Il peut être joué seul ou avec d'autres instruments traditionnels ou modernes.
Musique matrimoniale traditionnelle Khmer 
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La musique joue un rôle important dans les noces du groupe ethnique Khmer du Sud du Vietnam. Les chansons nuptiales traditionnelles ont été préservées jusqu'à maintenant malgré les nombreux changements dans les cérémonies. Les chercheurs ont réussit à amasser une douzaine de chansons de noces ainsi que folkloriques utilisées pour animer les cérémonies. Une telle collection aide à recréer l'enchaînement musical des noces traditionnelles Khmer. Une musique correspond à la marche du marié vers la maison de sa promise, une autre à la demande d'être acceptée dans sa famille et, une dernière pour amorcer la cérémonie. Les autres rituels entourant un mariage comprennent les étapes suivantes : couper de cheveux, retirer l'épée de sa gaine, attacher des fils aux poignets, s'incliner vers le soleil, entrer dans la chambre de la mariée, souhaiter la bienvenue aux parents et à la famille et escorter les invités vers la porte à leur départ.
Klong Put Cet instrument de musique fut d'abord conçu pour les femmes. Le nom klong put d'origine Xo Dang est devenu son nom commun. Il est très populaire auprès de groupes ethniques Xe Ba na, Gia Rai, et Hre de Tay Nguyen. Le klong put est fait d'une série de 2 à 12 tubes de bambou. Chaque tube a une longueur variant entre 60cm et 200cm et un diamètre de 5 à 8cm. Les tubes sont ouverts à une extrémité ou aux deux. Les tubes sont en position horizontale et la musicienne doit se tenir debout avec le dos courbé ou s'agenouiller en tapant des mains pour pousser l'air dans les tubes afin de produire des sons. Chaque tube produit généralement qu'un seul ton. Toutefois, quelques groupes ethniques utilisent la main pour bloquer une extrémité du tube; cette technique permet de produire d'autres sons. Le klong put à deux tubes peut ainsi produire quatre ou cinq tonalités.
Selon une légende, cet instrument abrite la déesse du riz. En ce sens, sa musique est associée à la production agraire, au travail dans les champs et au festivités rattachées à la riziculture. Le répertoire du klong put est limité. Des musiciens professionnels commencent toutefois à monter des spectacles pour faire connaître cette musique.
La musique de la fête Rija Rija est un nom spécial que la communauté Cham donne aux fêtes d’agriculture et aux festivals rendant hommage aux ancêtres. Le Rija est la célébration musicale la plus ancienne chez les Cham. Pendant ce festival, les participants admirent les instruments musicaux uniques des Cham.  Les chants de fêtes sont appuyés par les airs de la trompette saranai et de plus de 50 airs du tambour kinai. Cette musique accompagne les danses autour du feu et les participants aiment toujours les chansons entraînantes telle que Vai chai.
La musique martiale des Tây Son La musique martiale des Tây Son est très liée à la célèbre école d’arts martiaux de Binh Dinh. Selon la légende, cette musique fut inventée par Nguyên Hue (un héros national de descendance paysanne au XVIIIe siècle) et ses frères. Un musicien pouvait jouer 17 tambours; les mains frappaient sur 12 tambours, la tête sur un, ses talons sur deux et ses épaules sur les deux derniers. Ceux qui pouvaient accomplir cette tâche maîtrisaient l'art martial du saint.
Après la mort des frères Nguyên, cet art martial fut transformé en musique de rituel. Elle faisait partie du répertoire des chants en l'honneur des héros de guerre. La musique Tay Son comprend quatre rythmes appelés Xuat Quan (le départ de la marche), Hanh Quan (la marche), Ham Quan (l'arrêt de la marche) et Khai Hoan (le triomphe).
Tambourin enduit de riz (Trong Com) Instrument de musique traditionnelle de forme oblongue, à double tympan en peau (le tympan est enduit de riz au milieu pour régler le son d’où le nom de trong (tambourin) com (riz) qui était déjà mentionné dans les annales des Ly sous le nom de phan co: phan (riz), co (tambourin). La croûte de riz encore fraîche donne une belle résonnance; devenue sèche, la résonnance est assourdie. La caisse (tang trong) en bois est cylindrique, légèrement resserrée (mup) aux extrêmités. On tape avec les doigts, le son résonne sourdement.
Il y a plusieurs jeux possibles: une main tape sur un tympan tandis que l’autre couvre l’autre face; on peut faire rouler le tympan (ve) avec une main, 2 mqains, 2 doigts...Le tambourin fait partie de l’orchestre du tuong, cheo, des enterrements, du cai luong.
Flûte H’Mong ou sao Le mot sao est habituellement employé pour désigner un tube de bambou vertical perforé de trous pour y placer les doigts. Toutefois, les groupes ethniques utilisent aussi ce terme pour décrire plusieurs instruments à vent tels que les flûtes, avec ou sans bec et avec ou sans trous pour les doigts, etc... La flûte sao H’mong a un timbre coloré que les H'mong appellent tra pun tu. Les sons sont aussi durs et doux que des chuchotements. Cette flûte a conquis le cœur des gens depuis longtemps. Au fil des années, l'instrument continue de se perfectionner pour produire de nouveaux sons.
Cette flûte accompagne le jeune homme H'mong au travail comme en amour. Selon eux, elles s'avère un moyen efficace de conquérir le cœur des femmes.
COSTUMES INTRODUCTION Les vêtements sont un des trois besoins de la vie matérielle (nourriture, logement, vêtement). C'est le premier produit culturel de la société humaine. Les vêtements changent au fur et à mesure du développement de l'histoire. Les deux objets caractéristiques du costume féminin au Vietnam sont la tunique (Ao dai) et le chapeau conique en feuille de latanier (Non la) À la période féodale, le costume traditionnel des vietnamiennes (surtout pour les femmes) sont: robe noire, robe de quatre pièces, la ceinture découpée dans du tissu bleu ou blanc. La classe intellectuelle, les mandarins et les confucianistes portaient un vêtement de cérémonie: pantalons blancs, tunique longue boutonnée sur les côtés, de longs cheveux attachés, des turbans et des pantoufles. Le costume de cérémonie des hommes et des femmes de classe moyenne était une longue tunique noire et des pantalons noirs. Les vêtements changent au fur et à mesure du développement de l'histoire. Jusqu'à nos jours, la tunique de la femme vietnamienne est influencée par la nouvelle culture, elle commence à s'inspirer de la mode européenne et se perfectionne extrêmement luxueuses, plus belles et raffinées qu'au siècle précédent. Dans ensemble, les costumes vietnamiens sont variés. Les femmes ne portent que la robe tunique dans les occasions spéciales comme fêtes, mariage... Les habits traditionnels jadis sont remplacés aujourd'hui par les vêtements les plus commodes, simples propices au travail et à la vie moderne. Pourtant, les coutumes gardent encore toujours leur originalité, leur caractéristique.
COSTUME TRADITIONNEL Tunique (ao dai) Au fil des jours, la tunique de la femme vietnamienne change et se perfectionne. Elle est bien ajustée, mettant en relief les rondeurs et convenant à merveille à la sveltesse des Vietnamiennes. Les deux pans qui descendent jusqu'au mollet et flottent légèrement dans le vent, laissant transparaitre le derrière et les cuisses sous un pantalon de fine soie. Ils sont ouverts un peu plus haut que le pantalon, découvrant une partie du corps. Les manches sont assez amples, peut-être légèrement évasées et ne couvrant que les trois quarts de l'avant-bras si l'on veut respirer la santé, la jeunesse. Récemment, les modes étrangères sont introduites au Vietnam mais ce costume traditionnel est toujours prisé des Vietnamiennes. Dans l'ensemble, les costumes vietnamiens sont variés. Presque toutes les ethnies ont leur propre costume traditionnel. Les fêtes sont pour elles l'occasion de porter leurs vêtements préférés. Au long des milliers d'années, les costumes des ethnies changent mais gardent toujours leur originalité, leur caractéristique. Chapeau conique au poème (non bai tho)
De pair avec la tunique, les femmes se coiffent de charmants chapeaux coniques en feuille de latanier. Ceux-ci s'améliorent aussi à travers la pratique de leur utilisation aux fins de protection contre le soleil et la pluie. Pour confectionner de beaux chapeaux, l'artisan doit choisir de jeunes feuilles de latanier, les faire sécher et les repasser A l'intérieur des chapeaux, sur la couche de feuilles d'une blancheur immaculée il y a des images de barque et de débarcadères et des poème COSTUME DES GROUPES ETHNIQUES
Le costume des groupes ethniques du Vietnam est très varié, chaque costume a sa propre originalité caractéristique de la région. À la région montagneuse base, les ethnies qui habitent dans les maisons sur pilotis, portent des pantalons et jupes décorés des motifs imitant les fleurs et animaux de la forêt. En général, la plupart des costumes des ethnies sont décorées par divers ornements avec les couleurs vives et harmonieuses avec des jupes, des vêtements faits par l’habilité et le sens esthétiques des filles et femmes ethniques, les bijoux et les ornements comme des bracelets, boucles d’oreilles, colliers en cuivre, argent sont des objets indispensables quand on parle de leur costume.
Architecture et beaux arts Beaux - Arts Traditionels Le Vietnam dispose 54 ethnies minoritaires. Chaque ethnie possède sa propre tradition culturelle. Le trésor de la culture traditionnelle du Vietnam est très riche. Les oeuvres de beaux - arts contribuent une partie de première importance dans ce trésor. Il y a beaucoup de sortes d'oeuvres de beaux - arts comme sculpture, céramique, peinture...faits en différentes matières: terre cuite, pierre, bronze, fer, bois, papier...
Les objets conservés jusqu'ici montrent que les beaux - arts traditionnels du Vietnam furent ont fait leur apparition très tôt: gravures dans une grotte à Hoa Binh datant environ 1 000 ans, louches en cuivre trouvés à Hai Phong, tranchant de la lance en cuivre à Thanh Hoa qui remontent au IVe siècle av JC, gravures sur le tambour en bronze...qui constituent des oeuvres de beaux - arts riches en valeurs esthétiques.
Comme c'est une grande catégorie composée de différentes sortes, de divers oeuvres qui ont été vus le jour pendant de différentes périodes, il est difficile d'y introduire complètement et profondément tous les aspects de ce domaine. Dans l'ensemble, on ne peut que présenter les traits les plus généraux et les plus caractéristiques aux lecteurs.
La peinture folklorique Les Vietnamiens pratiquent le culte des ancêtres et croient à la déification des phénomènes naturels, et l’on retrouve ces deux éléments dans la peinture. Celles-ci sont de deux types: les peintures de Têt et les peintures du culte des ancêtres. Elles combinent les valeurs culturelles traditionnelles et des techniques ancestrales. En raison de leur immense popularité historique, les peintures folkloriques devaient être produites en grandes quantités. La technique de l’imprimerie avec gravure sur bois, pratiquée par les Vietnamiens depuis des siècles, permettait de répondre à la demande. Ainsi, au XIIe, sous la dynastie des Ly, de nombreuses familles étaient spécialisées dans la sculpture de ces modèles sur bois. À la fin de la dynastie des Trân, ces familles imprimaient également des billets de banque. Au début de la dynastie Lê So, la technique chinoise de planches gravées à imprimer fut introduite et améliorée.
Sous la dynastie des Mac (XVIe), la peinture folklorique est devenue très populaire, en particulier auprès de la classe aristocratique de Thang Long (Hanoi). Au XVIIIe et au XIXe siècles, l’art de la peinture folklorique s’est répandu dans tout le Vietnam. Au musée d’histoire et au musée des Beaux-arts de Hanoi, on peut voir de très anciennes planches à imprimer.
On peut aujourd’hui classer les peintures populaires selon divers courants correspondants aux endroits où elles sont réalisées. Chacune possède son propre style, mais elles impriment toutes les formes selon la technique commune de don tuyen binh do (ligne unique et motif simple). La technique des motifs est appelée Thuan tay hay mat (facile à dessiner et à voir). La peinture folklorique ne respecte pas les lois de la perspective, mais exprime plutôt une méthode d’observation selon différents angles. Les déités sont imposantes et occupent les positions les plus élevées. Les gens ordinaires sont dessinés à plus petite échelle. La taille des animaux ou des paysages naturels dépend de leur valeur sentimentale dans l’histoire exprimée. Ces caractéristiques particulières font de la peinture folklorique vietnamienne un art unique en son genre.
La peinture Dong Ho 
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Elle provient du village de Ho dans le district de Thuan Thanh, situé dans la région de Bac Ninh. Pour réaliser ces peintures, les artisans utilisent de nombreuses planches gravées dont chacune imprime successivement une couleur différente sur le papier. Des formes élaborées sont créées à partir de figures au contour noir. Les artisans prêtent aussi une attention particulière à la corrélation entre la figure et le fond. L’ordonnance respecte la symétrie. Dans les peintures Dong Ho, les couleurs ne se mélangent jamais. Des combinaisons de couleurs opposées, telles que rouge et jaune, vert et orange, ou noir et blanc, donnent des résultats contrastés. Il arrive aussi de voir un peu de bleu et de rose. Ces couleurs sont toutes obtenues à partir de matériaux naturels: coquillages, fleurs, feuilles.

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Les dessins s’inspirent de deux thèmes principaux: les cérémonies de réjouissance et l’hommage aux ancêtres. Les peintures illustrent souvent la cueillette de la noix de coco, la procession du tambour ou le musicien qui guide les buffles en jouant de la flûte. La peinture Dong Ho sert aussi à décorer des autels, des pagodes et des maisons communales.
Les peintures Hang Trong Les peintures de la rue Hang Trong sont réalisées à partir d’un fond noir afin que les couleurs soient plus riches. La peinture au rouleau, une particularité de la peinture folklorique, permet de remplir le fond tout en laissant quelques espaces libres. Les thèmes exploités sont à peu près les mêmes que ceux de la peinture Ho. Les peintures Hang Trong sont assez recherchées pour les images de culte dans les temples. Elles sont réalisées et vendues dans la capitale de Hanoi.

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Les peintures Kim Hoang Elles sont réalisées légèrement à l’extérieur des anciennes limites de Thang Long (Hanoi). On utilise pour les imprimer du papier importé de couleur: jaune, rouge vif, ou rose; c’est pourquoi, en Vietnamien, on les appelle souvent les peintures rouges. On imprime les lignes et les formes en noir, ainsi que certaines couleurs. D’autres couleurs peuvent être rajoutées à la main. Parfois, il arrive que l’on réimprime sur ces peintures afin d’obtenir des lignes bien nettes. Les couleurs utilisées sont achetées dans le commerce à l’exception de l’indigo, qui est fabriqué de façon artisanale par le peintre.
Les thèmes de ces peintures rappellent ceux des peintures Dong Ho, mais elles comprennent également les peintures de caractères chinois: Phuc (bonheur), Loc (chance) et Tho (longue vie). La fleur propre à chaque saison est également imprimée en face de chaque caractère.
Les peintures du village de Sinh Ces peintures sont assez réputées dans le Centre du pays. Le village de Sinh se trouve dans les alentours de la ville de Hue. La majorité de ces peintures sont utilisées pour le culte et portent sur les croyances mystiques et reliées à la nature du Vietnam ancien. Très présente, l’image de Tuong Ba est considérée comme la protectrice des femmes.
Ces peintures sont réalisées à partir d’une seule planche de gravure pour former les contours et les formes noires. On y rajoute parfois quelques touches de couleur. Certaines peintures sont encore imprimées sur du papier rustique.
Sculpture Dans l'art traditionnel, la sculpture vietnamienne a une histoire de développement continuelle, avec un nombre incalculable d'influences en provenance de la Chine et des Indes. Les principales catégories de sculptures sont les suivantes: - La sculpture des royaumes Funam et Champa dans le Sud Vietnam. - La sculpture des Chams dans le centre du Vietnam. - La sculpture des Dai Viet dans le Nord du Vietnam. - La sculpture de maisons tomba dans les hauts-plateaux de l'ouest.
Les influences des trois traditionnelles religions du Vietnam, le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme, qu'apportèrent les Chinois. Elle est présente dans les maisons communales, les temples et les pagodes qui abritent des exemples des premières sculptures vietnamiennes.
La période préhistorique date de la culture Nui Do qui émergea il y a de cela 300 000 ans et qui s'étira jusqu'à la culture Dong Son, il y a de cela 2 500 ans. A cette époque, les activités culturelles n'étaient pas très développées et elles étaient plutôt des pratiques artistiques. Il n'y a pas d'exemples clairs de sculpture préhistorique, mais seulement des expressions ou des manifestations. Une se retrouve dans la grotte Dong Noi (district Lac Thuy, province Hoa Binh): un exemple datant de 10 000 ans est constitué de trois visages humains et un animal sculptés. Une petite céramique et des statues de pierre ont également été trouvées lors de fouilles archéologiques à Phung Nguyen, Dong Dau et Go Mun.
La culture Dong Son est célèbre pour ses tambours; des petites sculptures attachées à des objets de culte et des ustensiles de cuisine ont été retrouvés. Ils ont la forme de poignées ayant la forme d'hommes, d'éléphants, de grenouilles et de tortues.
Sculpture de tombes dans les hauts-plateaux de l'ouest Les cinq provinces de Gia Lai, Kon Tum, Dak Lak, Dak Nong et Lam Dong sont situées dans les hauts-plateaux du sud-ouest du Vietnam. Autrefois de brillantes cultures du Sud-Est Asiatique et de Polynésie y habitaient. Les familles linguistiques de Mon-Khmer et malayo-polynésien jouèrent un rôle important dans la langue des hauts-plateaux de l'ouest, et les traditions demeurent très populaires chez les habitants de ces îles inexplorées dans la région tropicale.
Des maisons de deuil ont été érigées en l'honneur des morts des groupes ethniques Giarai et Bhonar sont représentées par des statues devant les tombes. Les statues représentent des couples enlacés, des femmes enceintes, des gens en deuil, des éléphants et des oiseaux. Chacune d'elles semble porter l'esprit profond d'un autre monde, ou les âmes retournent pour visiter les générations suivantes.
Le royaume de Champa Le royaume de Champa pris forme dans le Sud Vietnam actuel. Cet ancien pays était dispersé le long de la côte.
Les ruines les plus impressionnantes sont situées à Amaravati (province de Quang Nam), Vijaya (province de Binh Dinh), Kanthara (Nha Trang) et Paduranaga (Phan Rang). L'association des deux clans Cham de Can et Dua a conduit à l'établissement d'un état féodal, fortement influencé par l'hindouisme. Les Chams possédaient une habilité de création surprenante et ils produisirent de magnifiques oeuvres d'art et d'architecture. Les archéologues croient que le royaume se développa au IIe siècle, mais ce n'est qu'aux VIIe et VIIIe siècles que l'architecture et la sculpture Cham atteignirent leur forme actuelle, liée étroitement au bouddhisme et à l'hindouisme. Les sculptures se marient harmonieusement ensembles dans les divers complexes architecturaux, selon les fonctions des tours.
Le développement de la sculpture Cham est divisé entre six principales périodes: - My Son E1 - la première moitié du VIIIe siècle - Hoa Lai - la première moitié du XIe siècle - Dong Duong - fin du IXe siècle - Tra Kieu -fin du IXe siècle et début du Xe siècle - Thap Mam - XIIe et XIIIesiècles - Poklaning Gia Lai - fin du XIIIe jusqu'au XVIe siècle.
En 1470, l'Empereur Le Thanh Tong conquit le Sud et fut suivi par des immigrants vietnamiens, encouragés à déménager par les seigneurs Nguyen. Depuis lors, l'art des Chams n'exista que pour payer le tribut d'un héritage des temps anciens.
Dynastie Ly (1010 - 1225) Le Dai Viet devint un état indépendant et puissant après Ly Cong Uan monta sur le trône et qu'il transféra la capitale nationale de Hoa Lu à Thang Long (Hanoi actuel). Le bouddhisme devint la religion nationale et se développa éventuellement en une partie importante de la vie quotidienne des habitants. Des centres bouddhistes se formèrent à. Quang Ninh, Ha Nam, Nam Dinh, et spécialement dans la province de Bac Ninh. La terre natale de la dynastie Ly se construisit selon l'architecture traditionnelle du Sud-Est Asiatique. Les pagodes de l'époque étaient généralement construite en pallier, avec de hautes tours et des statues de Bouddha au centre. La statue de Amida Bouddha dans la pagode Phat Tich (construite en 1057) serait un des premiers travaux de sculpture bouddhiste au Nord. Un obélisque trouvé à la pagode Dam (1086) est dérivé des symboles Chams Linga et Yoni. Il s'agit d'une oeuvre imposante mesurant 5.4 mètre de hauteur.
Dynastie Tran (1225 - 1400) La dynastie Tran suivit la chute de la dynastie Ly dans le développement du féodalisme vietnamien. Des résistances victorieuses contre les envahisseurs Mongols en 1257 et 1288 préservèrent l'indépendance du pays et influença profondément la littérature et les arts. A la même époque, une guerre ravagea le pays, limitant la création artistique. Le bouddhisme continua à se répandre, même si les pagodes de l'époque n'étaient pas aussi grandioses que celles construites précédemment. Plusieurs bases rectangulaires pour les statues étaient en forme de lotus et se trouvent actuellement dans les pagodes de Thay, Boi Kho et Duong Lien.
La sculpture et la gravure sur bois se trouve aussi dans les pagodes de Pho Minh (province Nam Dinh) et Lac (province Hung Yen), dont les sujets sont des dragons dansant ainsi que des feuilles de figuiers. Dans les mausolées de la dynastie Tran, il y a des sculptures de pierre représentant des hommes et des animaux rendant hommage à la famille royale. Les statues de tigres dans le mausolée de Tran Thu Do (un des fondateurs de la dynastie Tran) et des statues de buffles et des chiens dans le mausolée de Tran Hien Tong sont les premières formes de sculpture sur des tomes vietnamiennes.
Dynastie Le (1428 - 1527) Pendant les 100 premières années de la dynastie Le, le bouddhisme a été graduellement intégré aux villages et hameaux, et le confucianisme fut amené a joué un rôle important dans les affaires royales et l'économie agricole. Les relations entre les fermiers et les propriétaires terriens fleurirent. En plus des trois impressionnantes statues de pierre érigées à la pagode Ngoc Kham (province Bac Ninh), l'image de Bouddha dans la sculpture du début de la dynastie Ly diminua. De magnifiques travaux ornant les tombes et les mausolées des empereurs Le à Lam Son (province Thanh Hoa) les remplacèrent. Huit mausolées de rois et deux de reines s'inspirèrent de la forme du mausolée de l'Empereur Le Thai To, construit en 1433. Ils ont des surfaces carrées, avec un sentier pour les dieux s'étendant au milieu. Sur les côtés sont deux rangées de statues qui rendent respect à la tombe, incluant mandarins, licornes, chevaux et tigres.
Après 20 ans de guerre avec la dynastie chinoise Minh (1407 – 1427), le pays fut dévasté : plusieurs produits avaient été volés, temples et pagodes furent détruits et de talentueux travailleurs furent capturés et envoyés en Chine. L'empereur Le utilisa des fermiers des villages environnants pour graver des statues et construire des mausolées. Pour cette raison, la simplicité et la diligence de la nouvelle monarchie vit la production d'oeuvres de qualité relativement pauvre.
La dynastie Mac suivit la dynastie Le et s'étendit entre 1528 et 1598. A travers la campagne, un nouveau style de maison commerciale (dinh lang) et de sculpture se développa, qui était en contraste avec les travaux précédents inspirés par la religion et le féodalisme.
Au XVIIe siècle, les seigneurs Nguyen prirent le pouvoir et conquirent le Sud. Des conflits entre les familles Trinh et Nguyen se produisirent à sept reprises durant le siècle. A ce moment, le bouddhisme fut restauré et fut considéré comme le salut des âmes des habitants. Pour cette raison, la culture et les arts se développèrent pendant les 200 prochaines années et atteignirent leur plus haut niveau de prospérité. Les ouvres sculpturales se diversifièrent. Ils incluaient: sculptures bouddhistes des pagodes de village, sculptures pour les mausolées et tombes des empereurs et mandarins des dynasties Le et Trinh ainsi que des sculptures dans les temples s'inspirant des croyances religieuses des habitants.
La statue de la déesse Kuanin, avec 1000 yeux et 1 000 mains à la pagode Ha (province Vinh Yen) est un fin exemple du grandiose travail sculptural du XVIe siècle. La statue Kuanin de la pagode But Thap (province Bac Ninh) mesure 3.7 mètres de hauteur et présente 48 larges mains et 952 plus petites. Elles sont toutes reliées par un anneau noir autour des yeux, symbole des travaux du XVIIe siècle.
Les sculptures des maisons commerciales de Phu Lac, Chu Quyen, Tho Tang, Lien Hiep et Huong Loc sont pleines de forces vitales et ont des caractéristiques d'envergure et des structures imposantes. Les identités et les styles sont un mélange de dieu et d'images de Bouddha ainsi que d'activités commerciales comme l'agriculture.
Dynastie Nguyen (1802 - 1945) La dynastie Nguyen opéra le transfert de la capitale de Hanoi à Hue et construisit une cité impériale grandiose et un ensemble de mausolées et de tombes. Les sculptures de ces mausolées et tombes féodales sont considérées comme extrêmement pauvres et très peu novatrices. La céramique La préhistoire À l’époque préhistorique, les céramiques étaient encore très rudimentaires, et mêlées de sable ou de diverses matières. La plupart d’entre elles étaient modelées à la main par les femmes. Alors que les céramiques étaient encore humides, elles étaient décorées de motifs simples: des lignes obliques, des veines ondulées, des veines grattées en peigne... Les principaux objets en céramique comprenaient des récipients, des ustensiles de cuisine et des bijoux.

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L’âge de bronze Presque tous les produits de céramique étaient alors déjà réalisés sur des tours. Outre les ustensiles et les bijoux, on trouve à cette époque des outils de travail et des objets décoratifs. Les motifs ornementaux ressemblent à ceux des bas-reliefs. La forme et la décoration des céramiques étaient influencées par la fabrication des objets en bronze à la même période.
L’âge de fer Les céramiques étaient fabriquées dans différents endroits du pays. Même si leur qualité n’était pas encore remarquable, les formes et les décorations de cette période étaient abondantes et raffinées. La céramique était alors attachée à l’agriculture et les hommes ont joué un rôle très important dans sa production.
Sous l’influence de la céramique chinoise, plusieurs sortes de céramiques architecturales ont fait leur apparition, comme les briques et les tuiles. Par ailleurs, de petites statues d’animaux, de porcs et de bœufs, étaient modelées avec simplicité. Les motifs ornementaux reflétaient une combinaison harmonieuse entre les styles vietnamien et chinois.
De la dynastie des Ly à nos jours À la période de la restauration et de l’indépendance nationale, après dix siècles de domination chinoise, la céramique a connu d’immenses progrès en ce qui concerne la qualité des matériaux, l’envergure de la production et la variété des produits. Du point de vue esthétique, ce fut l’apogée des formes, des motifs ornementaux et des couleurs.

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À partir du XIe siècle, la céramique, en particulier la céramique couleur ivoire, a continué d’évoluer avec de nouveaux motifs tels que le lotus, devenu populaire avec l’expansion du bouddhisme.
Depuis le XVe siècle, la céramique a commencé à se charger de vernis blanc et de motifs décoratifs bleus. La technique de fabrication et de cuisson s’est développée graduellement. Plusieurs localités comme Bac Ninh, Thanh Hoa, Hanoi ou Nam Dinh sont toujours spécialisées dans la céramique.
Artisanat Dans Vietnam, il y a un grand nombre d’artisanats traditionnels dans différentes spécialités comme la sculpture, la peinture, le travail de l’or et de l’argent, le tissage, la ciselure et la gravure sur pierre, la céramique, etc.
------------ L'orfèvrerie ------------ Au deuxième siècle, les Vietnamiens savaient déjà se servir de l'or et de l'argent pour fabriquer des bijoux. Ces métaux se travaillent de trois façons. On peut polir les métaux, sculpter des motifs, et, faire couler les métaux pour leur donner une forme. La gravure permet aussi de mélanger l'or et l'argent sur un même bijoux.
À Hanoi, la rue Hang Bac, la rue de l'argent, se spécialise depuis longtemps dans la fabrication et la vente d'objets en or et en argent.
---------- Les articles incrustés de nacre ----------
L'artisan utilise des éclats de perles et de coquilles d'huîtres pour incruster des objets de nacre. Son travail est méticuleux et se fait en plusieurs étapes. Il commence par tracer un modèle. Ensuite, il meule, scie, perce et incruste les objets de nacre avant de meuler une dernière fois et de polir. De nos jours, cette technique est utilisée dans la fabrication de meubles. L'artisanat illustre des récits de la nature montrant des fleurs, des papillons, des bananiers, et des oiseaux sur des mobiliers. Cet art a fait monter la valeur des meubles en bois. Cette technique viendrait du village Chuon dans la province de Ha Tay.
---------- La ciselure et la gravure sur pierre ----------
Les artisans fabriquent des articles de valeur à partir de blocs de marbre : bracelets, cendriers, statues de Bouddha et de jeune filles, fleurs et plantes ornementales et des animaux tels que le chat et le paon. Au pied de Ngu Hanh Son, c'est-à-dire la montagne de marbre à Danang, les villages de Khoan Khoai et de Hoa Khe sont connus pour ce métier traditionnel.
---------- Les laques poncées ----------
Les laques poncées sont fabriquées dans plusieurs pays. Le sumac, l'arbre qui fournit les laques, est cultivé dans certains d'entre eux mais seul celui planté à Phu Tho au Vietnam a le plus de valeur. Il produit une résine bien meilleure qu'ailleurs. Ainsi, les laques poncées vietnamiennes sont connues à la fois pour leur beauté et leur résistance. Au XVIIIè siècle, les gens du district de Nam Ngu à Hanoi, se spécialisait dans cet art. Au début, les artisans n'utilisaient que quatre couleurs : noir, rouge, jaune et brun. Avec les années, la technologie a aidé à créer des produits encore plus remarquables. Aujourd'hui, des articles tels que des tableaux, des vases, des étuis à bijoux et à cigarettes, des échiquiers et des paravents sont renommés sur les marchés domestique et international.
---------- La céramique ----------
Au Vietnam, plusieurs villages tels que Tho Ha et Phu Lang dans la province de Bac Ninh et Huong Canh dans la province de Vinh Phuc font de la céramique. Bat Trang près du centre-ville de Hanoi serait le village de céramique le plus ancien du pays; selon les archives historiques, ces produits étaient connus avant le XVè siècle. Aujourd'hui, la céramique vietnamienne vient dans tous les formats, de la petite tasse à la statue de Bouddha. Elle connaît du succès autant au Vietnam que sur le marché international.
---------- La fonderie ----------
La fonderie est l'un des arts traditionnels du Vietnam. La technologie a permis de conserver plusieurs objets en bronze datant de l'époque antique. Il y a près de 4 000 ans, les Vietnamiens faisaient fondre le bronze afin d'en faire des armes et des outils. Des statues ont aussi été conservées montrant les œuvres d'art de l'époque. Au fil du temps, les artisans ont continué à fabriquer des objets et des outils facilitant le travail de tous les jours. Parmi les œuvres d'art vietnamiennes connues, on compte une série de tambours et d'autres reliques exposées à Huê comme les urnes du Palais impérial (1659-1684), le cong grandiose (1677) et la cloche (1710) de la pagode de Thien Mu, les Neuf canons (1803), et les Neufs urnes (1835-1837). De nos jours, quelques villages sont réputés pour leur fonderie : Ngu Xa près de Hanoi, Phuong Duc un disrict près de Huê et Phuoc Kieu dans la province de Quang Nam.
----------La broderie et la dentelle ---------- Dans le passé, la broderie était surtout réservée aux plus riches, aux temples et aux pagodes. La technique de cet art est plutôt simple; elle compte cinq couleurs soit bleu, vert, jaune, rouge et violet. De nos jours, en plus d'avoir une fine utilitaire, la broderie sert de décoration. Les nouvelles technologies ont contribué à la production de nouveaux articles tels que des abat-jour, des dentelles, des serviettes, des draps, des kimonos et des taies d'oreiller. Les portraits comptent parmi les œuvres les plus difficiles à réussir; l'artisan peut travailler avec près de 60 fils de différentes couleurs à la fois. La croyance populaire veut que la broderie provienne du village de Quat Dong dans la province de Ha Tay.
---------- Les articles de bambou et de rotin ---------- Le bambou et le rotin offrent un montant important de matériaux pour les artisans. Le Vietnam a présenté ses articles de bambou et de rotin pour la première fois à la Foire de Paris en 1931. Aujourd'hui, une gamme de 200 articles sont vendus à travers le monde : vases, corbeilles, plateaux, abat-jour et assiettes à fruits... Ces articles sont légers, solides et résistent aux termites.
Cuisine, fleurs et fruits Cuisine vietnamienne Repas an com signifie en vietnamien prendre un repas principal composé du riz accompagné de plusieurs mets. Riz: On met le riz dans l'eau bouillante. Quand il n'y a plus d'eau, on le laisse cuire à petit feu. Un repas ordinaire (appelé aussi repas populaire) comprend le riz et des mets. Mets secs: Viande, poisson, crevette, fromage de sojà, légumes sautés, légumes salés... Soupes: potage (viande, légumes, côtes...), soupe de crabe, soupe de poisson.. Nom (salade de légumes hachés). Il est fait de papaye verte hachée en très fines lames, de concombre, de carotte, de porc maigre bouilli, assaisonné d'arachide pilé, de vinaigre, de sucre, d'ail, de piment. Le nom a donc à la fois divers goûts. Il entre dans la composition tant des repas quotidiens que des banquets. Depuis quelques années, les Vietnamiens ont l'habitude de prendre le déjeuner sur les lieux de travail. Des restaurants populaires poussent partout, surtout près des services publics.
Nem ran (Hachis de porc) Nem ran, aussi appelé cha gio dans le Sud est un mets simple et populaire. Les ingrédients comprennent de la viande maigre, des crabes ou des crevettes, des champignons, des oignons séchés, des fèves de sojà, des œufs et des épices. Tous les ingrédients sont enveloppés dans du papier de riz et frits par la suite. Une sauce à base de sucre, d'eau, de vinaigre, de poivre et d'épices à chili accompagnent le mets. Les nem ran sont délicieux.
Gio Lua (Pâté de viande) Le pâté de viande de porc est un mets qui plaît autant aux étrangers qu'aux Vietnamiens. Il s'agit de porc haché bouilli et enveloppé dans des feuilles de bananier. La partie la plus savoureuse du pâté est la couche du dessus parce que la viande absorbe le goût des feuilles de bananier. Ce plat ne porte pas le même nom dans le Nord et dans le Sud.
Banh Chung (Gâteau carré de riz gluant) Le gâteau de riz gluant, le banh chung, est un mets traditionnel vietnamien typique des célébrations du Têt; toutes les familles en préparent un plat qu'elles déposent sur l'autel des ancêtres.
Le banh chung est fait de riz gluant, de viande de porc et de fèves vertes. Il est enveloppé dans une feuille de phrynium qui lui donne sa couleur verte.
Cusine dans le Nord Com (Riz grillé) Le riz grillé, ou com, est un plat automnal très élaboré. Après avoir enlevé le riz de son enveloppe, il faut l'enrouler dans des feuilles de lotus pour lui donner du goût. Le riz grillé est populaire dans tout le Vietnam mais c'est la spécialité du village Vong, situé à 5km du centre de Hanoi. Les villageois utilisent encore la recette traditionnelle qui est le secret des cuisiniers de l'endroit; les amateurs de com n'en trouveront pas de pareil ailleurs. Ce mets se mange avec des bananes mûres et des sapotiers. Le riz grillé s'offre bien en cadeau.
La Pho Le pho est un mets traditionnel que les Vietnamiens cuisinent depuis plus de cent ans et de plus de dix-sept façons différentes. Ce mets est originaire de Hanoi, où on trouve encore les meilleurs pho. Il est fait à base de bœuf mais c'est possible de l'apprêter avec d'autres viandes. Les Vietnamiens en mangent toute leur vie et à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. La croyance populaire veut qu'il y aura de la pho aussi longtemps qu'il y aura des Vietnamiens. Banh cuon Le banh cuon est très populaire au petit déjeuner. Il est fait de farine de riz dont les grains sont choisis minutieusement et trempent dans l'eau pendant toute une nuit. Il faut ensuite les moudre avec un mortier en pierre et ajouter des agents de préservation. Le banh cuon est filtré à l'aide d'un écran de tissu qui repose sur un chaudron d'eau bouillante et qui est couvert d'une pièce mobile. Après quelques minutes, une baguette en bambou sert à enlever la couche de farine qui s'est formée sur l'écran. Il faut ensuite enrouler et garnir le tout d'oignons frits. Un petit village en banlieue de Hanoi doit sa célébrité à son banh cuon. Les gens de l'endroit servent ce mets accompagné de viande maigre, de crevettes, de champignons, d'oignons, de sauce du poisson et de poivre. Tous les ingrédients sont frits et enroulés dans la feuille de riz. Le banh cuon est à son meilleur lorsqu'il est mince, blanc et collant. Une petite sauce aigre-douce lui donne encore plus de saveur. Cha Ca Le cha ca, ou hachis frit, de poisson a une tradition de plus de cent ans au Vietnam. C'est une création de la famille Doan de la rue Cha Ca à Hanoi. Plusieurs espèces de poissons peuvent servir à la préparation du cha ca. Par exemple, le thon est faible en gras, a peu d'arêtes et a un goût exquis. Les cuisiniers séparent la chair des arêtes qui vont dans une sauce; la chair est marinée dans le sel avant d'être grillée. Plusieurs épices rehaussent aussi la saveur du poisson telles que la coriandre, la menthe et l'aneth. Selon la légende, le prince Lang Lieu de la dynastie des rois Hung, aurait préparé ce gâteau pour l'offrir en cadeau à son père. Le banh chung aurait gagné la faveur du roi qui lui aurait légué son trône.
La préparation est délicate. Le riz doit reposer dans l'eau pendant toute une journée et la viande de porc doit conserver sa peau et son gras. Les fèves vertes doivent être de la même taille et les feuilles de bambou doivent être fraîches. Il faut aussi des mains habiles pour nouer les cordes de bambou qui servent à couper les morceaux de gâteau.
Ce mets délicieux est disponible en tout temps mais pendant le Têt, les Vietnamiens en mangent avec du gio lua, un pâté à la viande et avec du hanh muoi, des oignons salés.
Cusine dans le Centre Bun bo Hue (Soupe au bœuf et aux nouillesde Hue) Plusieurs années d'expérience dans la cuisine sont requises avant de réussir une bonne soupe au bœuf et aux nouilles de Huê. Les ingrédients principaux de cette recette sont la viande en lambeaux et la pâte de riz. La plupart des restaurateurs de Huê ne font pas leurs pâtes; ils les achètent à Van Cu et à Bao Vinh, deux villages situés à proximité de Huê. La viande est ensuite mise en lambeaux, bouillie et retirée du bouillon. Le bouillon dépend de la qualité de la viande; la qualité du bouillon se mesure par sa clarté. La quantité de sel ajoutée à la recette varie selon la saison de l'année. À l'été, cette soupe est servie avec des fèves de soya, de la menthe et de la laitue. À l'hiver, la recette est plus salée et comprend de la citronnelle et de la sauce poisson. Tom chua Huê (Crevettes aigres de Hue) Les personnes natives de Huê sont habituellement friandes des crevettes aigres. Ce plat est aussi très populaire auprès des touristes. Il se prépare avec n'importe quel type de crevettes fraîches mais surtout avec la crevette à coquille tigrée.
Quelques cuisiniers se spécialisent dans la préparation de crevettes aigres. Auparavant, les gens cuisinaient ce plat à la maison mais aujourd'hui c'est beaucoup plus simple de les acheter au marché. La recette comprend plusieurs étapes. Il faut d'abord faire mariner des crevettes fraîches de la même taille ainsi que des morceaux de bambou, de l'ail et des épices à chili dans du vin. Ensuite, il importe de garder le mélange à la température de la pièce dans un contenant bien celé pendant trois jours. Finalement il faut mettre le contenant dans un endroit sec et frais entre cinq et sept jours.
Cusine dans le Sud Goi cuon (Spécialité de Trang Bang) Les meilleurs papiers et gâteaux de riz sont préparés à Trang Bang situé 40km de Ho Chi Minh ville. La farine de riz est rôtie pendant quatre ou cinq heures avant d'être transformée en gâteaux épais qui sont séchés et entreposés dans des sacs de nylon. Les crevettes, les viandes, les salades et la coriandre accompagnent le plat. Pendant le Têt, les gâteaux sont servis avec des viandes rôties, des œufs et de la moutarde aigre. Hu tieu (Soupe aux fruits de mer de My Tho)
La soupe de My Tho contient des fèves de soya, de la sauce soya, des épices à chili et du citron. En 1960, un magasin de My Tho a commencé à préparer ce met en se basant sur une recette secrète pour les pâtes de riz. Aujourd'hui, ce plat est reconnu à la grandeur du Vietnam. Les connaisseurs disent que la meilleure soupe est faite à partir du riz Co Cat qui pousse dans la région du village My Phong, une banlieue de My Tho. Canh Chua (Potage de poisson)
Le canh chua provient de Dong Thap Muoi dans la région du delta du Mekong. C'est un potage aigre dont les ingrédients principaux sont le poisson et la fleur so dua. Ce mets est préparé vers la fin de la saison des pluies, période de l'année à laquelle fleurit la so dua. Ce potage doit être servi très chaud et peu de temps après la cuisson pour que le goût soit à son meilleur.
Les chrysanthèmes Les chrysanthèmes sont originaires de la Chine, du Japon et de l'Europe. Un parfum délicat émane de ces petites fleurs qui ne perdent pas leurs pétales. Les chrysanthèmes font souvent partie des offrandes lors de cérémonies religieuses ainsi que de la décoration intérieure et extérieure des demeures. Cette fleur sert aussi à parfumer le thé.
Les chrysanthèmes vivent toute l'année mais c'est au mois d'août que leurs pétales jaunes ou blanches sont les plus belles. La variété gam arborent ses petites fleurs jaunes foncées jusqu'au mois d'octobre ou de novembre. Les chrysanthèmes jaunes, violets et rouges souffrent des températures froides et fleurissent normalement en décembre ou en janvier.
Fleur de Pêcher Les pêchers perdent leurs feuilles à l'hiver. Leur tronc et leurs branches sont plus lisses que le bois du pêcher; ce bois sert à la confection d'œuvres décoratives. La fleur d'abricot caractérise le sud du Vietnam. Les pêchers poussent surtout dans le Nord du pays. C'est la coutume de voir des fleurs de pêcher partout pendant les célébrations du Têt; cette fleur rouge amènerait la chance et le bonheur aux familles. Il y a quatre types de fleurs de pêcher: la fleur rose foncée du pêcher bich, la fleur rose pâle du pêcher phai, la fleur blanche du pêcher bach, et la fleur du pêcher that ton, un tout petit arbre qui produit des fleurs colorées. Les pétales de cette fleur sont séchées et réduisent en poudre pour rafraîchir la peau. Dans le Sud, les gens s'offrent des paniers de pêches nhat tan pendant le Têt.
L'orchidée L'orchidée est une fleur ravissante qui représente les saisons de l'année avec le lotus, le chrysanthème et la fleur d'abricot. Les orchidées poussent habituellement dans les plaines ainsi que dans les forêts non loin des montagnes. Il y a deux variétés d'orchidées : phong lan et dia lan. Les racines des orchidées phong lan s'agrippent facilement aux surfaces. Leurs pétales sont minces et conservent leur couleur longtemps. Les racines des orchidées dia lan poussent et s'agrippent à la paroi des rochers. Le Vietnam compte près de 2 500 variétés d'orchidées sur son territoire. Certaines espèces ont des noms aristocratiques tels que Phi Diep et Que Lan. D'autres ont des noms communs tels que mong rong, vay rong et duoi chon.
Le lotus Le lotus vit surtout dans d'eau. Sa fleur bleue ou blanche s'apparente au nénuphar et qui fleurit habituellement pendant l'été. Les jardins décoratifs sont souvent remplis de petits lotus. Cette fleur est présentée en offrande lors de cérémonies religieuses. Ses feuilles servent à envelopper le riz vert et les feuilles de thé et aident aussi à la préparation d'aliments et de lotions toniques.
Plantes ornementales Avec de telles plantes, on peut créer en miniature une nature magnifique. Chaque bassin – rocaille comprend: montagne, grotte, forêt, rivière et ruisseau, pont, hommes et animaux... Il est basé sur un sujet, le plus souvent faisant allusion à l’histoire. Les amateurs doivent, outre le choix de plantes convenables, savoir une belle rocaille, le plus souvent un rocher calcaire usé pendant de longues années et donnant la forme de pics et de grottes profondes...et même assembler plusieurs rochers pour créer des paysages de montagne et de forêt. Enfin, les rocailles ne peuvent pas être démunies d’algues qui leur offrent l’harmonie et une verdure agréable de velours. La passion pour les fleurs et les plantes ornementales est devenue depuis longtemps partie intégrante de l’âme et de la culture vietnamienne.
Bonsaïs Ce sont des figuiers de Benjamin, des pins, des sapins, des cyprès, des phyllostachys (une espèce de bambou) plantés dans des pots et stylisés par des artisans qui leur donnent des formes d’arbres séculaires tout en gardant une hauteur en conformité avec les dimensions des pots. Chaque forme exprime une idée et porte un nom différent. Les arbres droits, à souche verruqueuse et ayant la forme d’un arbre séculaire sont appelés bonsaïs droits. Ceux dont la souche pointe horizontalement comme poussant d’un versant raide sont des bonsaïs horizontaux. Enfin, les arbres d’une même souche dont l’un est plus haut et l’autre est plus petit représentent le père et les fils ou des frères...
Fleur Quynh (fleur de phyllocactus) Originaire de l’Amérique, le phyllocactus est une plante à tige aplatie ressemblant à une grande feuille avec une nervure médiane (pas de vraies feuilles). Les fleurs croissant au fond des sinus de cette tige, de couleur blanc ivoire. On le cultive souvent accompagné de "cay giao" (une plante à plusieurs branches mais sans feuilles), parce que grâce à la plante giao, le phyllocactus donne rapidement et abondamment des fleurs. Ses fleurs blanches s’épanouissent pendant la nuit de 21h à 22h, surtout au clair de lune, en savourant une tasse de thé et en contemplant la lune et les fleurs "quynh" s’ouvrant, ce qui est devenu depuis longtemps un plaisir distingué des lettrés et artistes. Les parfums dégageant des fleurs sont très suaves et légers. Les fleurs sèches sont employées comme un remède efficace pour le traitement du diabète. Les phyllocactus sont plantés dans des pots. Aujourd’hui, à Dalat, il y a des phyllocactus qui donnent des fleurs jaunes et rouges s’épanouissant en plein jour.
Marchés Les marchés vietnamiens L’un des aspects les plus intéressants des régions rurales du Vietnam sont les marchés de campagne où sont généralement vendus ou échangés les produits agricoles. Ces marchés ont lieu à jour fixe, chaque semaine ou chaque mois. Dans les provinces du delta du Mékong, les marchés flottants sont très populaires et les produits sont transportés sur des barques ou des jonques. Dans les régions montagneuses, les marchés sont aussi un lieu de divertissement où les minorités ethniques, vêtues de leurs vêtements les plus colorés se rassemblent pour chanter et danser au son de la flûte.
Les marchés de campagne La plupart des communes rurales du Vietnam possèdent leur place du marché. Le marché porte souvent le même nom que la commune. Ce type de marché est généralement appelé Cho Que, soit « marché de campagne ». Il existe deux types de marché de campagne: les foires et les marchés de nuit. Les foires n’ont lieu que de façon périodique. Par exemple, les jours se terminant par un 3 ou une 8, soit les, 3, 8, 13, 18, 23 et 28 du mois. Depuis quelques temps, les plus grosses foires se tiennent également le dimanche. Ces gros marchés attirent généralement beaucoup de monde. Outre les produits locaux, on y retrouve également des produits industriels et de précieux produits de base provenant d’autres localités. Quant aux marchés de nuit (Cho Hom), ils attirent généralement moins de monde. Les gens viennent généralement y acheter des produits de base comme les fruits, l’huile, le sel, les légumes, et autres denrées comestibles. Ces marchés qui débutent généralement l’après-midi, sont aussi appelés «marchés d’après-midi » (Cho Chieu).
Les marchés montagnards Les marchés des régions montagneuses, où vivent généralement de nombreux groupes de minorités ethniques, ne sont pas seulement des lieux de commerce des marchandises, mais également des endroits de rencontre. Les gens mettent parfois plusieurs jours pour se rendre à ces marchés pour venir acheter ou vendre des marchandises. Ces marchés ont des facettes multiples puisqu’on y joue de la flûte, on y chante et on y danse. C’est également un lieu de rendez-vous, où l’on se fait des amis… et des rencontres amoureuses, c’est pourquoi on parle de « marchés de l’amour » (Cho Tinh).
Les marchés flottants Les marchés flottants (Cho Noi) sont une forme de marchés particulièrement intéressante, que l’on retrouve surtout dans le delta du Mékong. Le marché voit la réunion de milliers de barques et bateaux. Les activités commerciales ont lieu toute la journée, mais le moment le plus fascinant est le matin, lorsque les barques arrivent encore débordantes de tous leurs produits agricoles: ramboutans, oranges, pamplemousses, mangoustans, durians ou encore des poissons d’eau douce, des serpents, des crabes des champs ou des crevettes.
Dans ce marché flottant, toutes les activités commerciales se déroulent sur l’eau. On y trouve même des cantines qui servent à manger. Les plus gros sont ceux de Nga Bay, Phong Dien ou Cai Rang (ville de Can Tho), Phung Hiep (province de Hau Giang), et Cai Be (province de Tien Giang). La plupart des produits agricoles et des fruits y sont vendus à des grossistes, qui les revendent ensuite à des usines de transformation, ou les envoient vers Hanoi et les provinces du Nord.
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